‹ I pupazziChapitre 17 sur 95 · VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO

Bon appétit, messieurs! Aimez-vous le poison, Les trappes, les poignards, voleurs dans la cloison,

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C'est moi, Victor Hugo, qui vais vous en servir ! Moi, qui chantais jadis les combats de l'Emir

Et les cous voilés des sultanes!

* J'aime à faire pâmer d'effroi, les soirs d'hiver, Ou la marquise brune ou bien son chasseur vert

Qui domine la galerie ; J'aime l'accolement du laid avec le beau, Du noir avec le blanc, de la flamme avec l'eau,

Et de la mort avec la vie !

Oh ! raillez ! raillez-moi ! vos injures s'en vont Maculer mes souliers sans monter à mon front

Si vaste que c'est tout un monckt !

Je suis le chef d'école et non pas l'écolier Suivant son professeur dans le boueux sentiei

Où croupit le classique immonde !

Regardez ! — celui-là, c'est Ruy-Blàs, le valet! Né pauvre; qu'un beau jour un grand seigneur a fait Riche ! — et que le génie a fait grand et sublime ! Voici dame Lucrèce, un démon ! c'est le crime

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Fait femme 1 A ses côtés, monsieur le podesta

àngelo veut tuer dame Gatarinal

Voici Le roi s'amuse et Marion Delorhe 1

L'un toujours escorte d'un petit nain difforme.

Appelé Triboulet ; et l'autre se traînant

Aux pieds de Richelieu, le ministre sanglant t

La TcDORl — Le cœur des femmes est plein de laves !

Regardez bien ceux-ci, car ce sont mes Burgraves !!!

Eh bien, classiques froids, regardez mes enfants ! Applaudis ou siffles, ils sont tous triomphants

Devant l'avenir, leur seul juge !

Corneille est leur aïeul, Shakspeare leur parrain; Et je les ai conçus sur un si haut terrain

Qu'il eût dominé le Déluge !

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