‹ Hypnotisme, religionChapitre 12 sur 36 · L'HYSTÉRIE RELIGIEUSE 1 EST DE TOUTES LES RELIGIONS ET · texte numérisé non relu

L'HYSTÉRIE RELIGIEUSE 1 EST DE TOUTES LES RELIGIONS ET

de tous les temps. Partout le même fond de

croyances et de pratiques s'est imposé au cerveau

humain.

Fig. 8. — Hjstérique au moment où survient une vision , d'après une photographie de P.

Londe. (Sàlpêtrière.)

1 Les attaques hystériques ont été bien décrites par Charcot. Ce sont des contractures généralisées ou des secousses convul-

Parcourons les divers pays, et nous retrouverons chez les peuples les phénomènes hystériques, convulsions et extases, regardés comme des manifestations divines.

Commençons par l'Afrique (11).

Les nègres sont parmi tous les plus nerveux, les plus crédules.

Le docteur Griffon du Bellay assista à la scène suivante sur les bords de FOgooué : « Au milieu de la salle une femme jeune, le corps presque nu, bariolé de dessins de toutes sortes, le visage peint au contraire, avec une certaine régularité , de quatre couleurs, comme un écusson écartelé, dansait au son du tambour avec une véritable frénésie. De temps à autre un

Fig. 9. — Danse prophétique (au pays des Marutsés, Afrique)

sives d'une force et d'une rapidité extrêmes ou encore des contorsions qui exigent une souplesse et une force musculaire extraordinaires. Le sujet prend les attitudes les plus variées, souvent l'arc de cercle, le corps ne se soutenant plus que par les pieds et la tête. Chez certains sujets les contorsions sont d'une violence extrême. La malade cherche à se mordre, à se déchirer la figure ou la poitrine, s'arrache les cheveux, se frappe violemment, pousse d'affreux cris de douleur ou des hur-^ lements de bête féroce. Elle rappelle alors absolument la description des possédées du démon, Le sujet prend des attitudes passionnelles. Il est en proie à

jeune nègre se détachait du cercle, se campait devant elle, surveillait avec une sorte d'anxiété ses contorsions lascives, et s'efforçait de les imiter en suivant la cadence du tam-tam. Fatigué bientôt de ce rude exercice, il cédait la place à un autre, et l'infatigable mégère, surexcitée par une musique assourdissante, lassait encore ce nouveau partner. C'était une femme inspirée ; « elle voyait l'esprit. »

Pour le Malgache christianisé ces convulsions sont devenues diaboliques. Ménabé, colosse rouge aux regards de flamme, possède le sujet. Celui-ci crie et supplie : « lime saisit, -il m'emporte, empêchez-le, je suis perdu. » Et il s'accroche et il bondit pour résister à l'imaginaire démon. Pour l'éloigner, les sorciers chantent, battent des mains, frappent du tambour. Le prêtre l'asperge d'eau bénite (12).

Chez les Bakalais du Gabon, quand le roi est malade, les femmes s'assemblent au clair de lune pour consulter Ilogo, l'esprit qui habite cet astre. Les plus excitables s'efforcent l'une après l'autre de tomber en extase, pendant que leurs compagnes chantent en chœur :

« Ilogo, nous t'invoquons. Dis-nous qui a ensor-

des hallucinations, et il les exprime avec une mimique d'une expression extraordinaire. Ces hallucinations sont extrêmement varices : supplication, prière, colère, menace, lutte contre un personnage imaginaire, terreur. Ou encore elle témoigne l'amour, appelle le bien-aimé, l'invite, l'embrasse, l'enlace, le possède. Ces mimiques s'accompagnent souvent de paroles entrecoupées, explicatives.

Tous ces symptômes ont été pris chez les sauvages, dans l'antiquité et au moyen âge, pour des marques de possession divine ou démoniaque.

celé le roi ? » Jusqu'à ce qu'une enfin tombe en catalepsie, voie le Dieu et rassure la population (11). Passons à l'Océanie.

En Nouvelle-Calédonie, les sorciers sont nombreux. Les plus réputés ont des extases, puis rendent compte de leurs visions : « Mon âme était partie, j'ai vu ton père, ton frère (morts depuis nombre d'années), j'ai vu es esprits. » Christianisées, les femmes ont des accès et délirent pendant les sermons des missionnaires.

Dans les pays septentrionaux, le froid intense donne une impressionnabilité excessive. Il n'est pas de plus hystériques que les Yukutes, les Koriaks, les Yukagres, les Samoyèdes, les Lapons, les Esquimaux, les Islandais. Au moindre cri, au moindre attouchement, l'Esquimau tombe en pâmoison.

Chez clés peuples plus civilisés, persiste la même foi dans les pratiques hystériques.

En Annam, les sorciers hypnotisent. Le Dr Michaut a décrit cette scène curieuse :

« Le sorcier se fixe derrière les pavillons des oreilles deux baguettes de bois odorant. Elles sont allumées et brûlent lentement en formant deux points

Fig. 10. — Cérémonie des derviches hurleurs de Scutari.

brillants. Il fait asseoir le sujet en face de lui, lui tient un long discours accompagné de gestes et en même temps agite la tète très vite et en tous sens. Le patient fixe ses regards sur les points lumineux et, s'il est hypnotisable, ne tarde pas à s'endormir (13). »

Plus près de nous, les Musulmans ont leurs derviches, tourneurs et hurleurs, si bien décrits par Théophile Gautier. Les tourneurs tournent infatigablement sur eux-mêmes, et accélèrent le mouvement à mesure qu'ils avancent dans la prière (14). a Quelquefois leur tête se renverse, montrant des yeux blancs, des traits illuminés, des lèvres entr'ouvertes par un sourire indicible et que trempe une légère écume. »

« Les hurleurs forment une chaîne en se mettant les bras sur les épaules, se lancent ensemble en avant, puis reculent d'un pas, en tirant de leur poitrine un hurlement rauque et prolongé ; les yeux brillent, une écume épileptique mousse aux commissures des lèvres, les visages se décomposent et luisent lividement sous la sueur. » Pour obtenir ce résultat, ils suspendent aux murs des boucliers et des armes étincelantes qui hypnotisent.

Les derviches marchent sur les enfants pour les mettre sous la protection d'Allah (fîg. 10).

Ces pratiques sont suivies par les races vaincues des pays musulmans. Les Yezidis ont les fêtes de leur saint Sheikh-Adi. Hommes et femmes poussent des cris, les tambourineurs lancent leurs instruments en l'air et tordent leurs membres, jusqu'à ce qu'épuisés, ils tombent par terre (15).

Derviches et Yezidis rappellent les fêtes religieuses de l'antiquité grecque où l'hystérie avait libre ca:rière.

Les Curetés et les Corybantes, prêtres de Cybèle et de Rhéa, dansaient et chantaient sans trêve dans les fêtes de ces déesses, en promenant leurs images de ville en ville (16).

A Rome, les prêtres saliens devaient leur nom aux sauts qu'ils exécutaient, quand, au mois de mars, ils portaient processionnellement dans les rues les boucliers sacrés.

Pendant les fêtes grecques des Ménades et des Dionysiaques, s'observait un vrai délire hystérique.

Au retour du printemps, on célébrait Dionysios, le dieu des ivresses furieuses, mais aussi de l'inspiration et des prophéties. On se livrait à des danses extravagantes. Beaucoup s'agitaient comme des insensés au point d'en perdre la raison et de tomber par terre privés de connaissance. Des gens, couronnés de fleurs, dansaient et chantaient à perdre haleine, déchirant, de leurs ongles et de leurs dents, les entrailles toutes crues des victimes, serrant des serpents clans leurs mains, les entrelaçant dans leurs cheveux, se roulant par terre avec les plus étranges contorsions.

Fig. II. — Monade dansant sur la pointe des pieds, d'après un dessin antique.

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Les Bacchanales célébrées à Rome rappellent de très près les Dionysiaques d'Athènes d'où elles paraissent avoir été importées. Ménades et bacchantes, cheveux au vent, vêtements en désordre, frappant les cymbales et les tympanons, menaient les farandoles avec des gesticulations frénétiques, des postures bizarres et des attitudes convulsées, niant les lois de l'équilibre.

Fiçç. 12. — Vase peint de la colleclion Jatta in Ruvo, Ménadc soutenue par un personnage aile\

Au milieu de ces fêtes, certains prophétisaient et passaient pour possédés des Dieux. Aussi Platon avait-il noté que les prophètes éprouvaient des troubles mentaux particuliers, maladifs.

Henry Meige a étudié les représentations artistiques de l'hystérie religieuse en Grèce. Il n'a pu en noter que peu d'exemples, car les Grecs ne devaient pas être séduits par les attitudes forcées et les figures grimaçantes des hystériques (16).

Un bas-relief en marbre blanc de la galerie des

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offices à Florence, représente une scène de délire prophétique pendant une orgie dionysiaque. Une femme assise lève ses bras en l'air et semble absor-

Fig. 13. — Danseuse de Saint-Guy (d'après une gravure de Hondîus).

bée par une vision intérieure. Une autre tombe dans les bras d'un serviteur. Le corps et la tête sont violemment renversés en arrière ; enfin une troisième, la figure inspirée, danse sur la pointe des pieds (fi g. 41). Sur un vase peint, une bacchante tombe sur les genoux, la tête et le haut du corps renversés violemment en arrière (fîg. 12).

Enfin dans un très grand nombre de scènes bachiques, les Ménades sont représentées se livrant à des danses désordonnées et violentes dont le caractère convulsif et les attitudes rappellent bien les attaques hystériques.

Le christianisme n'abolit pas ces danses extravagantes et elles persistaient au temps de saint Augustin qui les blâma. La Noël, la fête des Rois et de la Saint-Jean se substituèrent aux Bacchanales. On dansait à perdre haleine autour de grands feux, en poussant des cris sauvages. Souvent un des danseurs tombait en convulsions ou prophétisait.

Au xive siècle, survinrent les épidémies de danses de Saint- Guy (18). On vit, en Allemagne et en Hollande, hommes et femmes danser et chanter dans les rues, souvent presque nus et couronnés de fleurs. Ils tombaient en convulsions qu'on arrêtait en serrant leur ceinture. A peine revenus à eux, ils recommençaient de plus belle (fig. 13).

La contagion jouait un grand rôle et les gens en apparence les plus sains, se livraient à cet exercice par esprit d'imitation. Tous se rendaient à une église sous le vocable d'un saint vénéré, qui rendait le repos à ces agités1.

1 MM. Charcot et Richer ont montré l'analogie des symptômes de la danse de Saint-Guy avec la chorée rythmique des hystériques. Les récits qui nous sont conservés de ces danses parlent d'apparitions : les danseurs voyaient dans leur extase, le ciel ouvert, la Vierge, Jésus... Les convulsions à forme épileptique inauguraient parfois l'accès. En d'autres cas les prodromes consistaient en une angoisse insurmontable, avec tristesse, douleurs vagues. Enlîn la compression de l'abdomen ou

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Les gravures de cette époque montrent bien qu'il s'agissait de contorsions hystériques.

Au xve siècle en Italie, dans la Pouille, le tarentisme sévit. Les danseurs se prétendent piqués de la tarentule. Ils chantent, crient, pleurent et dansent aux sons de la musique jusqu'à complet épuisement.

Mais la flûte ou la guitare les tirait de leur torpeur : ils se mouvaient d'abord lentement et en mesure, puis étaient entraînés à une danse passionnée. Aussitôt que cessait la musique, ils retombaient épuisés 1.

Vers 1760, dans le pays de Galles, les Jumpers ou sauteurs, de la secte des méthodistes, sautaient et hurlaient pendant leurs prières, qu'ils répétaient

plus simplement des coups de pied clans le bas-ventre arrêtaient l'accès, comme la compression des ovaires suspend aujourd'hui les attaques hystériques.

Au milieu de leurs danses, ils se livraient souvent à des violences, déchirant leurs vêtements, se précipitant sur les assistants. La musique augmentait l'intensité des mouvements, et ' faisait plus vite passer l'accès. Comme les taureaux furieux, ils avaient horreur du rouge.

1 L'araignée venimeuse ou tarentule ne jouait un rôle que dans l'imagination des malades. Les symptômes hystériques surajoutés à la danse en dénonçaient l'origine. Les danseurs avaient une prédilection marquée pour les armes brillantes dont ils s'emparaient et qu'ils brandissaient pendant leur accès. Ils étaient attirés par la surface immense et azurée de la mer et demeuraient abîmés en la contemplant. Le rouge était odieux à certains et les mettait en fureur. D'autres avaient une prédilection pour le vert, et même pour le rouge, baisaient l'étoffe de cette couleur et la comblait de caresses. Parfois ils se roulaient dans des monceaux de terre, s'y faisaient enterrer jusqu'au cou, ou encore se faisaient balancer ou battre, pour se procurer quelque soulagement. Des malades perdaient la voix, devenaient aveugles pendant quelque temps, d'autres sourds.

jusqu'à cinquante fois. Certains perdaient connaissance.

En France, en 1731, le tombeau du diacre Paris fat réputé pour ses guérisons miraculeuses. Mais il provoqua une épidémie de convulsionnaires, le nombre en devint si considérable que l'autorité se vit obligée de fermer le cimetière.

De nos jours, les convulsions hystériques se manifestent encore à l'occasion de pèlerinages et fêtes religieuses et se propagent par contagion.

En 1 841-1842, parut en Suède ! une maladie contagieuse caractérisée par des attaques de convulsions et d'extases; les sujets croyaient voir des choses surnaturelles, le ciel, l'enfer, les anges, et prophétisaient la fin du monde, le jour du jugement dernier, leur propre mort (17).

Plus près de nous, tous les ans, le mardi de la Pentecôte, en l'honneur de saint Willebrod, se réunissent à Epternach près de Luxembourg, environ quinze mille sauteurs, venus surtout d'Allemagne.

i Le Dr C.-A. Sonden (Gaz. méd., Paris, 1843, p. 555) a minutieusement décrit cette épidémie. 11 insiste sur les symptômes physiques, attaques spasmodiques, contractions involontaires, contorsions qui accompagnent l'extase et les prophéties.

L'attaque était parfois précédée de préludes consistant en une sensation d'inquiétude, une oppression ou douleur légère clans la tète et les membres, une respiration difficile, une douleur dans la poitrine, une disposition aux lipothymies, le visage rougissant et pâlissant alternativement. Souvent ils tombaient en léthargie. Les individus jeunes et les femmes étaient surtout atteints. Les causes paraissaient être l'ignorance du peuple, l'influence des sectes religieuses, l'abus des alcools, l'alimentation insuffisante qui résultait de quelques années de mauvaise récolte.

Les pèlerins, se tenant par des mouchoirs, sautent trois pas en avant et deux pas en arrière, au son de la musique. Un grand nombre tombent épuisés. Arrivée à l'église, la foule fait en sautant le tour de Tau tel, et chacun dépose son offrande.

Les extatiques religieux se trouvent également dans nos pays et jouent un grand rôle dans les apparitions de la sainte Vierge, des saints et la fondation des pèlerinages. Nous les retrouverons par la suite. Citons entre mille, l'extatique du Tyrol, Marie de Moerl, qui, en 1833, était devenue le but d'un pèlerinage et en trois mois, attira environ quarante mille personnes clans son petit village de Kaldern. Elle restait indéfiniment en extase dans l'attitude de la prière, elle avait des stigmates, sueur de sang qui s'échappait aux points où le Christ fut crucifié. Tous les vendredis elle représentait la Passion, passant par les affres de l'agonie jusqu'à la mort.

Marie de Moerl, dont l'observation circonstanciée a été prise, offrait tous les symptômes de l'hystérie. Dans sa jeunesse elle avait eu des convulsions hystériques, elle avalait les objets qui lui tombaient sous la main, clous, aiguilles, morceaux de verre. Les sueurs de sang ont été notées dans l'hystérie. Quand elle imite la scène de la Passion, dit le professeur Goerres, la mort même ressort de tous ses traits. « Elle est là à genoux sur son lit, les bras croisés contre la poitrine. Vous la voyez pâlir successivement, le frisson de la mort parcourt son corps, la vie qui se retire, s'obscurcit à chaque instant davantage. Les soupirs s'échappent avec peine, de ses yeux

fixes et immobiles coulent de grosses larmes. Des contractions nerveuses entr'ouvrent insensiblement sa bouche ; puis elles creusent son visage et enfin deviennent si violentes que de temps à autre elles ébranlent le corps entier. La respiration, déjà si difficile, se change en gémissements pénibles et plaintifs ; la langue épaissie semble être collée au palais desséché. Les ongles prennent une teinte bleue. . Bientôt le râle se fait entendre dans le gosier. L'haleine plus pressée se détache avec des efforts infinis de la poitrine, qui semble liée par des cercles de fer. Les traits se déforment au point de devenir méconnaissables. La bouche est désormais ouverte, le nez s'amincit et s'effile, les yeux constamment immobiles sont prêts de briser leurs orbites. Il passe encore, à de longs intervalles, à travers les organes raidis, quelques soupirs, et Ton dirait que le dernier de tous va s'échapper. »

Si Marie de Moerl mourait en réalité dans de pareilles circonstances, elle ne mourrait pas autrement. Et cette scène se renouvelle chaque semaine.

En 4868, une autre hystérique, Louise Lateau, attira l'attention des médecins ; elle aussi offrait des stigmates et était extatique.

Elle se soumettait à une abstinence prolongée. Dans l'extase, ses traits s'épanouissent, ses yeux s'humectent, un sourire de béatitude entr'ouvre sa bouche, tantôt les paupières tombent et voilent à demi le regard, le visage se contracte, des larmes coulent lentement sur ses joues ; tantôt encore elle pâlit, la physionomie reflète une expression de ter-

reiir profonde. Quelquefois le tronc exécute un mouvement de rotation lent, et les yeux se meuvent comme pour suivre un cortège invisible. D'autres fois elle se soulève, s'avance ; elle repose sur la pointe des pieds, on la dirait prête à s'échapper ; les mains s'élèvent, se joignent, les lèvres s'agitent, elle est comme haletante, le regard s'anime ; cette figure commune avant l'extase, se transfigure et s'illumine d'une beauté vraiment idéale.

Ajoutez à ce spectacle l'appareil des stigmates : le front couronné de son diadème sanglant d'où le sang descend en filets le long des tempes et des joues, des mains petites et blanches, marquées à leur centre d'une plaie mystérieuse, d'où partent comme des rayons des traînées cle sang.

Comme Marie de Moerl, Louise Lateau représente la passion et agonise (94).

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