‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 157 sur 271 · CT FN · texte numérisé non relu

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qu'auparavant elle avait des douleurs toutes les nuits. Elle trouve qu’elle fléchit plus facilement le coude et la main et peut étendre complètement les doigts, tandis qu'auparavant elle ne pouvait arriver à l'extension complète. Elle écrit son nom en dix secondes; la main gauche donne 27 au dynamomètre; la main droite 17. — Suggestion. La force musculaire restaurée persiste au même degré à peu près depuislors; mais les crises reparaissent, malgré la suggestion.

8. — À trois heures, étant assise à côté du fourneau, elle sent une douleur partant de la main et se propageant à l'épaule. Elle se couche immédiatement; son bras et sa jambe sont agités de convulsions cloniques. Après quelques minutes elle perd connaissance; elle a de l’écume à la bouche, mais ne s’est pas mordu la langue; les mouvements sont étendus et violents, dans les deux jambes et le bras droit. On ne peut nous dire combien de temps durèrent ces convulsions et la perte de connaissance (plusieurs minutes). — Elle attribue la crise à l’cffort fait par la main en écrivant une lettre à son mari.

La malade dit ne se rappeler rien de la crise à partir du moment où elle a perdu connaissance. Il s’agit de savoir si c’est une crise d’hystérie locale ou un accès d'épilepsie partielle. Pour élucider la uestion, je cherche à évoquer chez la malade le souvenir de ce qui s’est passé pendant la crise, ce qu'il est presque toujours facile de faire chez les hystériques, ce qui ne réussit jamais chez les épileptiques. J'affirme qu'elle va se souvenir; elle se concentre en elle-même et après deux minutes, elle se souvient qu’elle a eu de grands mouvements puis une douleur vive vers l’épigastre, qu’elle s’est tournée sur le côté gauche, que l'infirmière lui a serré la main, qu'elle a crié : que je souffre, que j'ai mal! Tout cela est réconnu exact. Je conclus à une hystérie. — Il n’y a pas d’anesthésie. Au dynamomètre la main droite arrive à 18; elle écrit son nom facilement en onze secondes. — Suggestion.

41. — La malade a eu trois ou quatre fois des douleurs dans la main, le coude et l'épaule, durant chaque fois dix minutes, mais sans crampes. Au dynamomètre main droite 48, main gauche 12. Jusqu'au 21, rien de particulier; douleurs dans le membre en général seulement le soir, et peu intenses, pendant une demi-heure à une heure; trois fois, le 15, le 17, le 20. — La force dynamométrique varie de 12 à 21 à droite, de 15 à 21 à gauche. |

Le 21. — La malade effrayée parla vue d’une attaque d’épilepsie chez une malade du service, sentit qu'elle allait avoir une crise. La langue devint lourde, et fut paralysée. Puis l'œil droit se fermas sans contracture. Alors, tic de la face, commissure labiale droite.

tirée en haut et en dehors par un mouvement convulsif très court, deux fois par seconde; léger tremblement de la main droite, visible seulement en soulevant le bras, sans contracture, jambe indemne; intelligence intacte; réponse par geste; le tout dure une minute environ : l'œil s'ouvre, le tic cesse; la malade dit d’une voix peu nette : c’est fini. Pendant dix minutes encore grande diffi= culté d’articuler les mots; à ce moment moitié droite de la face et membre supérieur droit moins sensibles à la piqûre; anesthésie totale du côté droit de la langue, du menton, des deux lèvres, jusqu'à deux centimètres de la commissnre latébiale. M. Prautois, interne du service, l’hypnotise et suggère la disparition des symptômes; au bout d'un quart d'heure elle se réveille, toutes les manifestations ont disparu.

29. — La main droite donne 24, la main gauche 18 au dynamomètre; nuit bonne; a pu écrire sa lettre hier. — Suggestion quotidienne. Nouvelle crise ce jour, sans cause. La malade avait reçu la visite de personnes de son village : elle sentit pendant cette visite une douleur à la main; celle-ci se ferme en contracture ; elle la montre aux personnes présentes ; puis la douleur et la conracture remontent dans le bras qui s’est fléchi. La malade se tourne du côté du mur, ressent une douleur vive vers l’'appendice xiphoïde, puis perd connaissance et ne se souvient plus de rien. Elle avait des mouvements convulsifs courts, saccadés dans les deux bras; les jambes n'avaient rien; les veux étaient clos; la bouche était couverte d'écume ; les mouvements convulsifs n’ont duré que dix minutes. Au bout d’une demi-heure tout était fini.

Je cherche comme la dernière fois à évoquer le souvenir de la dernière période de sa crise. Elle me rappelle que la douleur estmontée jusqu’à la gorge ; puis quela sœur s’est rapprochée de son lit; et qu'une des personnes présentes s'est écriée : « Elle va se toquer la tête contre le mur ! » On ne peut évoquer davantage,

Est-ce de l’hystérie pure ? Est-ce de l’épilepsie locale sur laquelle se greftent des symptômes d’hystérie, constituant un de ces types mixtes qui ne sont pas très rares d’après mon expérience ? Je suis tenté de le croire. L'observation n’a pas été assez prolongée pour permettre de résoudre la question d’une façon catégorique.

La malade s'ennuie à l'hôpital depuis huit jours; elle a

NS

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