MÉMOIRES
Je connais mes lecteurs, comme si je les avais faits, ils vont se dire : des mémoires de Villemessant, cela va être gros d'anecdotes, de scandales, de révélations ! Abonnons-nous !
Et ils s'abonnent.
L'abonnement fait, j'interromps mes mémoires.
J'occupe mes lecteurs qui finissent leurabonnement avec différents changements dans le ministère de la chronique, et, un mois avant les renouvellements, je me rappelle l'histoire du mandarin.
Vous savez ce mandarin inconnu, ignoré, peut-être encore dans le néant, tué à des millions de lieues, par une simple volonté, par un désir, et dont la mort sauve votre situation.
Quoique je ne sois pas un lovelace, l'idée du mandarin a amené l'idée de la mandarine.
De la mandarine à ma prime, il n'y a que l'épaisseur d'une peau d'orange.
Voilà le nouvel événement de l'Evénement !
Mais bah ! je vous en réserve bien d'autres, et que Millaud se tienne bien.
Ah, à propos, je vous présente un nouveau rédacteur.
M. ***. — Je vous dirai son nom quand il ne sera plus chez nous. — Dites donc, Jouvin, elle est bien bonne !