LE TAMBOUR-MAJOR
Ce que dit le blanc-bec ? Jeune insensé, dis-moi donc un pou lequel de ces messieurs t'aura laissé tomber de sa poche, afin que je te ramasse pour t'y remettre; mais quant à vous, mademoiselle, ne craignez rien : le troupier français connaît les devoirs et la politesse %
Pll'AZZl
qu'il cuivi< ni cl que j-j vous cfi'iv n.cs hoiumagos et mon bras si vous avez l'agrément de l'un ou de l'autre.
ASPASIE, désolée.
Que cet homme est grossier ! mon porc! mon pore !
Sur ces entrefaites, arrivent M. Gobard et Mme Courbemanche ; quelques pas plus* loin, M. Courbemanche et Mme Gobard apparaissent. On propose d'aller dîner. Arrivés à la tapissière, Agathe est absente; mais le dîner est servi sur l'herbe; on mange et on boit... Au moment de couper le melon, on entend une voix d'homme dans le bois... Effroi dos convives; l'homme chante cette chanson : )
Les caporaux sont des sujets Qui nous dévorent tous nos prêts; Ils s'en vont boire de la bière, Et toi, pauvre soldat, tuvat à la rivière.
(Aspasie se trouve mal; on s'empresse autour d'elle.— L'homme continue sa chanson : )
C't-i-là qu'a fait cette ebanson; , C'est 1' tambour- maîtr' du bataillon, Un soir qu'il battait la reiraite Sur les charmants appas de la belle Jeannette!
274 ! pupazzi
(Rires dans le bois; brait dans la feoiHée. An bout d'an instant, Agathe apparaît.)
MADAME GOBARD.
Où étes-vousdonc, Agathe? Nous n'avons personne ici ; il y a des hommes qui chantent. Nous mourons de peur.
AGATHE
Oui, madame ; je suis là.
M. COURBEMANGHE.
Je crois que nous ferions bien de nous dépêcher, car voici le vent du nord qui fraîchit, la poussière s'agite ; c'est l'orage qui s'approche.
M. GOBARD.
Je crois que vous avez raison.
MADAME COURBEMANGHE.
Et pas d'abri ! je ne voudrais pas perdre ma robe de soie puce; elle n'a que quatre ans.
MADAME GOBARD.
J'ai senti des gouttes.