‹ Ichthyologie analytique ou essai d'une classification naturelle des poissonsChapitre 105 sur 110 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA FAMILLE DES SILUROÏDES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA FAMILLE DES SILUROÏDES

Cette famille de poissons osseux abdominaux Siluroïdes comprend toutes les espèces qui ont, comme les autres Oplophores de la mème tribu, les nageoires paires latérales ou les pleuropes situés au bas de la poitrine et armés d'un rayon roide, inflexible, souvent hérissé d'épines ou dentelé, dont nous avons fait connaître le mécanisme dans son articulation sur l'épaule, parce qu'il devient un moyen de défense pouvant devenir fixe à la volonté de l'animal, quoique doué d'un mouvement facile de flexion et d'extension. Ce

qui caractérise essentiellement les poissons de cette famille, c'est qu'ils n’ont qu'une seule nageoire sur le dos. Il y a parmi eux deux genres qui ne sont pas réellement abdominaux, parce qu'ils n'ont pas de nageoires paires inférieures ; aussi, comme ils manquent de ces catopes, nous avons dû les inscrire une première fois parmi les Pseudapodes; mais leur véritable place est avec les Silures; leurs caractères se trouvent inscrits déjà page 224, aux numéros 1 et 2, et ici sous les numéros 12 et 13, quoique nous n'ayons pas mentionné leurs noms dans le tableau.

Artédi et Linné avaient compris dans un même genre toutes les espèces, alors peu connues et primitivement en petit nombre; ils leur avaient donné le nom de Silure. Ce rapprochement était en effet très-naturel; car il ne comprenait aue des poissons ayant des formes analogues et présentant les mêmes mœurs, ne se propageant que dans les eaux douces des lacs, des rivières et des grands fleuves. La plupart sont étrangers à l'Europe, et le grand nombre de ceux que l'on connaît proviennent de l’Asie, de l'Afrique ou de l'Amérique.

La distinction ou la séparation que nous établissons ici pour la première fois en deux familles, quoique systématique, est des plus faciles à reconnaître. Elle nous a servi fort utilement, à l’aide du procédé analytique, pour partager en onze genres, bien distincts entre eux, un grand nombre d’espèces qui avaient été entremêlées jusqu'ici par la plupart des auteurs.

Nous avons reconnu qu'il devenait facile de les isoler de suite et de les détacher des genres qui appartiennent à cette même tribu, et d'établir ainsi une classification artificielle et évidente au premier aspect. Dix-sept genres, en effet, ont

Gi

ICHTHYOSTÉS POSTÉROPES OPLOPHORES SILUROÏDES. 473 deux nageoires sur le dos ou une double épiptère, tandis qu'il n'y en a Jamais qu'une seule, souvent même très-peu développée, sur les onze autres genres, dans la famille que nous allons d'abord faire connaître.

Le tableau analytique destiné à faire distinguer les genres de cette famille donne une grande facilité pour arriver à leur détermination; mais leurs caractères essentiels, plus précis, quoique moins comparatifs, se trouvent mieux exposés dans les articles numérotés qui concernent chacun d'eux, avec l'indication de quelques-unes des figures destinées à les représenter. Voici d'autres notes à l’aide desquelles on pourrait encore parvenir à leur distinction.

D'abord, ainsi que le porte l'analyse, les deux genres Loricaire et Rinélépide diffèrent de tous les autres, qui ont la peau tout à fait nue, par les écailles solides et osseuses dont leur corps est comme cuirassé. Ces poissons, ayant la peau molle et sans écailles, offrent donc dans leur seule épiptère un caractère suffisant. Ainsi les Â/alaptérures ont cette nageoire unique entièrement cutanée ou sans rayons osseux. Chez les autres, l’épiptère est soutenue par des rayons osseux ; mais ceux-ci sont mous et flexibles, sans aiguillons ; d’abord chez les Clarias, qui l'ont fort longue, tandis qu'elle est courte et petite dans les Silures, les Cétopsis et les Saccobranches.

Les genres dans lesquels on observe un premier rayon osseux, épineux et redressabie à volonté, sont : 1° les 7rachélioptères et l’Æsprede, chez lesquels cette épine touche la nuque et peut s’y redresser, tandis que 2° chez les Schilbés et les Brontes, cette nageoire du dos est éloignée de la tête.

Go

TRIBU DES OPLOPHORES. FAMILLE DES SILUROÏDES.

Caractères essentiels. Pleuropes ou nageoires paires latérales armés d’un premier

rayon osseux, épineux ; avec une seule nageoire sur le dos.

| prolongée par un rayon libre....... Che Lee OS SHOT

couvert de frès-grandes écailles osseuses ; graine) | tronquéeet 4wrayons égaux... ...0-0......--0%0000 0.0 très-longue, régnant sur pr'esqueitoutie}dos. "tre," 2" NS On COR | la nuque el touchant le crâne...

Corps res roides, épineux sur .

Ï ossiculée, SHË fourchue.,.....

le dos; uroplère \courte, à rayons

très-distincts. .............. .

| latéraux

sans écailles ; épiptère ramiliés ; yeux:

verticaux; queue ALPONUIE. ere ee CE

I. SILURE (Artédi, Linné), Xthoupos, Athenée, Ælien. Qui agite la queue; de seiw, je remue; oùox, la queue.

Cuvier-Valenciennes, t. XIV, p. 323, p£. 409, 410, 411. Bloch, 34.

Bonnaterre, pl. 61, n° 244.

Lacépède, t. V, p. 59. Siure glanis, Saluth, le mal.

Caractères. Corps sans écailles, à épiptère courte, sans aiguillon osseux ; hypoptère longue ; uroptère comme tronquée ; yeux latéraux, peu distincts: dents en curdes aux deux mâchoires.

Quatorze espèces indiquées ; une seule des fleuves et lacs d'Europe, les autres d'Asie, d'Afrique; beaucoup d'espèces des îles du détroit de

la Sonde.

arrondie. .......

presquénuls- >Les

{ très-pointue ....... sais

toute molle ou de peau sans aucun rayon OSSOUX...:,,-.-....s......sreres se stone

Page 1