SHAKSPEARE
Hélas 1 héksi faut-il qu'une halàne glacée Ternisse lé front pur des maîtres glorieux.
Et &ut-il qu'id-bas les dieux de la pensée S'en aillent tristement comme les autres dieux?
De Shakspeare aujourd'hui les tra^ques merveilles Déroulent vainement leurs tableaux enchanteurs; Les vers du fier Breton ne trouvent plus d'oreilles; Ses temples sont désens et vides de clameurs.
Albion perd le goût de ses divins symboles; Hors du vrai par l'ennui les esprits ^arés
DyGoogle
Tombent dans le barbare, et les choses frivoles Parlent plus haut au cœur que les chants insfùrés.
Et pourtant quel Titan i la céleste flamme Alluma comme lui plus de limons divers? Qpel plongeur, entr'ouvrant du sdn les flots amers, Descendit plus avant dans les goufli-es de l'âme?
Quel poète vit mieux au fond du cceur humain Les sombres passons, ces reptiles énormes, .
Dragons impétueux, monstres de mille formes, Se tordre et s'a^ter? Qpel homme de sa main
Sut, comme lui, les prendre au fort de leurs ténèbres, Et, découvrant leur eux à la pure dané, Faire comme un Hercule au monde épouvanté Entendre le concert de leurs plaintes funèbres?
Ahl toujours verra-t-on, d'un pied lourd et brutal, Sur son trâne bondir la smpide matière.
DyGoogle
SHAKSFEARE 2
El l'Anglais préférer une fausse lumtèie Aux sublimes reflets de l'astre impérial?
C'en est-il fait du beau sur cette terre sombre, Et doit-il sous la nuit se perdre entièrement? Non, non I la nuit peut bien jeter au del son ombre. Elle n'étdndra pas les feux du firmament.
O toi qui fus l'enfant de la grande namre.
Robuste nourrisson dans ses deux bras porté; Toi qui, mordant le bout de sa mamelle pure.
D'une lèvre puissante y bus la vérité;
Tout ce que ta pensée a touché de son aile, Tout ce que ton regard a fait naître îd-bas.
Tout ce qu'il a paré d'une forme nouvelle Croîtra dans l'avenir sans crainte du trépas 1
Shakspearel vùnement sotis les voûtes suprêmes Passe le vil troupeau des mortels ii
DyGoogle