VICTOR HUGO
Bon appétit, messieurs! Aimez-vous le poison, Les trappes, les poignards, voleurs dans la cloison,
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C'est moi, Victor Hugo, qui vais vous en servir ! Moi, qui chantais jadis les combats de l'Emir
Et les cous voilés des sultanes!
* J'aime à faire pâmer d'effroi, les soirs d'hiver, Ou la marquise brune ou bien son chasseur vert
Qui domine la galerie ; J'aime l'accolement du laid avec le beau, Du noir avec le blanc, de la flamme avec l'eau,
Et de la mort avec la vie !
Oh ! raillez ! raillez-moi ! vos injures s'en vont Maculer mes souliers sans monter à mon front
Si vaste que c'est tout un monckt !
Je suis le chef d'école et non pas l'écolier Suivant son professeur dans le boueux sentiei
Où croupit le classique immonde !
Regardez ! — celui-là, c'est Ruy-Blàs, le valet! Né pauvre; qu'un beau jour un grand seigneur a fait Riche ! — et que le génie a fait grand et sublime ! Voici dame Lucrèce, un démon ! c'est le crime
84 i PUPAZzr
Fait femme 1 A ses côtés, monsieur le podesta
àngelo veut tuer dame Gatarinal
Voici Le roi s'amuse et Marion Delorhe 1
L'un toujours escorte d'un petit nain difforme.
Appelé Triboulet ; et l'autre se traînant
Aux pieds de Richelieu, le ministre sanglant t
La TcDORl — Le cœur des femmes est plein de laves !
Regardez bien ceux-ci, car ce sont mes Burgraves !!!
Eh bien, classiques froids, regardez mes enfants ! Applaudis ou siffles, ils sont tous triomphants
Devant l'avenir, leur seul juge !
Corneille est leur aïeul, Shakspeare leur parrain; Et je les ai conçus sur un si haut terrain
Qu'il eût dominé le Déluge !