SALVATOR
KéUsl si tu savais le mal que la peasée
Fait au cceur, quand dehors elle n'est point poussée,
Tu crirais comme moi ; mais, homme simple et bon.
Tu ne peux concevoir quelle est ma pasùon,
La mortelle soufirance et le désespoir sombie
D'être eniânt du soleil et de vivre dans l'ombre.
Oh I non, tu ne sais pas combien il est amer
De déployer son aile et n'avoir jamais d'^.
Et cependant la mort vient â grandes journées.
Sur nos fronts d'un vol lourd s'abattent les années.
Et le ^ive que I^eu nous remit dans la main
Se touille en attendant toujours au lendemain.
Faute de nouiriture, on voit mourir sa flamme ;
Chaque jour on s'en va, le corps mangé par l'Ame,
Et le m^ talent, soUtaire et perdu.
Moisit comme un habit dans le coffre étendu ;
Le génie a besoin de liberté pour vivre,
n &ut un large verre à l'homme qui s'enivre.
DyGoogle
l62 CHIAIA
Q]iam A aaâ, je suis las d'attendre foungan, Chaque jour de compter sut un bond du vokau, Le visage couvert de la pîleur du cierge, De gémir comme eunuque embrassant une vierge : Piùsque le peuple id dort la foudre 1 la main. J'irai chercher allleiu^ quelque chose d'humain.
LE PËCHEDR
O vrai ccear de poète ! Ame pleÏDe d'envie,
Nature divorante et jamais assouvie,
Enfant toujours repu, mais qui hurles toujours.
Ne peux-tu pu encore attendre quelques jouis?
Si le don d'un cœur noble et d'un visage austère
Te retire du monde et te fait solitaire,
Si tu fuis loin de nous, A mon bon frère, A toit
Prends garde de tomber au vil amour de soi.
Dans le sentier commun où marchent tous les hommes;
Fuis la perdition de tous tant que nous sommes,
L'écneil le plus fatal sous la voûte des deux;
Songe que de U-haui noua regardent les dieux,