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Nous n° avons pas la prétention de faire dans ce travail un
traité complet « des modifications que l ‘hystérie peut apporter
a paludisme : notre but sera plus modeste. Réunir en un
faisceau les observations éparses dans les monographies
parues sur la matière, montrer le lien commun qui les.unit,
| en tirer les conséquences qui en découlent au point de vue
pathogénique et clinique : voilà notre ambition. : Certainement le paludisme entaché d ’hystéries : n'est pas une nouveauté clinique ; il est nombre d'observations prou-
vant au contraire que ce n’est pas d’hier que la névrose est
venue compliquer cette maladie. Mais dans ces observations
| où l’auteur se place à un tout autre point de vue que le nôtre, les stigmates de la névrose sont le plus souvent à peine |estompés; aussi est-il besoin d'un eflort de pensée pour arriver à la conviction que l'on est en présence d’un hysté- ‘rique ‘paludéen.
C'est pourquoi il nous a fallu faire un choix dans cette
littérature. Nous avons rejeté en bloc toutes les observations qui ne nous ont pas paru présenter d'une façon à peu près certaine le tableau de l’hystérie; nous avons divisé celles qui nous ont semblé devoir soulever le moins d’objections en deux groupes qui, Joints ensemble, nous donnent des cas intermédiaires permettant de passer de l’un à l’autre de ces groupes sans brusque transition.
Nous avons établi: 1° des cas peu probants ; 2° des cas probants.
Ceci posé, nous chercherons à démontrer dans ce travail :
1° Que les maladies infectieuses peuvent entrer dans le cadre des agents provocateurs de l’hystérie. Ce sera un chapitre de l'étiologie générale de cette névrose.
2° Nous montrerons que le paludisme est bien une maladie infectieuse et que comme tel il peut provoquer l’hystérie.
3° Par l'examen des observations que nous citerons, qu’elles soient personnelles où empruntées aux auteurs, nous essaierons de prouver qu'il s’agit bien là de cette maladie nerveuse appelée hystérie.
4° Nous dirons ce qu'est cette hystérie paludéenne et, nous plaçant à un point de vue plus particulier, nous nous efforcerons de montrer que certains accès pernicieux délirants, convulsifs, apoplectiformes, hémiplégiques, pourraient bien entrer dans le cadre de cette névrose.
s° Nous nous demanderons comment agit le paludisme
pour provoquer cette hystérie.
6° Nous chercherons à savoir ce que devient la névrose et à quels signes il est permis de la déceler.
7° Enfin nous donnerons quelques indications sur le traite, ment de cette hystérie paludéenne.
Mais, avant de pénétrer tout à fait dans notre sujet, nous avons à cœur de remercier tous ceux qui, par leurs conseils éclairés et la bienveillance dont ils nous ont entouré, nous ont permis d'arriver au terme de nos études médicales. C’est pour nous une Joie en même temps qu'un devoir de leur en témoigner ici toute notre gratitude.
Que M. le docteur Fallot, professeur à l'École de médecine de Marseille, médecin des hôpitaux, dans le service duquel nous avons recueilli les premiers éléments de la science médicale, nous laisse lui exprimer toute notre reconnaissance pour les précieux enseignements qu'il nous a donnés et pour les marques d'amitié qu’il nous a toujours témoignées.
Le nom de M. le docteur Bidon, médecin des hôpitaux de Marseille, se place naturellement sous notre plume à côté de celui de M. le docteur Fallot. Nous ne saurions trop dire combien ses connaissances reconnues en neuropathologie nous ont été d’un utile secours pour la rédaction de cette thèse. Qu'il veuille bien recevoir ici, avec nos remerciements, l'assurance de notre attachement à sa personne aussi bien qu’à son enseignement.
Nous nous souviendrons toujours que, si ce modeste tra-
vail présente quelque valeur, il le doit à la direction aussi bienveillante que savante de ces deux maitres excellents et écoutés.
: Nos maîtres dans les hôpitaux: MM. les docteurs Villard, Laget, professeurs de clinique médicale : MM. les docteurs Combalat, Villeneuve, professeurs de clinique chirurgicale ; MM. les docteurs Coste, Boy-Teissier, Boinet, médecins des hôpitaux; Flavard, Poucel, Nicolas, Vidal, Lauzet, Louge, chirurgiens des hôpitaux, ont aussi tous les droits à nos remerciements pour l'accueil amical et les savantes leçons qu’ils nous ont prodigués dans leur service.
Nos maîtres à l'École de médecine, et plus particulièrement MM. les docteurs Livon, directeur de cette école et professeur de physiologie ; Chapplain, professeur de pathologie externe ; Nepveu, professeur d’anatomie pathologique : Rietsch, professeur de chimie et de bactériologie ; Caillol de Poncy, professeur de physique médicale, ont également droit à notre reconnaissance.
Que nos camarades dans les hôpitaux, et en particulier MM. les docteurs Rossi, médecin-major, Sesquès, Lartail, Castueil, Reynès, Bourdillon, Chaffard, Villard, Bouissou. reçoivent l’assurance de notre sincère amitié.
Nous n'oublierons jamais avec quelle bienveillance nous fûmes reçu par M. le Professeur Grasset ; nous ne pourrons
trop le remercier de l’amabilité avec laquelle 11 à mis à