‹ Hystéropexie abdominale antérieure et opérations sus-pubiennes dans les rétrodéviations de l'utérus [electronic resource]Chapitre 52 sur 112 · C. — Epoque à laquelle sont survenues les récidÎTCs · texte numérisé non relu

C. — Epoque à laquelle sont survenues les récidÎTCs

En terminant ce qui a trait à la fixation de l'utérus en avant, nous voudrions montrer dans quel but nous avons choisi tout d'abord le terme de trois mois, comme point de repère dans le tableau précédent.

Ce n'est pas que nous ayons constaté qu'après trois mois les échecs deviennent assez exceptionnels ou du moins qu'ils soient relativement plus rares après qu'avant le troisième mois. Non, nous tenons à le répéter, comme nous le faisions déjà remarquer au début de ce paragraphe, nous avons pris ce point de départ (3 mois) un peu au hasard. C'est un terme de pure convention qu'il nous semble inutile de justifier à l'aide des raisons précitées, en apparence valables. Nous nous sommes basé seulement sur ce fait qu'à ce moment les opérées étaient, d'une façon générale, sorties toutes de l'hôpital depuis un mois au moins, avaient repris leurs travaux accoutumés et étaient à nouveau placées dans les conditions ordinaires de la vie.

En effet, quoi qu'en ait dit dans une récente séance de la Société de Chirurgie à propos des résultats définitifs de l'Alexander S pas plus pour l'Alexander que pour l'hystéropexie, le terme de trois mois ou de cinq mois ne doit

' Voir discussion récente à la suite de la communication de Veit (novembre 1889, in Cenlr. f. Gynœlc, 1889).

= Société de Chirurgie, 5 mars 1890; analyse in Progrès Médical, n" 10, p. 190, 1890.

constituer un temps suffisant pour affirmer que la guerison est radicale. Nous sommes sur ce point absolument de 1 avis de -M Terrillon, quoique MM. Schvvart/, Le Dentu, Trelat, etc., n'aient jamais observé d'échecs lointains après l'Alexander. L-observation de M. Terrillon prouve que l'utérus, après le raccourcissement des ligaments ronds, peut retomber en arrière après une période de onze mois. Eh bien? En ce qui concerne l'hystéropexie, quelques-uns des échecs notes sont aussi survenus à une époque presque aussi éloignée. On ne doit donc pas dire que si une opérée d'hystéropexie ou d'Alexander est restée guérie trois mois, la guérison est radicale. Tout ce qu'on a le droit d'affirmer, c'est quelle a de grandes chances de l'être d'une façon définitive.

D'ailleurs, pour les cas dont les détails nous sont bien connus, voici quelle a été l'époque de la reproduction de la rétrodéviation' :

/ Picqué (Obs. 41, Tableau II), i-^^ mois. Strong (Obs. 40 et 37, Tableau II), 3" mois (2 cas).

De l à 4 mois. ^^^^^ (Tableau IT, sér.), 4« mois (2 cas).

^ Spaeth(Obs. 77, Tableau I, 3° série), 4« mois.

• , . [ Martin (Obs. 84, Tableau I), 6« mois.

De 4 mois Tableau I), un an (effort comme

^ 1 ^"^^ ( cause occasionnelle)'.

Dans certains cas d'hystéropexie pour prolapsus (Terrier) \ il y aurait eu récidive aussi à une époque assez éloignée (pKis d'un an) ; mais ces faits sont d'ordre tout différent, car ici interviennent l'hypertrophie marquée de l'utérus, la cyslocèle, etc.

' Ainsi donc, malgré le peu de récidives tardives observées en fait de rétrodéviations, il ne faut pas être trop optimiste et ne pas considérer le terme de trois mois ou même de cinq mois comme la limite de la possibilité d'une récidive.

' Pour les autres échecs iKlotz, Barclenheuer, llégar, Boldt : Tableau I; Gusserow : Tableau II), on ne sait à quel moment l'utérus est retombé. Il est bien regrettable que, à ce point de vue, en particulier, les observations publiées ne soient pas plus précises. Pour Klotz (T. II, Cas I et II, 1" série), l'échec a été immédiat par suite d'une fixation manquéc.

' Communication orale.

II. — VALEUR Dli. l'uYSTKHOPEXIE AU l'OINT DE VUE DE I.A DISPARITION DES PUÉNOMÈNES FONCTIONNELS

DES RÉTRODÉVIATIONS

En Lermiiiant, nous devons signaler quelques cas où le résultat cherché n'a pas été complètement obtenu. Ainsi l'utérus a bien été redressé et fixé à la paroi abdominale; mais, malgré V anlé fixation persistante de l'organe, les symptômes qui avaient déterminé la malade à se faire opérer ont réapparu avec plus ou moins d'intensité. Ces cas sont fort rares, il faut le dire ; mais enfin ils ont été signalés.

1° On doit d'abord mettre de côté : a) ceux qui ont trait à des hysléropexies complémentaires, car les annexes ou le parenchyme utérin étaient alors altérés, et il n'est pas étonnant que, dans la suite, malgré la fixation de l'utérus, des phénomènes pathologiques se soientmontrés à nouveau, ou aient persisté, surtout si l'opération, qui a porté sur les annexes, n'a pas été absolument complète; ce qu'on ne peut jamais affirmer, b). Ceux dans lesquels il s'agit accidents nerveux invétérés, (Cas II de Czerny, 2*= série), indépendants probablement des lésions des organes génitaux.

L'observation suivante, que M. Terrier a rapportée à la ' Société de Chirurgie (3 avril 1889), est un exemple frappant et typique de cette dernière catégorie de faits. En voici le résumé (voir Tableau I, Observation 83) :

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