‹ Hystérie et PaludismeChapitre 3 sur 16 · CF AU · texte numérisé non relu

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= due aux humeurs peccantes qui, élaborées.par la matrice, étaient transportées au cerveau, n’est rien autre chose que de lhystérie. Avienne, au X[° siècle, mentionne des troubles nerveux liés à l’évolution des maladies infectieuses.

Forestus, Vogel, Frédérik Hoffman surtout, ont relaté les rapports des fièvres avée les troubles nerveux.

Tissot (1) parle de vapeurs, tristesse, perte de mémoire, sensibilité exagérée, et attribue ces symptômes généraux aux fièvres malignes qui attaquent le principe de la force -nerveuse.

Mais il faut arriver à la période contemporaine pour voir, groupés en un chapitre spécial, les faits épars jusque-là dans la littérature médicale, et montrant l'infection cause provocatrice de l’hystérie. Jusqu'alors on relatait dans des monogra-

phies, des thèses, les cas d’hystérie consécutive à des maladies

plus ou moins graves, mais l’auteur ajoutaitpeu d'importance à cette étiologie. |

A notre époque, Berbez (2), Hischman (3, Charrin (4), ont insisté sur les rapports étroits qui unissent les intoxications et les infections à la névrose hystérie. Guinon (5)a, dans sa thèse inaugurale, appelé l'attention sur ce chapitre de l’étio-

logie de l’hystérie. Passant en revue les diverses maladies infec-

tieuses, cet auteur a prouvé, avec observations à l’appui, que la fièvre typhoïde, la pneumonie, la pleurésie, la scarlatine, le rhumatisme articulaire aigu, la syphilis, peuvent s’accompagner d’hystérie soit au cours, soit au déclin de l'infection.

(1) Traité des nerfs, tome Il, première partie, p. 265. (2) Hystérie toxique, in Gaz. des hôpitaux, 14 janvier 1888, p. 45. (3) Thèse de Paris, 1888.

. (4) Principaux symptômes de l'infection, in Traité de Médecine, ADS

t < (5) Agents provocateurs de l'hystérie, thèse Paris, 1889.

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Dans une e intéressante discussion, auteur démontre que la

is ie de là névrose ne à permettent à aucun oies

. sur Ja nature des accidents nerveux constatés : troubles de la sensibilité se traduisant | par des anesthésies ou des hyperes-

|| thésies troubles. de la motilité consistant surtout en attaques ee | convulsives, paralysies et contractures ; état mental spécial : tout cela forme une description abrégée des Ju dela névrose “hystérique avec leurs principaux caractères. d Notre maitre, M. le D° Bidon (1), à, dans un travail itane: réuni \ étudié un nombre important d' observations de grippe | | (98) suivie d accidents nerveux. qui démontre avec évidence le o er “roles prépondérant joué par l'infection dans l'évolution des | phénomènes nerveux obsérvés durant l'épidémie grippale de ee ER ro : Pate Ce |

À L'hyelére, die le De Bidon, Ste ses formes, peut être la conséquence de la grippe. L'auteur en cite un cas bien | fe D ‘ net se montrant sous forme d' attaque assez forte avec délire. es & = Nous le donnons comme exemple. entre mille, de l'action que ù les maladies aiguës infectieuses ont sur le développement des ‘a névroses. ne : CRT A 7 d Mie Observation (Résumée)

É bare, 28 ans. Grippe commence le 24 janvier à cinq heures du soir ; le 26, fièvre tombe. Dans la nuit du 26 au 27, violent délire, | fortes palpitations et suffocations causées par la boule pharyngée, elle se débat, puis perd connaissance (sans doute attaque convulsive). Une fois revenue au sentiment, elle voyait des hommes noirs qui la | È menaçaient. Tout en sachant que C ‘était une illusion, elle les voyait. SU

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‘ a Etude clinique de l' action exercée par la grippe de 1889-90 sur: le système nerveux (in revue e de Médecine).

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Potion antispasmodique, encouragements. Depuis elle va bien, sauf

palpitations et boule pharyngée au moindre bruit.

Les cas de ce genre ne datent pas d'hier ; ainsi Sydenham (1) en cite un qui est bien caractéristique, et il nous serait facile, si cela n'était fastidieux, de rapporter les exemples nombreux où la maladie infectieuse s'est compliquée de troubles nerveux. |

M. le professeur Grasset (2) décrit deux cas d’hystérie à la suite, l’un de fièvre typhoïde, l’autre de grippe, ce dernier chez un soldat.

Mouisset (3) et Huchard a des: faits analogues.

Riesenfeld (4) parle d’une petite fille de 10 ans qui, dans l’espace d’une année, fut atteinte de quatre maladies aiguës suivies, en fin de compte, de l'établissement d'une paralysie hystérique. Me 10

Klopatt (5) mentionne d'autres exemples d'hystérie infantile suite d'infection.

M. le D° Bidon à vu plusieurs fois là grippe aggraver l’hystérie, et. chez des sujets dont les manifestations nerveuses avaient disparu depuis plus ou moins de temps, être cause du réveil de cette névrose.

. Seglas (6) rapporte de semblables observations.

Aussi, cette remarque clinique : que l'on voit souvent l’hystérie débuter après une infection, sans autre cause connue, et que l'infection rappelle ou ggrave les manifesta-

Schedulæ monitaria, {. 1, p. 384.

nerveuses an avaient existé auparavant ; le grand AG ï

| nie certains. auteurs à n une pas cette manière de. M . et soutiennent que Les névroses toxiques sont des affec= a ions spéciales qu’ ’on ne saurait. assimiler à l hystérie. 0 est.

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