‹ Ibn-el-AthirChapitre 2 sur 8 · O CL · texte numérisé non relu

O CL

l’œuvre de Mohammed ben Ibrâhîm el-Wat’wât’, qui mourut en 718 (1318-10 de J.-C.) et annota le Kâmil, au dire du bibliographe Haddji Khalfa (1).

On a souvent, et avec raison, relevé le fait que les chroniqueurs orientaux sont peu et mal renseignés sur les événements du Maghreb. Mais Ibn el-Athîr constitue une brillante exception. Il ne cite pas les sources auxquelles il a recouru, mais elles sont bien choisies, et maintes fois elles complètent ou rectifient ce que nous savons par ailleurs ; les lacunes que présentent parfois ses annales ne lui sont peut-être pas toujours imputables, et je suis très porté à croire que la portion ici traduite de son œuvre mérite les éloges qu’on accorde unanimement à son récit des faits relatifs à l’Orient.

La première obligation du traducteur d’un texte arabe consiste sans doute à rendre aussi fidèlement que possible la pensée de l’auteur, mais aussi, ce que certains paraissent oublier, sous une forme toujours intelligible dans la langue adoptée. A mes yeux ce n’est cependant pas tout : une partie non moins importante de son rôle est de fournir les éclaircissements et rapprochements indispensables pour compléter, vérifier ou contredire les assertions d’un texte destiné à d’autres encore que des arabisants.

Tel est le but de notes assez nombreuses, bien que généralement aussi succinctes que possible, et qui auraient pu être plus copieuses si j’avais eu plus de facilités de recherches ou le désir d’augmenter le nombre de ces pages.

Je ne pouvais omettre la traduction de certains fragments déjà faite ailleurs, et j’ai signalé le fait autant que je l’ai pu ; mon travail a cependant toujours été fait d’une manière indépendante, et peutêtre les arabisants et les historiens trouveront que, même pour ces portions, et bien que n’ayant aucun caractère officiel, il ne fait pas toujours double emploi.

(1) On trouvera sur Ibn el-Athîr une notice détaillée, rédigée par M. de Slane, dans le t. I des Historiens arabes des Croisades, p. 752 ; cf. Ibn Khallikân, II, 288 ; Amari, Biblioteca arabo-sicula, trad. I, p. XLViii. Le manuscrit n« 1543 du fonds arabe de I^aris renferme, au fo 50, une notice qui n’est autre que celle, légèrement écourtée^ d’ibn Khallikân, et qui par suite ne nous apprend rien de neuf.

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