‹ Iambes et poèmesChapitre 31 sur 72 · MICHEL-ANGE · texte numérisé non relu

MICHEL-ANGE

Qjie ton visage est triste et ton front amaigri, Sublime Michel-Ange, 6 vieux tailleur de pierre! Nulle lanne jamais n'a mouillé ta paupière :

Conune Dante, on dirait que tu n'as jamais ri.

Hilu I d'un lait trop fort la Muse t'a nourri, £.'ait fut ton seul amour et prit ta vie entière; Soixante ans tu courus une triple carrière Sans reposer ton cœur sur un cceur attendri.

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IZ8 HICHEL-ANGB

Pauvre Buonarotti I ton seul bonheur au monde Fui d'imprimer au marbre une grandeur profonde, Et, puissant comme Dieu, d'etlrayer comme lui :*

Aus^, quand tu parvins à ta saison demièie.

Vieux lion fatigué, sous ta bknclie criniire. Tu mouius longuement plein de gloire et d'ennui.

D,gniod.,GoOglc

Si dans mon cceur chrétien l'antique foi s'altère, L'art reste encor debout, comme un marbre pieus Qjie le soleil, tombé de k voûte des cieux.

Colore dans la nuit d'un reflet solitaire.

Ainsi, Trieil Allegri, musiden austère.

Compositeur sacré des temps religieux.

Ton archet bien souvent me ramène aux saints lieux, Adorer les pieds morts du Saureur de la terre.

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IJO ALLBGXI

Alors mon âme vaine et sans dévotion.

Mon âme par degré prend de l'émotion, Et monte avec tes chants au séjour des archanges;

Et, mystique poète, au fond des deux brûlants. J'entends les bienheureux dans leurs vêtements blancs. Chanter sur des luths d'or les divines louange*.

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LE CAMPO VACCINO

A U. AmoNi Dkcbàmfs.

C'était l'heure oli la terre appattieut au soleil,

Où les chemins poudreux luisent d'un ton vermeil,

Où tien n'est confonili] dans l'aride campagne,

Où l'on voit les troupeaux dormir sur la monugne.

Et le pitre robuste avec ses beaux chiens blancs

Étaler auprès d'eux ses membres nonchalants ;

L'heure aux grands horizons, l'heure oùl'ombre est mortelle

Au voyageur suant qui s'arrSte sous elle.

Où le pèlerin las, son bâton i la main.

Laisse tomber la tfte en suivant son chemin,

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Ija LE CAMPO VACCINO

Où l'on n'entend au loin sous les herbes brûlantes

Qiie les cris répétés des cigales bruyantes.

L'heure où le ciel est rouge, ofi le cyprès est noir.

Et Rome en son désert encor superbe à voir...

A cette heure, j'étais sur un monceau de briques.

Et, le dos appuyé contre des murs antiques.

Je regardais, de U, s'étendre devant moi

La vidlle majesté des champs du peuple-roi.

Et rien ne parlait haut comme le grand silence

Qui dominait alors cette ruine immense.

Rien ne m' allait au cœur comme ces murs pendants,

Ces terrains âllonnés de mâles accidents.

Et la mélancolie empreinte en cette terre

Qui ne saurait trouver son égale en misère.

Sublime paysage à ravir le pinceau I

Le Colisée avait tout !e fond du tableau :

Le monstre, de son orbe envahissant l'espace.

Foulait de tout son poids la terre jaune et grasse.

Li, ce grand corps sevré de sang pur et de chair.

Étalait tristement ses vieux membres i l'air.

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LE CAMPO VACCINO 1

l^t le ciel bleu, luisant à travers ses arcades. Ses pans de murs croules, ses vastes colonoades. Semait ses larges reias de feux d'azur et d'or. Comme au soleil d'Afrique un reptile qui dort. A droite, en long cordon, au-dessous de sa tète. Du haut d'une terrasse à crouler toute prête. Tombaient de larges flots de feuillages confus, Des pins au vert chapeau, des platanes touSus, Et des chênes voûtés, dont la racine entière Jaillissait comme l'onde à travers chaque pien:e. L'ombre épaisse, je crois, des jardins de Néron, Le seul dont le bas peuple ait conservé le nom... A gauche, près d'un mur chargé d'herbes nouvelles, Le temple de la Paix aux trois voûtes jumelles. Immense, laissait voir par un trou dans le fond Les hauts remparts de Rome et son désert profond ; Puis Castor et PoUux, dépouillés de leurs marbres, Avec d'humbles maisons se perdaient sous les arbres, Et les arbres voilaient de leurs feuillages roux Le grand atc de Sévère enfoui jusqu'aux genoux; Enfin, dans le milieu de cette large enceinte,

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I]4 LS CAUPO vacciho

AuprÈs du Capitole et de sa base sainte,

La terre de Rémus, le vieux pavé romùn...

Mais lasl dans quel étati tout meurtri par la main

Et par le pied brutal de cent hordes guenières.

Un terrain encombré de briques et de pierres,

Et semé de trous nàas et si larges, que l'eau

Y fait plus d'une mare en cherchant son niveau.

Comme des souvenirs, là, de frêles colonnes

Dressent de loin en loin leurs jaunâtres couroimcs;

Et leurs feuilles d'acanthe et leurs fùts caimclés

Rappellent la splendeur des siècles écoulés.

Mais hélas I bien en vaio, sur leurs bases rompues,

Qlielques-unes encor, comme des vierges nues,

Semblent mener un chœur et, se doimant la main,

Chanter pieusement un hymne pur et saint

A la blanche Concorde; en vain, seule et hautaine,

Une d'elles aux deux s'élance en souveraine,

Et montre encor Phocas luisant de pourpre et d'or

Devant l'autel brisé de Jupiter Stator.

Ob I toutes, le front chauve et le pied dans les terres

Pauvres enfants perdus. Romaines solitaires,

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LS CAMPO VACCIMO t]

Elles sont toutes là, dans ces champs désolés. Comme après le carnage et sur des murs croules Des filles de vaincus qui pleurent sur leurs pËrcs. Toutes dans le silence et sans plaintes amires, Elles vont protestant de leurs fragments jneux Contre la barbarie et tous les nouveaux dieux. Pleure, pleure et gémis, beau temple de Faustine ; Tes coloimes de marbre et ta frise latine, Et ton ironlon meurtri, fléchissent sous le poids Du plus lourd des enfants qu'ait engendrés la croix; Pleure, pleure et gémis, car l'indigne coupole Toujours blesse tes flancs et ta divine épaule ; Sur toi pèse toujours le dôme monacal, Comme un barbare assis sur un noble chevaL Et toi, divin Titus, roi des belles journées, Qii'est devenu ton arc aux pierres inclinées, Et cette large voûte, où de nobles tableaux .Sî^ntraient l'arche captive avec les saints flambeaux, El le peuple des Juifs, vaincu, les deux mains jointes, Pleurant devant ton char ses murailles éteintes? Où sont tes écussons pat la foudre sculptés;

I}£ LE CAUPO VACCINO

Tes cavaliers romains par le temps démontés?

Grand Titns, tu n'as plus que la couleur sublime Dont les wècles toujours décorent leur rictime; La rouille; et demi-nus, penchés de toutes parts, Tes membres sont ridés comme ceux des vieillards.

O superbes âévieux, gras habitants du Tibre I

Enduits dégénérés d'un peuple qui fut libre.

Je ne viens pas chercher à vos tristes foyers

De mâles sénateurs et d'antiques guerriers;

Le dévoûment sans borne à la mère chérie

Q,ue vous nommiez jadis du beau nom de patrie,

La croyance étemelle aux murs de Romulus,

L'auguste pauvreté, les rustiques vertus.

Et la robuste foi qui, sur un crâne immonde,

A bâti huit cents ans la conquête du monde;

Ces rudes éléments et du grand et du beau

Ne peuvent plus entrer dans votre étroit cerveau.

Ce que je veux de vous, ce sont de saints exemples,

C'est le respect aux morts, c'est la paix aux vieux temples.

Or donc, asser longtemps, sur ce terrain hâlé,

lE CAMPO VACCINO Ij;

Vieille louve au flanc maigre. Avarice a hurlé ;

Assez, assez longtemps, sans pudeur et sans Iionie,

Vos pères ont sucé ses mamelles de fonte ;

Dans Rome, assez longtemps, prélats et citoyens.

Se ruant par milliers sur les temples païens,

Ont violé le seiùl des royales enceintes.

Volé les dieux d'airain, fondu les portes saintes.

Et comme des goujats avides de trésors,

Jusqu'au dernier lambeau déshabillé les morts.

Maintenant tout est fait : ruines séculaires,

Leurs murs ne peuvent plus tenter les mains vulgaires.

Pas une lame d'or à leurs flancs vermoulus;

De l'antique splendeur il ne leur reste plus

Qiie la forme première, et la belle harmonie

Dont les a, tout enfants, revËius le génie ;

La foraie ei des contours, voilà tous leurs appas.

O Romains d'aujourd'hui! si l'art ne vous prend pas.

Du moins par piété respectez les victimes;

Souvenci-vous toujours des paroles sublimes

Q^e la lyre divine, en des temps de malheurs.

En voyait, couTageuM. aux saints dévastateurs.

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IjB tE CAMPO VACCINO

Les temples, quels qu'Us soieni, sont les âmes des villes; Sans eux, toute dté n'a que des pierres viles, Du foyer domestique et du corps des vieillards Les monuments sacrés sont les derniers remparts; Et, Lorsque sur la terre ils penchent en ruines. Leurs ruines encoi soat des choses divines ; Ce sont des prêtres saints que l'âge use toujours. Mais qu'il ùut honorer jusqu'à leurs derniers jours.

Hélas I tel est le train de ce monde où nous sommes; Et l'ait entre ù peu dans la tète des hommes, Que peut-être mes cris vainement écoutés S'en iront sans écho par les vents emportés.

L'homme id ne croit plus qu'aux choses que l'on touche Au pain qu'on mange, au vin qtii parfume la bouche. Au corps voluptueux qui frémit sous la main.

Et puis au coutelas qui vous perce le sein.

Pour le reste, néant ; sous ses paupières brunes Peuvent s'amonceler des torrents de fortunes, La terre peut trembler sous les plus hauts destins, Des fronts peuvent jaillir les chants les plus divins,

tE CAUPO VACCINO 139

Aux deui peuvent briller les plus illustres gloires :

Tout ici, jusqu'au nom, s'efface des mémoires;

Et quand vous demandez : Qiji jadis là vivaitî

Le peuple indifférent vous répond : Q;ii le sait?

Ah ! sommes-nous donc tous sous un souffle de glace,

Ou sous quelque vent mou qui nous ride la face,

Nous Ate la vigueur, nous afîaiblil le pouls.

Et sous nos corps penchés fait trembler nos genoux î

Avons-nous en dégoût pris toute gloire humaine.

Et, vivant pour nous seuls, sans amour et sans haine,

N'aspirons-nous qu'au jour où le froid du tombeau

Comme un vieuï parchemm nous jaunira la peau?

Faut-il se dire enfin, par le mal qui nous ronge ;

L'ait n'est plus qu'un vain mot, un stérile mensonge,

Le temps a tout usé ce lissu précieux,

Ce riche vêtement, cet habit gracieux

Qjje Dieu fila lui-même, et que sa main féconde

Déploya pour couvrir la nudité du inonde?

La (orme ! — elle m grande et belle au premier jour.

Si belle que le maître, avec un oeil d'amour

Contemplant de son haut l'univers pldn de grâce.

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140 LB CAMPO VACCIKO

Et comme en un miroir y reflétant sa face.

Pensa quelques instants que le monde était bien, Et qu'en ses éléments le mal n'entrait pour rien ; La forme I elle a perdu sa pureté première.

Partout l'homme aujourd'hui maltraite la matière, Et son souffle ternit la native fraîcheur Qij'elle avait comme un fruit que l'on cueille en sa I Plus l'homme avide étend son empire sur terre. Plus la forme pàlii sous la main adultère.

Plus cette belle trame et ce réseau divin Échangent leurs fils d'or contre des tîls d'airain, Plus cette eau sans limon va roulant de la fange. Plus ce beau ciel limpide et ce bleu sans mélange Voient s'étendre sur eux de nuages épais, Et la foudre en éclats leur enlever la pais : Si bien qu'un jour, ridé comme un homme en vidl Le globe, dépouillé de grlce et de jeunesse.

Faute de forme irait, sans secousse et sans maux. Replonger de lui-même au ventre du chaos...

Ohl pardon

i illégitimes I

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LB CAUPO VACCINO I4

C'est que le désespoir va bien aux cceure sublimes.

C'est que la forme morte et sans recouvrement

Est une chose amère à qui sent fortement.

Aussi, chœurs des souffrants, 6 troupes lamentables,

Amants, tristes époui, mères inconsolables,

Vous qu'une forme absente accable de douleurs.

Et le jour et la nuit fait sécher dans les pleurs,

Vous, poètes divins, chanteurs au front austère,

Et vous, prêtres de l'art, ô peintres qui sur terre,

Pliant les deux genoux, comme l'antiquité

Vous faites de la forme une divinité ;

Vous tous, êtres nerveux, qui ne vivez au monde

Q(ie par le sentiment de sa beauté profonde.

Oh ! comme je vous plains, oh 1 comme je confois

Votre douleur sans borne et vos lèvres sans voix,

Lorsque de vos amours les lignes périssables

S'et&cent devant vous comme un pied dans les sables;

Lorsqu'une voii éclate en un dernier effort.

Ou qu'un beau fh)nt se fane au souffle de la mort,

Ou bien lorsque à vos yeux une blanche statue.

Sous le nuuteau brutal qui la &appe et la me.

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143 LB CAUPO VACCIKO

Se brise, et que la forme impossible à sai^ Comme une ime s'eo va pour ne plus revenir!

El toi, divin amant de cette chaste Hélène, Sculpteur au bras immense, i. la puissante haleine. Artiste au front paisible avec les mains en feu, Rayon tombé du ciel et remonté vers Dieu; O Gœthe! à grand vieillard I prince de Germanie I ■ Penché sur Rome antique et son mâle génie.

Je ne puis m'empécher, dans mon chant éploré, A ce grand nom croulé d'unir ton nom sacré.

Tant ils ont tous les deux haut sonné dans l'espace. Tant ils ont au soleil tous deux tenu de place; Et dans les coeurs amis de la forme et des dieux Imprimé pour toujours un ùllon glorieux.

Hélas I longtemps, du fond de ton sol froid et sombre. Sur l'univers entier se pencha ta grande ombre; Longtemps, sublime temple i tous les dieux ouvert, On entendit tes murs chanter plus d'un coucert,

I. L'uteu ititt A Rome lonqac 1> nonieUe de U mort di Gttthe loi purint.

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LE CAMPO VACCINO

Et l'on vit promener sur tes superbes dalles Mille jeunes beautés aux foimes idéales.

Longtemps tu fus le roi d'une noble cité Que l'harmonie un jour b&iit à ton càté.

Et longtemps, quand le sort eut brisé ses portiques, Qjii rappelaient Athène et les grlces antiques, Toi seul restant debout, & splendide vieillard 1 Comme Atlas, tu porta» le vaste del de l'art. Enfin, toujours paré d'un glorieux hommage, Il semblait ici-bas que tu n'avais pas d'âge, Jusqu'au jour où la Mort, te frappant à son tour, Fit crouler ton grand front comme une simple tour, O mère de douleur I 6 Mort pleine d'audace 1 A maudire tes coups toute langue se lasse, Mais la mienne jamais ne se fatiguera A dire tout le mal que ton bras a fait li.

Depuis qu'elle est à bas cette haute colonne. Il me semble que l'art a perdu sa couronne; Le champ de poéùe est un morne désert.

Où l'on voit à grand'peine un noble oiseau passer; Les plus lourds animaux y cherchent leur plture.

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1,44 ^K CAMPO VACCINO

Les vils serpents y vont traîner leur pourriture, Et leur gueule noircit de poison et de fiel Le jned des monuments qui regardent le ciel; C'est un champ pldn de deuil, où la froide débauche Vient parmi les roseaux que jamais l'on ne fauche Hurler des chants hideun et cacher ses ébats ; C'est un sol sans chemin, où l'on tombe à tout pas, Où, parmi les grands trous, et sur les ronces vives, Autour des monuments quelques âmes plaintives Descendent par hasard, et li, dans les débris. Versent des pleurs amers et poussent de longs cris.

O vieille Romel 6 Gœthel à puissances du monde I Ainsi donc votre empire a passé comme l'onde. Comme un sable léger qui coule dans les doigts. Comme im souffle dans l'air, comme un écho des bois. Adieu, vastes débris 1 dans votre belle tombe Dormez, donnez en pais; voici le jour qui tombe. Au faite des toits plats, au front des chapiteaux, L'ombre pend à longs plis comme de noirs manteaux, Le sol denent plus rouge et les arbres plus sombres

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LE CAMPO VACCINO

Derrière les grands arcs, à travers les décombres. Le long des chenÛDS creux, mes regards entraînés Suivent des bulbes noirs deux à deux enchaînés ; Les superbes troupeaux, à la goi^e pendante, Reviennent â pas lents de la campagne ardente, Et les pâtres velus, bruns et la lance au poing. Ramènent à cheval des chariots de foin.

Puis passe un vieux prélat, ou quelque moine sale, Qfii va battant le sol de sa triste sandale, Des frères en chantant portent un blanc linceul. Un enfant demi-nu les suit et marche seul ; Des femmes en drap rouge et de brune figure Descendent en filant les degrés de verdure ; Les gueux déguenillés qui donnaient tous en tas Se lèvent lentement pour prendre leur repas.

L'ouvrier qui bêchait et roulait sa brouette La quitte : le travail, les pelles, tout s'arrête. On n'entend plus au loin qu'un murmure léger, Qjxe le cri d'un inoa, le sifflet d'un berger. Ou, derrière un fronton renversé sur la terre, Q;ie de forts mendiants couchés avec mystère.

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146 LE CAUFO TACCmO

Qiù, les doq doigts tendus et le feu dans les yeux. Disputent souidement des baïoques entre eux.

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