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A la suite de la suggestion, marche beaucoup mieux

17. — Malgré l'amélioration immédiate après chaque suggestion et la démarche meilleure, les douleurs à la pression persistent et les élancements douloureux reparaissent, surtout quand il tousse. — Suggestion.

18. — Le malade ne dort que deux heures dans la nuit. Depuis hier, accuse une douleur dans le cou-de-pied gauche. La pression du bord externe du pied, qui n'est pas rouge, ni enflé, lui fait pousser des cris. J'électrise la partie postérieure de la cuisse, et le cou-de-pied, puis le genou et le mollet, en affirmant que la douleur doit disparaître.

Il se trouve instantanément mieux : il marche assez bien ensuite ; mais la marche fait revenir la douleur. (Potion suggestive avec vingt gouttes d'alcoolature d'aconit, le soir, pour dormir.)

20. — Le malade marche en se servant d'une canne qu'il met entre ses deux jambes et s'appuyant fortement sur elle. 11 a mieux dormi sous l'influence de la position suggestive.

L'amélioration ne fait plus de progrès ; la toux ramène toujours les élancements douloureux; la suggestion simple n'a qu'une action passagère; les sensations douloureuses renaissant par la marche et la toux ne sont pas neutralisées d'une façon durable par l'affirmation simple. Je me décide à faire de la suggestion matérielle, et après avoir parlé pendant deux ou trois jours d'un appareil qui serait nécessaire pour détendre les muscles et les nerfs et qui amènerait en huit jours une guérison complète, je lui applique le 27 janvier un appareil de Volkmann à extension continue avec un poids de 2 kil., 500. Les premiers jours, il ne peut dormir à cause de

la traction. Je l'encourage, en lui affirmant qu'il va s'habituer progressivement et que c'est le seul moyen radical, infaillible pour le guérir rapidement.

Le 30 janvier, il commence à s'habituer à la traction et dort assez bien la nuit; il n'accuse plus de douleur. J'évite de presser les régions douloureuses pour ne pas réveiller la sensibilité. D'ailleurs, je laisse l'appareil se relâcher, et je me contente de l'examiner pour la forme, disant que tout va bien et insistant sur la guérison prochaine.

Le 1er février, il dit avoir eu encore des douleurs pendant la nuit, mais moins fortes que précédemment.

Les nuits suivantes, il n'a plus de douleurs, mais dort peu.

Après dix jours, le 8 février, j'affirme la guérison mais j'insiste pour qu'il garde encore l'appareil quelques jours, pour la consolider.

L'appareil est enlevé le quatorzième jour, 11 février. Je fais une suggestion pour le sommeil de la nuit. Il dort bien. — Je lui ordonne de rester couché quelques jours et de ne se lever que quand la fatigue sera dissipée, d'aller graduellement.

12. — 11 n'a plus eu de douleurs; mais accuse seulement une sensation dans la jambe, comme si l'appareil à traction existait encore.

15 . — La jambe gauche est un peu enflée jusqu'aux malléoles. A la pression, on détermine encore une sensibilité douloureuse localisée dans le sciatique. Suggestion.

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