‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 194 sur 271 · PPT ONCE PERRET EE VIT TT D · texte numérisé non relu

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DOULEUR ÉPIGASTRIQUE 369

23 juillet. Au réveil, après suggestion, il dit spontanément qu'il va mieux. À la pression la région sus-ombilicale est moins sensible.

24. — À eu hier sa douleur vers le creux égigastrique pendant trois heures. Ce matin cette région est sensible ; la région hypocondriaque ne l’est plus. Digestion bonne. À dormi cette nuit, comme il ne l’avait pas fait depuis six nuits; cependant s’est réveillé encore cinq ou six fois. Pression douloureuse sur une ligne allant de l’appendice xiphoïde à l'ombilic. Suggestion.

25. — La douleur de l’hypocondre ne revient plus. La douleur épigastrique enlevée hier matin est revenue le soir. On trouve aussi le point rachidien suggéré. — Suggestion. Application de collodion pour prolonger l'effet de la suggestion et empêcher la douleur de revenir.

26. — Le collodion lui a, dit-il, fait du bien. La douleur n'est plus que très faible.

Les deux jours suivants, il continue à aller bien. J'évite de lui parler de sa douleur pour ne pas appeler son attention, c’est-àdire son auto-suggestion sur elle.

Le 28, il se déclare guéri et demande sa sortie.

OBsErvaATION XLIX. — Gastrile et gastralgie nerveuse. — Guérison rapide par Suggestion.

Edmond Th... âgé de quarante-deux ans, marchand d'habits, entre à l'hôpital le 11 juillet 1890, pour des symptômes de nervosisme lié à une dilatation d’estomac. Il y a deux ans, le 15 mai, la maladie a débuté brusquement par une indigestion. Après avoir mangé du ragoût de veau avec de la salade de laitue, il fut pris de douleur d'estomac, avec vomissements ; toute la nuit agitation, douleur de tête, crampes d’estomac; les vomissements ne continuèrent pas la nuit. Mais le lendemain et pendant trentedeux jours de suite, il vomit un liquide verdâtre, dit-il, ne mangea plus et eut des douleurs atroces dans la région épigastrique. Pendant ce temps, on lui mit des vésicatoires sur cette région, on fit des frictions stibiées, on le mit à la diète. À l’hôpital de Lunéville, on lui fit à la fin des lavages d'estomac; il continua à vomir quelques jours ; puis le vomissements se calmèrent; la douleur persistait. On songea alors à un retrécissement œsophagien ; on lui passa des sondes avec boules d'ivoire; cette opération fut faite une dizaine de fois et déterminait chaque fois des douleurs intolérables qui obligeaient le médecin à retirer la sonde.

Après trente-deux jours de traitement il alla mieux, se remit à travailler. IL vint habiter Nancy en avril 1889. Le 2 mai, après avoir diné, il vomit une seule fois et resta de nouveau malade pendant trente jours. C'étaient des douleurs épigastriques, qu'il compare à des picotements, à des lancées, se répétant sept à huit fois par jour, durant un quart d'heure chaque fois, sans vomissements. M. le D' Schuhl reprit les lavages d'estomac. Après une dizaine de lavages, il alla de nouveau mieux.

Le 4 juin, il entra au service de M. le D' Spillmann et y resta jusqu’au 14 juillet; on lui lava l’estomac deux fois et on lui fit prendre du charbon.

Depuis il fut repris, à diverses reprises. En novembre, pendant dix jours; en décembre huit jours.

Actuellement il est pris depuis le 2 mai de douleurs d'estomac, avec régurgitations glaireuses, tous les jours. Il ne prend que des aliments liquides; il va difficilement à la selle. Depuis trois ans, pendant la défécation, quand les selles sont dures, il ressent des douleurs dans les genoux.

Comme antécédents, il accuse une syphilis en 1869; en 1870, il aurait eu un nouveau chancre et a perdu ses cheveux. — Il n’accuse pas d’habitudes alcooliques. Faut-il le croire? Il n’a pas de tremblement. |

Constitution assez bonne; tempérament nerveux. L'examen des organes et des fonctions ne démontre rien d’anormal. On constate seulement que l'estomac est un peu dilaté et clapote jusqu’à deux travers de doigt au-dessus de l’ombilic. — Aucun symptôme tabétique. -— La pression épigastrique n’est pas particulièrement douloureuse ; mais on crée facilement par affirmation suggestive une zone douloureuse xiphoïdienne.

Aucun traitement n'est fait avant le 14 juillet, Le malade est mis au régime ordinaire; les aliments passent.

Le 14 juillet : suggestion hypnotique. Sommeil profond avec É amnésie au réveil. |

15. — Malgré la suggestion d'hier matin, a eu des douleurs | vives dans toute la région abdominale, surtout à gauche de l’ombilic. Ces douleurs ont duré toute la journée, ne disparaissant que par instants. Pendant la nuit n'a dormi qu’une heure après son repos. N'a pas vomi, mais a eu des régurgitations glaireuses. La pression épigastrique ne réveille pas de douleur. — Suggestion.

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