‹ Hypnotisme expérimentalChapitre 30 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L’étude à laquelle nous venons de nous livrer se compose de deux parties :

Dans la première partie de notre travail, nous nous sommes appliqué à grouper méthodiquement et à faire ressortir, en les empruntant aux diverses branches des sciences biologiques, le plus grand nombre de faits susceptibles d’apporter une preuve à la théorie de l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux.

Ces faits, dont la signification est en général absolument conforme à notre doctrine, étaient déjà connus. Ils résultent, soit de l’observation portant sur l’homme et les animaux, soit de l’expérimentation portant sur les animaux seulement.

Dans la seconde partie de notre travail, nous avons publié, au contraire, un certain nombre de faits entièrement nouveaux qui offrent, cette fois, l’intérêt considérable d’être le résultat de l’expérimentation directe sur l’homme.

Ces expériences sont dues à un mode d’instigation physiologique encore peu appliqué, celui de l’hypnotisme expérimental.

Elles ont permis de constater que l’on peut, chez l’homme, par certains procédés, et cela au gré de l’expérimentateur :

1° Supprimer l’activité psychique, motrice, sensitive d’un hémisphère cérébral [hypnose cérébrale unilatérale ) .

2° Donner à chaque hémisphère un degré d’activité différent [hypnose cérébrale bilatérale , de degré différent pour chaque côté.)

3° Les deux hémisphères ayant une activité égale, créer pour chacun d’eux et simultanément, des manifestations de siège, de nature et de caractère différents (hypnose cérébrale

' bilatérale , de même degré , mais àmanif estations différentes pour chaque côté). W

C’est-à-dire faire que le même individu puisse, dans l’hypnotisme, représenter par chacun de ses hémisphères un être distinct , doué d’une individualité propre.

Dans ces conditions, chaque hémisphère étant complet par lui-même (bien que son action soit en général, au point de vue sensitif et moteur, limitée à un seul côté du corps) et jouissant, dans la limite de ses attributions, d’une activité particulière, on peut dire que l’homme, au point de vue psychique, sensitif et moteur, est réellement double; en un mot , qu'il possède deux organes de l'idéation, deux cerveaux.

Il est impossible, selon nous, de démontrer expérimentalement, chez l’homme, d’une façon plus saisissante et plus précise, la dualité cérébrale et l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux.

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