HYPNOSE PAR SUGGESTION
tion d’un objet brillant, sans les prévenir qu'ils allaient dormir. Mais la fatigue des paupières est une sensation qui, chez certains, donne au sensorium l’idée du sommeil. C’est la sensation qui suggère l'hypnose. Certains, très impressionnables, ne peuvent fixer un objet quelconque, sans sentir les yeux se fermer, et chez eux il suffit de fermer les yeux et de les tenir clos quelques instants pour provoquer un sommeil profond. L’occlusion des yeux, l'absence d’impression visuelle, l’obseurité, concentrent l’esprit sur lui- même, l’empêchent de se distraire au dehors, créent l’image du sommeil ; c’est une invite au sommeil. C’est une sensation qui réveille par habitude ou par action réflexe tous les autres phénomènes du sommeil.
Mais la plupart des personnes peuvent fixer indéfiniment un objet brillant : hypnose ne vient pas. J’ai maintes fois essayé ce procédé chez des sujets nouveaux, sans rien obtenir au bout de dix minutes ou plus. Et alors, en quelques secondes, par suggestion verbale, quelquelois au. simple mot : Dormez! l'hypnose est là plus ou moins profonde.
Les passes, les attouchements, les excitations sensorielles ne réussissent, je le répète, que lorsqu'elles sont associées à l’idée donnée au sujet, ou devinée par lui qu’il doit dormir. Les prétendues zones hypnogènes n'existent pas, en dehors de la suggestion. On peut les créer artificiellement chez tout sujet habitué à l'hypnose : je touche un point quelconque de son corps et il s'endort : ou bien je crée certains points déterminés dont seuls l’attouchement l’'endort ; j’en crée d’autres dont l’attouchement le réveille. Tout est, je le répète, dans la suggestion. Les passes, la fixation des yeux ou d’un objet brillant, l'attouchement ne sont nullement nécessaires, la parole seule suffit.
Les gestes ne sont utiles que pour renforcer la suggestion, en l’incarnant dans une pratique matérielle propre à concentrer l'attention du sujet.
AI
ne MAT RE ZT et
PA
Lu fre “ #4 ga
pe
TES. Lnct-dyr MED T'ES