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Ibn Thofäil

Une étuHe d’histoire de la philosophie musulmane n’appartient pas exclusivement à l’érudition orientaliste. Les mots arabes qui s’y rencontrent, termes techniques et noms propres, sont destinés à passer tels quels dans les livres d’histoire de la philosophie universelle. L’auteur d’qne pareille étude ne doit donc pas s’attacher imperturbablempnt à un système de transcription rigoureusement scientifique, ayant pour conséquence inévitable de susciter à qui n’est pas arabisant trop de complications, de difficultés et d’énigmes. Nous avons suivi sur ce point l’exemple des de Sacy, des Munk, des Renan, etc., en adoptant toutefois un mode de transcription d’un caractère plus scientifique. Nous distinguons, par exemple, le ^ q, du le b th, du Cj <, mais nous renonçons à distinguer le ^ (h fort) A, du a (h faible) h, le ■> (d zézayé) dh, du t (d emphatique) dh, etc., parce"^ que la pénurie de l’alphabet français ne nous permettrait d’indiquer ces nuances, d'ailleurs légères pour qui n’est pas initié, qu’en surchargeant nos- caractères de signes conventionnels. Cependant, nous rendons conventionnellement le haniza par ’ et le 'aïn par afin de ne pas supprimer deux consonnes arabes. Nous rendons, eu principe, le (s faible) par a- et le (s emphatique) par ç; néanmoins, nous transcrivons ^ par ç lorsque, entre deux voyelles, il risquerait d’être prononcé comme un z, etc. Enfin, nous avons renoncé à modifier l’orthographe altérée de certains noms devenus chez nous d’un usage tout à fait courant, comme Almoravides, Almohades, vizir, etc.

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