‹ Iambes et poèmesChapitre 38 sur 72 · SALVATOR · texte numérisé non relu

SALVATOR

KéUsl si tu savais le mal que la peasée

Fait au cceur, quand dehors elle n'est point poussée,

Tu crirais comme moi ; mais, homme simple et bon.

Tu ne peux concevoir quelle est ma pasùon,

La mortelle soufirance et le désespoir sombie

D'être eniânt du soleil et de vivre dans l'ombre.

Oh I non, tu ne sais pas combien il est amer

De déployer son aile et n'avoir jamais d'^.

Et cependant la mort vient â grandes journées.

Sur nos fronts d'un vol lourd s'abattent les années.

Et le ^ive que I^eu nous remit dans la main

Se touille en attendant toujours au lendemain.

Faute de nouiriture, on voit mourir sa flamme ;

Chaque jour on s'en va, le corps mangé par l'Ame,

Et le m^ talent, soUtaire et perdu.

Moisit comme un habit dans le coffre étendu ;

Le génie a besoin de liberté pour vivre,

n &ut un large verre à l'homme qui s'enivre.

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l62 CHIAIA

Q]iam A aaâ, je suis las d'attendre foungan, Chaque jour de compter sut un bond du vokau, Le visage couvert de la pîleur du cierge, De gémir comme eunuque embrassant une vierge : Piùsque le peuple id dort la foudre 1 la main. J'irai chercher allleiu^ quelque chose d'humain.

LE PËCHEDR

O vrai ccear de poète ! Ame pleÏDe d'envie,

Nature divorante et jamais assouvie,

Enfant toujours repu, mais qui hurles toujours.

Ne peux-tu pu encore attendre quelques jouis?

Si le don d'un cœur noble et d'un visage austère

Te retire du monde et te fait solitaire,

Si tu fuis loin de nous, A mon bon frère, A toit

Prends garde de tomber au vil amour de soi.

Dans le sentier commun où marchent tous les hommes;

Fuis la perdition de tous tant que nous sommes,

L'écneil le plus fatal sous la voûte des deux;

Songe que de U-haui noua regardent les dieux,

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