A MON CRITIQUE
Je m'étais promis d'être modeste, je ne le serai pas ; — c'est à qui prendrait ma modestie pour de la vanité.
Puis, qui m'en saurait gré ? Quel besoin ai-je de silence et d'obscurité, moi qui ai courageusement attaché une casserole à la queue de mon chien, en plein soleil, en disant : Ce chien est le mien!
Non, je ne serai pas modeste, et je vais raconter sincèrement l'histoire des Pupazzi, comme Louis Blanc écrivit Y Histoire de Dix Ans, Thiers, le Consulat et l Empire et Lamartine ses Confidences!
Seulement, ce sera moins long et beaucoup plus
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Je ne crois pas que ces révélations feront un grand bruit dans le monde qui ne s'occupe de mes pantins que lorsque les ténors sont lassés et les danseurs fourbus ; je ne crois pas non plus que si ces pages tombent un jour sous les yeux d'un bibliophile, elles pourront l'éclairer sur les mœurs parisiennes du dixneuvième siècle, ainsi que sur la littérature exprès* qui a cours aujourd'hui.
Je crois que ce livre, composé de reflets, de personnalités et d'actualités, très-inégal comme facture, à moitié travaillé, à moitié improvisé, existe cependant, comme le ciron près de l'éléphant, comme la mouche près de l'aigle. Et je ne suis pas modeste en disant cela, car tout ce qui se publie aujourd'hui n'est pas toujours vivant.
Il y a bien des cadavres de mon format qui ont de superbes dessins sur leur mausolée !
Donc je publie ce livre, parce que je le crois Livre, et je le commence.