RHUMATISME MUSCULAIRE ET NERVEUX
depuis le tendon d'Achille jusqu'à la partie moyenne de la plante du pied. Il y a trois jours, le malade avait essayé de reprendre son travail, mais a été forcé de l'interrompre de nouveau' — Pas d'alcoolisme ni de syphilis antérieure.
Etat actuel (26 octobre). — Constitution moyenne, tempérament lymphatique. Il ne peut soulever le bras que très faiblement, à cause de la douleur. La pression réveille celle-ci sur la tète de l'humérus et l'apophyse coracoïde ; les mouvements passifs sont possibles. Le deltoïde, le trapèze, ne sont pas douloureux à la pression; le pectoral est sensible. Le plexus brachial est très sensible. A la jambe, les muscles de la partie interne et postérieure de la cuisse sont sensibles, de même que ceux de la partie postérieure et externe de la jambe. Le genou n'est pas sensible, le cou-de-pied l'est peu ; le talon est très sensible. — Sensibilité à la pression, tout le long du rachis, surtout au niveau des troisième et quatrième vertèbres cervicales et au niveau des reins.
A l'auscultation, expiration rude et prolongée, avec retentissement de la voix et submatité dans la fosse sus-épineuse droite; sonorité et respiration normales ailleurs. Le cœur bat normalement.
Suggestion le 27 : sommeil profond. Au réveil il lève mieux le bras et y accuse moins de douleur.
28. — La douleur existe surtout à la face inférieure et interne de la cuisse et sur toute la jambe. Il accuse un point le long du bord postérieur de l'aisselle droite. Tous les espaces intercostaux sont sensibles de ce côté; toutes les émergences nerveuses à la face du même côté sont sensibles à la pression. Le bras continue à aller mieux et peut être levé sans douleur.
29. — Suggestion hier : sommeil profond. Le bras va bien; le malade n'accuse plus qu'une certaine raideur à l'insertion supérieure du grand dorsal et une douleur vers le bord de l'aisselle droite. Les émergences des nerfs à la face ne sont plus douloureuses. La jambe aussi va mieux. Au repos, aucune douleur, Il a pu descendre l'escalier hier, mais l'a remonté péniblement.
30. — Le malade est resté couché hier, parce qu'il tremble, dit-il, sur ses jambes, mais il n'y a plus de douleur.
2 novembre. — Suggestion quotidienne : sommeil profond. Le malade dit marcher mieux et n'accuse plus que de faibles sensations douloureuses à la face interne de la cuisse. Sueurs abondantes dans les deux jambes.