PROLOGUE
O grand Dieu 1 sois pour moi ce que sont les étc^Ies
Pour le peuple des matelots; Qpe ton souffle puissant gonfle mes faibles voiles,
Pousse ma barque sur les flots ;
Écarte de mon front les ailes du vertige.
Éloigne cet oiseau des men Qui tout autour des mâts se balance et voltige ;
Et, dans le champ des flots amers.
(Celles que soient, hélas I les choses monstrueuses
Dont mon côl soit épouvanté.
Oh I maintiens-moi toujours dans les routes heureuses
De l'étemelle vérité.
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C'est un espace immense et d'une longueur telle Qji'il faut pour le franchir un jour à l'hirondelle, Et ce n'est, bien au loin, que des ei De musons, de palais et de hauts n Plantés là par le temps sans trop de symtoie ; De noirs et longs tuyaux, clochers de l'industrie, Ouvrant toujours la gueule, et de leurs ventres chauds Exhalant dans les airs la fumée à longs âots ; De vastes dûmes blancs et des Sèches gothiques Flottant dans la vapeur sur des raonceaus de briques; Un fleuve inabordable, un fleuve tout houleux, Roulant sa vase noire en détours sinueux,
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Et rapp^Dt l'effroi des codes infernales ; De gigantesques ponts aux piles colossales, Comme l'homme de Rhode, à travers leurs arceaux, Pouvant laisser passer des milliers de vaisseaux ; Une maiée infecie et toujours avec l'onde Apportmt, remponant ksrichesses du monde; Des chantiers en travail, des tnagasns ouverts. Capables de tenir dans leurs flancs l'univers ; Puis un ciel tourmenté, nuage sur nuage ; Le soleil, comme un mort, le drap sur le visage. Ou, padois, dans les flots d'un air empoisonné Montrant coomie un tnineur son front tout charbonné ; Enfin, dans un amas de choses, sombre, immense. Un peuple noir, vivant et mourant en silence, Des êtres par milliers suivant l'instinct fatal. Et courant après l'or par le bien et le mal.