‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 217 sur 271 · NEURASTHÉNIE, SUITE D’INFLUENZA · texte numérisé non relu

NEURASTHÉNIE, SUITE D’INFLUENZA

mieux. N’a pu dormir qu’à # heures du matin. — Suggestion.

20. — Il a pu descendre hier l'escalier avec une certaine difficulté ; n’a plus aucune douleur dans les pieds et les jambes; plus de coliques ni de sensibilité abdominale. Marche assez bien, lentement, sans vertige, avec une sensation de lourdeur et de raideur surtout dans la jambe gauche ; quand il tourne ou se remet en marche après un arrêt, il trébuche. — Suggestion.

21, — 11 marche mieux ; a moins de vertige quand il marche ; mais les jambes sont encore lourdes et enflent facilement après la marche. Une selle hier. À mangé hier d’assez bon appétit. Pour la première fois, le malade a obéi à la suggestion du sommeil et dormi depuis onze heures du soir jusqu’au matin, comme cela avait été suggéré.

22.— I] n’a pas dormi la nuit. Ilest vrai que pendant le sommeil provoqué, nous lui avions demandé s’il dormirait, il avait répondu non; et nous n’avons pu enlever cette auto-suggestion. D'ailleurs, plus aucune douleur ; il marche bien, ne ressentant que de la lourdeur. Je lui fais dire pendant son sommeil qu’il dormira cette nuit.

24. — Le malade a bien dormi ces deux nuits. Il n’accuse plus aucune douleur, ni coliques. Il marche bien, sans canne, et se considérant comme guéri, demande sa sortie.

C’est un saturnin affecté de symptômes nerveux: des attaques épileptiformes intercurrentes accusentune encéphalopathie saturnine. :

La douleur abdominale, sans coliques, sans constipation, la sensibilité douloureuse thoracique, la céphalalgie persistante, l’hyperesthésie du tiers inférieur des jambes, la sensation de brûlure m'ont paru constituer dessymptômes de névropathie saturnine, sans lésion organique notable. La suggestion en effet a pu enlever instantanément les manifestations douloureuses et amener en quelques jours une guérison complète.

OBSERVATION LXXI. — Douleurs de téte, de l’aisselle et des reins suile d'influenza, enlevées par une seule suggestion.

G..., âgé de trente-huit ans, journalier, entre à l'hôpital le 7 janvier pour une influenza. Le 6, elle a débuté par de la cépha-

su tar

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lalgie frontale, des douleurs orbitaires gauches, lancinantes, des fourmillements avec élancements douloureux dans lesdeux jambes, des tiraillements douloureux dans les reins et dans les poignets ; il a eu des frissons et des bourdonnements d'oreille. Il n’a pas eu de maladies antérieures. La tempéralure est à 38° le soir, et à 37 le matin.

Constitution bonne, tempérament mixte. On ne constate aucune altération dans les organes, si ce n’est quelques râles secs dans la poitrine. Le 10 janvier, il prend 1 gramme de phénacétine.

Le 11, il n’accuse plus de douleurs dans les jambes et dans les poignets, mais une sensibilité douloureuse sur les paupières supérieures et une sensation de barre sur le front. Dans la moitié inférieure du bord postérieur de l’aisselle gauche et dans les reins, il accuse encore des tiraillements douloureux. La température, encore à 38° la veille au soir, est à 37°1e matin. J'endors le malade en sommeil profond avec amnésie au réveil et je suggère la disparition des douleurs.

Au réveil, à n’a plus de douleur ni de sensation de barre sur le front

el les paupières ; les tiraillements douloureux de l'aisselle et des reins ont disparu. Le soir, la température est encore à 38°; le 12, au malin, elle est normale. 1 n'a plus aucune sensation douloureuse et demande sa sortie.

OgservarioN LXXII — Céphalalgie et douleur épigastrique consécutives à l'influenza. — Guérison rapide par suggestion.

M..., âgé de quarante-neuf ans, journalier, entre à l'hôpital le 9 mars pour des douleurs épigastriques. Depuis huit ans, il a un peu d’oppression. Versle 1° janvier, il contracta l'influenza, caractérisée par de la céphalalgie frontale, avec élancements vers la région temporale droite. Ces douleurs ont persisté depuis; mais depuis dix jours, elles ne viennent que la nuit ; les élancements se répètent souvent et durent environ un quart d'heure. En même temps que ce mal de tête, douleur épigastrique continue, qui a augmenté ces dix derniers jours et l’a obligé de garder le lit; douleur constrictive, comme si on l'avait coupé en deux, dit-il. I ya un mois, la digestion qui se faisait bien était devenue mauvaise ; le bouillon ne passait pas, il avait des renvois. Cela dura plusieurs jours. Depuis deux jours, il digère de nouveau mal et a des vomissements. Il n’a plus travaillé depuis le 1° janvier. Dans le courant de février, il a cherché du bois dans la forêt, mais a pris froid et a de nouveau dû garder le lit.

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