EXPLICATION DE LA PLANCHE Y
En haut, à gauche. — États hypertoniques avec déformation dite en main d'accoucheur. — Contracture de la main consécutive à une transfixion de la partie moyenne de Vavant-bras gauche, par balle, compliquée de fracture (février 1915). Aux troubles de motilité d'ordre réflexe (attitude figée, parésie, limitation des mouvements) s'associait une lésion du nerf médian avec D. R. partielle des muscles de l'éminence ihénar (novembre 1915). En octobre 1916 il n'existe plus qu'une légère surexcitabilité faradique de ces muscles, mais les troubles de motilité d'ordre réflexe ne se sont pas encore notablement modifiés et ceci malgré un traitement régulier (électrisation, mobilisation, rééducation).
En haut, à droite. — Contracture de la main qui apparut après une transfixion du poignet avec fracture du grand os (novembre 1914). — L'annulaire et le médius chevauchent sur l'auriculaire et l'index qui sont en altitude d'adduction forcée et dont les dernières phalanges entrent en contact. L'impotence motrice n'est pas complète (juin 1016); le sujet peut, en les étendant, ramener les doigts sur le même plan, mais ceux-ci reprennent leur position antérieure dès qu'il essaye de les fléchir; en outre pour le médius la flexion de la dernière phalange est seule possible, les autres phalanges restent étendues (pareille dissociation motrice ne peut être réalisée du côté normal). Troubles vaso-moteurs et hypothermie légers mais tenaces. Sur excitabilité mécanique avec lenteur de la secousse des petits muscles de la main. — Sur excitabilité mécanique du biceps et du long supinateur.
Au milieu. — Contracture de la main consécutive à une blessure par balle de lavant-bras compliquée de fracture du cubitus
(août 1914), un des types les plus accentués de la déformation dite en main d'accoucheur. La main est comme pliée longitudinalement, les éminences thénar et hypothénar entrent en contact, la contracture de l'adducteur est très marquée, les doigts chevauchent les uns sur les autres et sont en bec de corbin. L'hypotonie des fléchisseurs des doigts est très manifeste et permet la subluxation des phalanges (voir fig. 9, p. 138). Il existe des troubles vasomoteurs et thermiques et une atrophie globale des doigts des plus nettes (décembre 1915).
En bas, à gauche. — Même blessé qu'en -haut à gauche (face dorsale dé la main malade).
En bas, à droite. — Contracture de la main consécutive à une plaie par éclat d'obus avec fracture des os de l'avant-bras (novembre 1914). — Uimpotence motrice n'est pas complète (mars 1916). le blessé peut écarter les doigts, mais, dès qu'il ne fait plus effort pour les maintenir écartés, ceux-ci reprennent progressivement et lentement leur posi^ tion première. Tous les mouvements de la main s'exécutent sans force.
TROUBLES NERVEUX D'ORDRE RÉFLEXE