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ne plus m'occuper de lui; je dis que cela se passera tout seul ; je le traite avec une indifférence affectée, lui témoi- | gnant ainsi que je n'attache aucune importance à ses troubles. C’est encore, après tout, une manière de faire de la suggestion qui réussit parfois; car l’esprit humain est chose éminemment complexe: il se connaît si peu luimême et qui pourrait se flatter d’en déchifirer tous les détours !
Ceci nous amène à la neurasthénie. On peut dire que l’'hystérie est d'autant plus docile à la suggestion, d'autant plus facile à guérir qu’elle est plus franche, plus classique. M
Il en est autrement des symptômes neurasthéniques greffés sur l’hystérie ou des neurasthénies sans hystérie. Ici, il importe d'établir des distinctions. La neurasthénie est acquise ou héréditaire, locale ou diffuse. Acquise et locale, c’est par exemple une douleur, une oppression, une céphalée, un trouble fonctionnel quelconque greffé sur une lésion organique guérie ou légère, ou sur une cause fortuite dont le retentissement nerveux psychique seul persiste. Un choc sur l’épigastre peut, sans lésion, laisser à sa suite une douleur, une constriction, de la dyspepsie. Une angine et laryngite granuleuse légères engendrent une sensation de gène, de picotement, de strangulation, d’étouffement permanente et obsédante. Une blessure au bras, guérie sans traces, entraîne de la parésie, de la douleur persistantes. Une douleur thoracique provoque des battements de cœur, ‘de l’anxiété. Sur cette neurasthénie locale viennent se grefler souvent des symptômes nouveaux, des réactions lointaines ; la névrose se diffuse. C’est de la neurasthénie locale acquise, généralisée : vertiges, obnubilations, points et irradiations douloureuses, troubles gastro-intestinaux, concentration triste, etc.
D’autres fois, cette neurasthénie acquise est d'emblée diffuse et générale. Les émotions morales, la fatigue intellectuelle, l’anémie, la dyspepsie, les maladies de l’utérus, de
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