‹ Iambes et poèmes (volume 2)Chapitre 43 sur 112 · LE DESPOTE · texte numérisé non relu

LE DESPOTE

Du glaive de la loi. Justice, arme tes mains Et frappe sans pitié ces monstres inhumains, 20

Ces êtres sans respect pour le haut diadème, Qui, toujours insurgés contre le rang suprême, Dans les transports obscurs de leur férocité Veulent à flots de sang noyer la royauté. Que deviendraient, grand Dieu ! les peuples de ce monde, 2 5

Si, dans leurs errements sur la terre féconde, Ils venaient à tuer leurs sacrés conducteurs? Que feraient ces troupeaux dépourvus de pasteurs? Ce serait le bétail marchant à l'aventure. Et le débordement de toute créature ; 30

Et toi-même, grand Dieu ! par l'orgueil avili, Tu finirais par voir ton saint culte aboli. Les rois sont ici-bas un reflet de ta face ; Comme Dieu l'est au monde, à la terre leur race Est nécessaire ; ainsi, que le glaive des lois 3 5

Apprenne aux vils mortels à respecter les rois !

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