SHAKSPEARE
Comme du sable, en vain sur l'abîme des temps. L'un par l'autre écrasés s'entassent les systèmes;
Ton gàiie est pardi au soleil radieui:
Qui, toujours immobile au haut de l'empyrée.
Verse tranquillement sa lumière sacrée Sur la folle rumeur des flots mmultueus.
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a C'est moi; — moi qui, du fond des siècles et des âge^
Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages;
La terre d pdne ouverte au solèl souriaat,
C'est moi qui, sous le froc des vieus rois d'Orient,
Avec la i6te basse et la face pensive,
Du haut de la terrasse et de la tour massive,
Jetai cette clameur au monde épouvanté :
Vanité, vanité, tout n'est que vanitél
C'est moi qui mis l'Aàe aux serres d' Alexandre,
Qtù plus tard changeai Rome en un grand tas de cendre,
Et qui, menant son peuple éventrcr les lions.
Sur la pourpre latine enfantai les Nérons.
Partout j'ai fait tomber bien des £eus en poussière.
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