‹ Hystéropexie abdominale antérieure et opérations sus-pubiennes dans les rétrodéviations de l'utérus [electronic resource]Chapitre 57 sur 112 · I. — TABLEAUX SYNOPTIQUES · texte numérisé non relu

I. — TABLEAUX SYNOPTIQUES

Nous avons rédigé les deux tableaux suivants ayant sous les yeux la traduction in extenso de toutes les observations qne nous avons pu recueillir dans la littérature étrangère.

Si quelques-uns de nos résumés semblent trop écourtés, la faute en est aux auteurs qui dans beaucoup de cas sont d'un laconisme désespérant. Pour ces cas si brièvement cités, nous n'avons négligé aucun détail pouvant être utile pour les besoins d'un contrôle ultérieur. Le lecteur nous pardonnera de n'avoir pas voulu faire dire aux chirurgiens plus qu'ils n'ont écrit.

En réalité, le Tableau I renferme tous les cas à'Hysléropexies exécutées en même temps que des opérations sur les annexes; exception faite toutefois pour celui de Kœberlé, rangé à dessein dans le Tableau II, à cause de son intérêt historique, cas que, pour rester logique, nous aurions dû laisser en tête du Tableau I. Nous avons expliqué avec détails au Chapitre H les raisons qui nous ont déterminé à agir ainsi. Le Tableau I comprend donc :

4" Les Hijstêropexies faites à la suite d'interventions de parti pria

sur les annexes malades {vérilahles hystéropexies complémentaires) ou saines et enlevées pour remédier ù certains symptômes (douleurs, hémorrhagies, etc.), ou à cause de Fâge, Ce sont d'ailleurs les plus nombreuses.

2° Les Hystéropexies résolues de parti pris pour des malades chez qui, le Ventre ouvert, on trouva des annexes altérées en totalité ou en partie (erreurs de diagnostic assez communes : Picqué, Cas VI, etc.).

Par contre,^dans le Tableau II ont été rangées toutes les Hystéropexies pures (types). Il renferme :

i° Toutes les Hystéropexies faites de parti pris {H. primitii^es, h proprement parler), les annexes ayant élc diagnostiquées saines (cas les plus communs) ou ayant été enlevées au préalaliie (quelques cas seulement : Cushier; Slavjanski; Lee, Cas VI; etc.).

2° Des Hystéropexies fortuites, conséquences d'une erreur de diagnostic, faite au cours d'une laparotomie exécutée pour des lésions des annexes (salpingo-ovarite : cas de Terrier; de Routier (Cas II, Obs. XII, inédite) ; de L. Championnière (Obs. VI, inédite) ; de Léopold (Cas I, 5, T. II) ; par exemple) n'existant pas. La tumeur constatée n'était en réalité que le fond de l'utérus (erreur de diagnostic relativement assez rare).

Nous avons cru, étant donne' le point de vue auquel nous nous sommes placé dans ce travail, du ressort plutôt de la médecine opératoire que de la pathologie théorique, qu'il y avait intérêt à ne pas dédoubler ainsi chacun de ces deux tableaux. D'ailleurs, faute de renseignements sufTisamment précis, de telles distinctions n'auraient pas toujours été possibles à faire. INous n'en reconnaissons pas moins que l'étude spéciale des erreurs de diagnostic aurait été très intéressante ; elle aurait montré, ce que nous avons déjà dit plus haut, à savoir que la séméiotique des affections pelviennes est beaucoup plus compliquée qu'on ne veut le dire; que le diagnostic est souvent scientifiquement impossible à poser dans l'état actuel de la gynécologie, et que seule la laparotomie exploratrice peut permettre, dans les cas difliciles, de sortir d'embarras, au plus grand bien, d'ailleurs, des malades.

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