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MANUEL OPÉRATOIRE : SOINS CONSÉCUTIFS

nus dans les adhérences ; dans ce dernier cas, il y a hémorrhagie en nappe.

Pour parer à cet accident, nous avons pour habitude de ne sectionner une artère ou une veine un peu volumineuse qu'après avoir compris entre deux ligatures le point où doit porter la section. Si le vaisseau est peu volumineux, nous le saisissons entre les mors d'une pince hémostatique que nous laissons en place jusqu'à ce qu'un caillot soit formé.

Si une hémorrhagie en nappe devenait inquiétante, le ilus sûr moyen de s'en rendre maître serait de recourir à la cautérisation, en se conformant aux règles données précédemment.

KBoins consécutifs. — Ce n'est pas tout que d'avoir mené 'opération à bonne fin, il faut encore savoir en prévenir les suites immédiates et combattre les accidents qui peuvent sur- ,-enir. Tous lesgastrotomistes ont attaché à cette partie du traitement une importance capitale, immense; on est môme allô tusqu a dire que des soins consécutifs dépendait uniquement lé succès de l'opération, et cela est vrai jusqu'à un certain ooint. Nous ne saurions, on le comprend, donner de règles précises sur la conduite à tenir dans chaque cas en particulier, nous nous contenterons d'esquisser à grands traits es principales indications auxquelles il faudra toujours satisfaire.

Tout d'abord, on devra placer auprès de l'opérée une garde intelligente, dévouée, et qui ait autant que possible quelque labitude de ce genre d'opérations. Elle devra surveiller nuit et our sa malade, être attentive à ses moindres besoins, capable en un mot d'exécuter ponctuellement les prescriptions du chirurgien.

L'opération achevée, il faut s'occuper immédiatement de réchauffer la malade par tous les moyens possibles, jusqu'à ce qu'une réaction franche s'établisse; si elle tardait trop, on

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ferait bien de faire prendre des boissons excitantes, du thé au rhum, par exemple.

La malade devra être sondée au minimum toutes les trois heures ; plus souvent, si le besoin s'en fait sentir. Ce moyen est bien préférable à celui qui consiste à laisser une sonde à demeure dans la vessie.

Le premier jour, la plaie et le pédicule sont fréquemment le siège d'une douleur assez vive; on pourrait la calmer avec quelques injections sous-cutanées de chlorhydrate de morphine, mais à la condition expresse que ce moyen ne provoquera pas de vomissemenls.

Pendant les premiers jours qui suivent l'opération, le plus grand danger qui menace la vie de l'opérée est sans contredit la péritonite. C'est à prévenir cette complication que doivent tendre tous les efforts. Sans admettre les jours critiques de quelques auteurs, nous estimons que, en général, au bout du quatrième jour cet accident n'est plus à redouter. S'il y avait la moindre tendance au météorisme, s'il survenait des nausées, à plus forte raison des vomissements, il faudrait aussitôt placer sur le ventre de la malade de petits sacs rerts plis de glace et donner l'opium à hautes doses. On devra également entretenir soigneusement la liberté du ventre par des lavements ou de légers laxatifs répétés de temps en temps. Les nausées seront combattues par les moyens ordinaires : bois-jfl sons gazeuses, glace, vin de. Champagne frappé, etc..

Le régime sera surveillé d'une manière spéciale. Règle géné-1 raie : il faut alimenter la malade de bonne heure. Si la fièvrcl n'est pas trop forte, s'il n'y. a aucune tendance aux vomisse-1 ments, nous donnons dès le second jour du bouillon froid en quelques cuillerées d'un vin généreux (vins du Rhône et du Mid spécialement) ; vers le troisième ou quatrième jour, s'il n'y i pas eu de complications, nous permettons même l'usage des aliments solides (côtelettes, viandes rôties...).

La plaie du pédicule sera pansée comme une plaie ordinaire

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