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Tous ces procédés se réduisent donc en réalité à un seul: la suggestion. Impressionner le sujet et faire pénétrer l’idée du sommeil dans son cerveau, tel est le problème.
L'expérience apprend que le moyen le plus simple et le meilleur pour impressionner le sujet est la parole. Certains et ils ne sont pas rares, sont si faciles à impressionner, qu’un simple mot suffit à provoquer chacun des phénomènes de l'hypnose avec ou sans sommeil. Comme nous l’avons dit antérieurement, sans les endormir, par simple
. affirmation je produis chez eux de la catalepsie, del’analgé-
sie, des hallucinations. Ce sont là des suggestibles, des som nambules, sans artifice de préparation. Chez eux, toute idée déposée dans le cerveau se traduit immédiatement en acte. L’assimilation de l’idée et sa transformation en sensation mouvement, image, etc., sont si instantanées que l’initiative cérébrale n’a pas le temps d'intervenir pour les empêcher.
Chez la plupart, l’impressionnabilité est moindre : l’hyp-
nose ne s'obtient qu’en renforçant l'impression par une
parole répétée avec insinuation ou force, aidée de certains moyens destinés à capter l’esprit.
Il est bon que la personne à hypnotiser en ait vu d’autres hypnotisées devant elle ; il est bon qu’elle ait vécu pendant quelques jours dans une atmosphère suggestive, qu’elle se soit ainsi pénétrée de l’idée que tout le monde est suggestible, qu’elle ait vu les phénomènes de catalepsie, d’analgésie, d’obéissance passive, de guérison. À ceux qui sont craintifs, il est bon d’épargner le spectacle d’hallucinations ou autres phénomènes émotifs avant qu’on n'ait déjà opéré sur eux-mêmes,car il importe en général d’éloiogner de l’esprit tout ce qui peut l’effrayer, le troubler et provoquer une certaine résistance. Ils ne doivent avoir vu que les effets bienfaisants de l’hypnotisme. Quand jai affaire à un pusillanime ou à une personne prévenue contre l’hypnotisme, j'attends en général sans la violenter ;