‹ Hypnotisme, suggestion, psychothérapie (volume 2)Chapitre 110 sur 160 · DOULEURS NEURASTHÉNIQUES · texte numérisé non relu

DOULEURS NEURASTHÉNIQUES

La malade est envoyée au service des convalescents, où je la perds de vue. Là, abandonnée à elle-même, elle se concentre de nouveau dans ses sensations ; elle recommence à se plaindre de sa jambe ; son attention s'y porte, elle n'a plus de crampes, mais (les douleurs. Au mois de juillet, je la rencontre avec sa crosse et son bâton, ne semblant pas se rappeler qu'elle a pu marcher sans douleur et sans crosse.

Pour obtenir une guérison permanente, il faudrait une suggestion et un entraînement suggestif prolongé pendant un temps trop long, et peut être indéfini ; car la malade a des tendances hypocondriaques, et, si on la laisse aller à ses propres sensations, elle retombe toujours dans ses impressions auto-suggestives.

Observation LXL — Nervo-arlhritisme. — Douleurs dans le membre inférieur droit, dans l'abdomen, dans la tête; vertiges. Amélioration graduelle par suggestion hypnotique .

H..., trente-neuf ans, journalier, entre le 10 novembre 1887 à l'hôpital, pour des symptômes de nervo-arthritisme. Mère de quatre enfants, dont le dernier a quatorze mois et qu'elle a nourri jusqu'à ce jour. — Elle a eu après ses couches des pertes abondantes pendant trois mois; depuis, n'a plus perdu. Il y a trois ans elle a en des douleurs dans les reins et le membre mférieur droit; un mois après, ce membre s'œdématia ; les douleurs étaient intenses et continues avec exacerbations ; elle dut quitter son travail au bout d'un mois, quand l'endure se montra; elle garde le lit pendant six mois avec fièvre et délire persistant pendant ce temps, dit-elle. — Puis elle put se lever, mais marcha [avec un bâton. Depuis un an, la malade n'avait plus qu'une douleur dans le genou marchait et sans appui. — Depuis le mois de juillet, les douleurs l'ont reprise dans les reins et tout le membre inférieur: de plus, douleur de tête avec vertiges quand elle baieseles yeux; elle avait déjà eu cette douleur de tête il y a trois ans.

Etat actuel (11 novembre). — Constitution bonne. Tempérament mixte. Apyrexie. Pouls normal. Fonctions digestive, cardiaque et respiratoire normales. Dort bien la nuit.

On ne constate pas de gonflement notable des jambes; les mouvements sont libres; la malade accuse seulement de la sensibilité dans tout le quart inférieur de la cuisse et dans toute la jambe.

390 HYPNOTISME, SUGGESTION, PSYCllOTlIÉRAPIE

L'abdomen esl sensible à la pression. Quand la malade marche «lie accuse des points disséminés dans le ventre et de la sensibilité douloureuse dans la région lombaire. Toute la tête jusqu'au niveau ■de la région frontale est sensible à la pression. — Au toucher, le -col utérin est élevé, normal; l'utérus est en place. Pas d'anes- Ihésie.

12.— Suggestion hier, sommeil profond. Ce matin, les douleurs ■se font un peu moins sentir, mais la tête est toujours sensible à la pression; les vertiges ont diminué : les douleurs lombaires per- •sistent, le ventre est encore sensible à la pression; la région du genou est aussi sensible.

17. — On a continué la suggestion. La tête n'est plus douloureuse; les reins sont moins sensibles. Au membre inférieur, la sensibilité ■à la pression existe au genou et dans les chevilles.

22. — La suggestion a été continuée. La malade va bien: n'accuse plus que de la sensibilité, moins intense qu'avant dans la jambe. — A sevré son enfant.

26. — Les douleurs ont presque disparu complètement; la malade boite encore quand elle marche; on perçoit quelques craque- ■quements légers dansle genou. Continuation delà suggestion.

décembre — La douleur de tête est revenue depuis trois ou ■quatre jours ; elle revient le soir, malgré la suggestion du matin. Hier, on a suggéré à la malade de s'endormir à 9 heures du soir pour toute la nuit sans douleurs. Elle s'est endormie en effet h 9 heures du soir, mais n'a dormi que trois heures ; le reste -de la nuit, elle a sommeillé légèrement, mais n'a presque plus ■eu de douleurs. — Suggestion.

2.— IN'a presque plus eu de douleurs; dort cependant peu. 6. — La malade dort bien, par suggestion, la nuit. N'accuse plus ■que de très légères douleurs dans la tête, et quand elle se lève, a encore un peu de sensibilité à la jambe et un léger tremblement. — Demande sa sortie.

"Observation LXII. — Douleur clans le membre inférieur droit et impotence fonctionnelle depuis deux mois. — Amélioration rapide par suggestion.

Félicie R..., âgée de vingt-deux ans, piqueuse de chaussures, ■entre Èi l'hôpital le 14 février 1890, pour des douleurs nerveuses •dans le membre inférieur droit. Elle demeure chez ses parents à la campagne. Il y a deux mois, l'affection a commencé par une • douleur dans le genou au niveau de la rotule. Cette douleur au

NERVO-ARTIIRITISME

début n'était pas forte, ne s'accompagnait pas de gonflement, ne l'empêchait pas de marcher. Huit jours après, douleur intense audessous de l'aine droite qui l'empêche de marcher. N'a jamais eu de maladie antérieure.

Etat actuel. — Tempérament un peu lymphatique. Constitution assez bonne. Règles normales. Toutes les fonctions se font bien. On ne constate que des douleurs dans le membre inférieur droit: la malade les accuse surtout au niveau du genou et de la rotule. Mais par la pression on les détermine ad libitum sur tous les points du membre. Les mouvements des diverses articulations, ceux du genou et de la hanche se font bien. La malade marche difficilement, en boitant et inclinant le corps du côté droit et tirant la jambe de ce côté.

Je la mets facilement en sommeil profond avec amnésie au réveil. J'enlève les douleurs par suggestion. Au réveil, elle marclie beaucoup mieux.

15.— Marche bien sans accuser de douleurs; encore un peu de raideur dans le membre. Suggestion tous les jours.

Les jours suivants, elle continue à bien aller; n'accuse plus que des sensations passagères que la suggestion réprime.

Le 19, elle a encore de la douleur dans l'après-midi de 3 heures jusqu'à la nuit. - Le 20, elle se sent bien, marche bien et demande sa sortie.

OBSERVATIONS DE NERVO-AR THRITISME

Observation LXlU.-Symptômes de coxalgie gauche pendant le cours dune fièvre typhoïde. Hyperesthésie douloureuse de la cuisse pendant SIX moxs. Impotence fonctionnelle du membre. Guérison par suggestion hypnotique en sept jours avec persistance d'un certain degré d'ankylose.

G. N..., âgée de dix-sept ans, rempailleuse de chaises, entre dans mon service le 7 mars 1890; elle m'est adressée par mon collègue Gross qui l'avait eue pendant trois mois dans son service^ Elle était entrée à l'hôpital le 6 septembre au service de M. Spillmann pour une fièvre typhoïde. En même temps que sa hevre e le ressentait des douleurs dans la cuisse gauche allant de a hanche au genou. La fièvre guérie, elle ne put marcher qu'en

s'appuyant sur une canne. On songea à une coxalgie et elle entra chez M. Gross qui lui mit un appareil à traction continue, des pointes de feu, la chloroforma.

Bien réglée d'habitude, pendant six à huit jours, elle est sujette aux maux de tête et aux crampes d'estomac; les premiers reviennent environ trois fois par semaine, les autres une fois. — Père bien portant, mère et frèj'e atteints de bronchite ; un frère pai-alysé des deux jambes.

Etat actuel. — Constitution délicate; tempérament lymphaticonerveux. Accuse une douleur dans toute la cuisse jusqu'à la crête iliaque ; cette douleur vive et aiguë à la pression n'est pas spécialement localisée ; partout où l'on touche on détermine un point douloureux. Couchée au lit, elle lève bien la jambe, fléchit et étend les orteils, le cou de pied, le genou; mais ces mouvements s'accompagnent d'une sensation douloureuse à la fesse et à l'aine. Elle plie la cuisse sur le bassin, mais ne peut dépasser l'angle droit; plus loin le bassin suit; la cuisse s'étend et se met facilement en adduction; mais l'abduction est très limitée et ce mouvement entraîne le bassin. La malade se tient debout, le corps fortement incliné en avant, et marche très difficilement, en inclinant fortement le corps sur le côté gauche, se tenant aux chaises et boitant considérablement de la jambe gauche.

Elle est d'ailleurs suggestible; par la pression on crée facilement une douleur très vive au-dessous de l'appendice xiphoïde et une douleur correspondante à la région rachidienne ; on crée aussi une ovarialgie. La malade dit avoir eu souvent pendant son enfance des douleurs dans les bras et les jambes durant cinq minutes environ. Elle n'a pas de troubles de sensibilité et les fonctions organiques s'accomplissent normalement.

Je la mets facilement en sommeil profond. Pendant le sommeil, je la fais marcher, ce qu'elle fait bien mieux, et je lui suggère que les douleurs se calment. Au réveil, elle se trouve bien.

8 mars.— La malade dit avoir eu encore mal dans la journée; les douleurs étaient moins fortes et elle a pu dormir mieux que de coutume.— Continuation de la suggestion tous les jours.

9.-A eu des élancements douloureux, comme d'habitude, dans la hanche et la cuisse; et de la céphalalgie; elle attend son époque mensuelle demain.

11 —L'époque est venue hier. Elle a encore eu mal a la jambe, mais trouve qu'il y a beaucoup de mieux; elle a parfaitement dormi la nuit.

La douleur diminue graduellement. A partir du 13 mars, elle

IIYPERESTIIÉSIE GREFFÉE SUll COXALGIE

n'a plus eu de douleur; elle marche bien, sans incliner le corps, sans réveiller la douleur, et ne conserve qu'une légère claudication.

La malade est reste au service jusqu'à ce jour (20 mai) ; elle a eu une amygdalite passagère; elle n'a plus eu que quelques élancements passagers dans la cuisse et la jambe. Elle a toujours pu marcher très bien: elle va et vient, ti-availle à l'hôpital, sort eu ville; elle n'a plus de maux de tête, ni de crampes d'estomac, ni d'ovarialgie.

Il ne lui reste qu'une petite claudication; la cuisse ne peut être complètement pliée sur le bassin, ni mise en abduction. Ce symptôme n'a pu être dissipé par la suggestion; il est dû h un certain degré d'ankylose osseuse ou fibreuse de l'articulation coxofémorale. Le 13 mai, je l'ai chloroformée en résolution complète et j'ai constaté que, malgré la résolution musculaire, celte ankylose persistait; on n'arrive pas à produire l'abduction ni la flexion complète de la cuisse.

La suggestion a donc produit tout ce qu'elle pouvait produire. Une coxalgie s'est produite pendant une fièvre typhoïde. Sur cette coxalgie qui a guéri en laissant une certaine ankylose articulaire s'est grefïée une hyperestliésie douloureuse de la cuisse rendant la marche impossible. Les maux de tête fréquents, les crampes d'estomac, la facilité avec laquelle on crée chez la malade un point douloureux épigastrique et une pseudo-ovarialgie accusent d'ailleurs l'impressionnabilité nerveuse en même temps que la suggestibilité. En quelques jours, la suggestion supprime les douleurs et restaure la fonction du membre; elle ne peut rien contre une ankylose constituée qui détermine un certain degré de claudication persistante.

Observation LXIV. — Douleurs arthritiques datant de trois jours; scapulalgie avec impotence fonctionnelle du bras gauche. — Amélioration immédiate par suggestion. Guérison complète en sept jours.

Raymond L... âgé de trente-cinq ans, employé de commerce, entre à l'hôpital le 26 février 1890 pour des douleurs rhumatismales. Déjà il y a deux ans et demi, le malade a été au service pen-

HYPNOTISME, SUGGESTION, rSYCIIOTIIÉRAPIE

dant trois mois pour un rhumatisme articulaire aigu; il a eu toujours depuis quelques douleurs dans les genoux qui ne l'ont pas empêché de travailler.

II y a trois jours, étant couché, il a senti une douleur dans la nuque. Depuis cette douleur reviendrait tous les soirs à 9 heures, aussitôt qu'il se met au lit, comme une sensation de torticolis qu'il attribue à la fraîcheur du lit. Le 24 au matin, il ne put remuer le bras gauche, à cause d'une douleur dans l'épaule, douleur partant de l'articulation acromio-claviculaire et se propageant jusqu'au poignet, sans fourmillements ni engourdissements. Il resta couché ce jour; dans la journée il ressentit en outre des élancements dans l'articulation raétatarso-phalangienne du gros orteil gauche; sensation de coup de couteau. De plus, sensation de piqûre dans le cou de pied, revenant deux à trois fois par jour, durant une heure chaque fois.

Depuis deux jours, il accuse en outre des points douloureux h l'épaule et au coude droits et des fourmillements dans la main droite.

Le malade est resté couché, mais peut marcher. A eu l'influenza il y a deux mois, caractérisé seulement par une faiblesse générale.

Etat actuel. — Constitution bonne ; le malade est assez gros, Joufflu; tempérament lymphatico-nerveux. Température normale, pouls régulier égal. Expectoration séro-spumeuse avec quelques crachats visqueux. — L'avant-bras gauche est libre; mais le malade ne peut lever le bras ; il dit avoir la sensation d'une courroie qui retiendrait le membre, et accuse une douleur assez vive vers l'empreinte deltoïdienne. A la pression point douloureux fixe en dedans de la tète humérale et douleur diffuse mal délimitée autour de l'articulation. Si on cherche à éloigner le bras du corps, le malade accuse une douleur vive qui s'irradie dans tout le membre. Les autres membi-es et articulations sont indemnes actuellement. Il accuse une sensation de froid aux pieds et aux {genoux.

A l'examen de la poitrine, quelques ronchus et sibilances disséminés, quelques râles sous-crépitants fins dans les bases. Le cœur est normal. Urines très chargées, densité 1,030 (nervo-arthritisme, diathèse urique).

27 février. — Suggestion : sommeil au second degré. Je le laisse dormir 1 heure.

38. — Ce matin, le malade peut soulever son bras et mettre la main sur la téte ; il accuse encore une douleur dans le bras. — Suggestion.

l^^'" mars. — Il a ressenti encore un peu d'engourdissement

DOULEURS NERVO-ARTIIRITIQUES

dans le bras et un point douloureux vers la tète humérale, mais il lève le bras plus facilement. Suggestion tous les jours. Le sommeil devient plus profond avec amnésie au réveil.

3. — La douleur dans l'épaule a complètement disparu immédiatement aprèsla suggestion d'hier et n'a pas reparu. La pression ne développe plus de point douloureux à la tête humérale, mais un peu de sensibilité au niveau du triceps. Le malade lève le bras comme l'autre ; il accuse encore une sensation de froid dans les genoux. — Suggestion.

4. — Légère sensibilité encore vers l'épaule ; la sensation du froid dans les genoux a disparu. — Suggestion.

5. — Le malade est guéri; n'a plus aucune douleur. La sensation de froid dans les genoux n'a pas reparu; il ne reste qu'une certaine gêne qu'il ne peut bien définir. Sort guéri.

Le 14 avril il vient à ma consultation. S'est bien porté jusqu'il y a quatre jours. Depuis, il accuse des sensations douloureuses dans les épaules et les bras qui ne l'empêchent pas de remuer les membres et de travailler ; de plus, un certain malaise général. Après une nouvelle suggestion, il ne ressent plus de douleur. Je lui prescris un régime sévère avec des alcalins pour combattre la diathèse urique.

Le malade est revenu depuis ù la consultation à plusieurs reprises pour des douleurs diverses locales ou diffuses. Une ou deux séances de suggestion suffisent invariablement à l'en débarrasser.

En résumé, un nervo-arthritique, qui a déjà eu un rhumatisme articulaire, présente une douleur dans l'épaule gauche se propageant au poignet, l'empêchant de se servir de son bras. Cette douleur, accompagnée de quelques autres manifestations de sensibilité, telle que sensation de iroid dans les genoux, disparaît rapidement par suggestion hypnotique.

Obskrvation LXV. — Rhumatisme articulaire. — Nervo-arthritisme. — Myélite diffuse. ~ Contracture et analgésie. — Guérison après trois ans par suggestion à l'état de veille.

Adèle Marchai, domestique âgée de vingt-neuf ans, entre à la cliluquele 27 octobre 1887, affectée de rhumatisme articulaire. Lamaladie a commencé en janvier par un point de côté avec frisson pendant deux heures, suivi de chaleur et de sueurs. En même

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temps toux, crachais striés de sang, deux ou trois épislaxis abondants; la toux cU'expecloration persistèrent huit jours.

Une semaine plus tard, la malade ressentit subitement des douleurs articulaires, avec rougeur et gonflement dans le genou, le pied et les orteils droits, avec fièvre intense ; ces douleurs articulaires persistèrent pendant trois semaines, puis disparurent. Trois semaines environ plus tard nouvelles douleurs très vives de l'épaule et du coude droits, suivies de douleurs successives dans les épaules, les coudes, les poignets, les articulations mètacarpo-phalangiennes, le tout pendant environ un mois.

Trois mois après ces douleurs articulaires, la malade ressentit des fourmillements dans les jambes et pouvait difficilement les soulever, elle pouvait encore marcher en s'appuyant sur une chaise, mais en traînant ses jambes, particulièrement la gauche. A ce moment, elle remuait très bien ses deux bras. Au bout de deux mois, la marche devint complètement impossible; la malade fut obligée de s'aliter. En même temps, inappétence complète avec nausées et vomissements ; la malade restait plusieurs jours sans aller à la selle. Vers cette époque, elle resta cinq jours sans pouvoir uriner; on dut la sonder.

Depuis deux mois, toux; expectoration peu abondante; il y a trois semaines, elle a eu un point de côté à l'aisselle gauche qui dura deux heures et elle aurait eu quelques crachats hémoptoïques. Depuis un mois, sueurs nocturnes assez abondantes et frissonnements le soir. Amaigrissement notable depuis trois mois.

A son entrée, on constate : constitution primitivement bonne, mais détériorée, tempérament lymphatique, face pâle. Température 32, 3 le matin ; pouls 136. La pointe du cœur bat sur la ligne mamillaire au cinquième espace, battements forts et fréquentsrespiration nette et sonorité normale en avant. Sonorité faible dans les deux fosses sus-épineuses : respiration rude dans la région interscapulaire, surtout à gauche. Pas de râles. Douleurs vives à la pression des espaces intercostaux gauches.

On constate une certaine raideur dans le coude et l'épaule du côté droit. La malade ne peut fermer la main qu'à demi de ce côté; elle accuse de la douleur à la face dorsale de la main. Les mouvements de pronation et de supination se font très lentement et péniblement; les articulations ne sont pas gonflées ; elle n'arrive pas à élever le bras jusqu'à l'horizontale et accuse des douleurs très vives, lorsqu'on cherche à dépasser cette limite. La malade soulève lentement et péniblement les pieds; elle ne peut remuer les orteils; tendance à la raideur dans les deux jambes, plus marquée a gau-

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