‹ Hystérie - pithiatisme et troubles nerveuxChapitre 18 sur 61 · PL. IV · texte numérisé non relu

PL. IV

[Collection Horizon]

SYMPTOMATOLOGIE 113

plète, elle semble exceptionnelle si tant est qu'elle existe. Peutêtre s'agit-il toujours alors d'une association hystéro-réflexe? Il n"en serait pas moins vrai que cette forme de paralysie a un cachet spécial. En pareil cas, il y a un contraste entre l'impotence de l'extrémité et l'intégrité relative des mouvements de l'avant-bras. sur le bras et du bras sur l'épaule. Ce qui frappe le plus dans ce type clinique c'est l'état de flaccidité extrême de la main qui pend et oscille, pendant la marche, comme un corps inerte, alors même que le bras reste immobile et accolé au corps (voir PL III, p. 96) Enfin l'hypotonie est très prononcée, l'hypothermie très caractérisée, la surexcitabilité mécanique avec lenteur de la secousse musculaire particulièrement nette.

Les déformations réalisées par les contractures réflexes du membre supérieur ont des analogies cliniques frappantes avec la tétanie, abstraction faite du caractère paroxystique de cette affection.

Certaines des dénominations qui ont été récemment employées soulignent déjà les ressemblances symptomatiques : acro-contracture, n'est-ce pas synonyme de « contracture des extrémités », expression dont on se servait autrefois pour désigner la tétanie? De môme le terme de main d'accoucheur a été employé par Trousseau pour indiquer la forme que présente la main dans l'affection qu'il a si remarquablement étudiée. Qu'on relise sa description : « Aux extrémités supérieures, le pouce est énergiquement entraîné dans l'adduction forcée, les doigts serrés les uns contre les autres se fléchissent à demi sur lui, le mouvement de flexion ne s'opérant ordinairement que dans l'articulation métacarpo-phalangienne ; la main, dont la paume se creuse par le rapprochement de ses bords externe et interne, affecte alors la forme d'un cône ou, si vous le voulez, celle que prend la main de l'accoucheur lorsqu'il veut l'introduire dans le vagin. » L'analogie avec les types de contracture que nous venons d'étudier n'est-elle pas frappante?

Voici, d'autre part, un passage de l'ouvrage de Dejerine [64] relatif à la tétanie : « Escherich, dans son étude de la tétanie infantile, décrit l'extension des doigts et leur écartement; leur disposition en tuiles d'un toit avec adduction forcée comme dans le rhumatisme déformant; la disposition en « main de scribe » et très souvent la pronation de la main avec flexion sur le bord cubital, le pouce rabattu, les doigts étendus dans leurs articula-

Babinski et Froment. °

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