‹ Iconogaraphie moliéresqueChapitre 100 sur 159 · Molière (acte v, se. 8 du dranie de Mercier). C · texte numérisé non relu

Molière (acte v, se. 8 du dranie de Mercier). C

Fritzsc/tius sculps. In-8.

Cette estampe, qui représente Molière offrant une promesse de mariage à la fille do Madeleine Bejart, a paru dans le tome III du Théâtre complet de M. Merrin- (Amsterdam, U. Vlam, 1778, p. in-8).

'koi. Mort de Molière. 11 est étendu sur le fauteuil du Malade imaginaire ; deux sieurs de la charité sont agenouillées près de lui. Gravure au trait en travers. Yaf- /hird j)inx\ C. yorwand .se. ln-8.

Cotte gra\*ure fait partie du Salon de 1808, puM. par Landon, in-8, tome II, pi, 44.

Orimarost a raconté on d«>tail la mort do Mi>li«r<'. mais il n'a pas tout dit et surtout il n'a pas rapporté tout ce «ju'on disait do cotte mort dans le publie, « J'ai cru, dit-il, que je devois entrer <lans le détail de la mort de Molière, pour désabuser le public de plusieurs histoires <|Uo l'on a faites à cotte occasion. » Quelles étaient ces histoires? L'autour de la Lettre r >ir la Vie de

Molière (on croit que c'est «le Visé) gourmand > termes Ori-

marost : « Eh bien 1 il n'y avoit qu'à dire qu'il ne mourut point sur h; théAtro ; c'en étoit assez; on l'auroit cru, sans ces particularitex ridicules. 11 faut bien (^l'on le cndo sur le reste, «lont il no dit pas la moitié de ce qu'il faut «lire; par exemple, sur son onterromont, dont il y auroil ou do quoi faire un volume aussi gros que son livre et qui auroit été rempli do faits fort curieux, qu'il «çait sans (louto. » Orimarost, dans sa Réponse à cette Lettre critique, n'a-

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joute rien aux détails qu'il avait cru devoir donner; quant aux

petites circonstances que l'anonyme juireait inutiles ou même ridicules, « elles ont du moins servi, dit-il, à détromper le Public de ce ([u'il pensoit sur cette mort». Il invite son censeur, (jui parait si bien informé, à publier ce qu'il peut savoir sur l'enterrement de Molière, pour en faire un livre fort curieux. Quant à lui, il a préféré s'abstenir : « J'ai trouvé la matière de cet ouvra i:e si délicate et si difficile à traiter, dit-il, ([ue j'avoue franchement que je n'ay osé l'entreprendre. » Nous en sommes donc réduit aux conjectures. On devinera peut-être quelque chose de la vérité, en cherchant le sens de ce passage acerbe de V Histoire de la Médecine, par J. Dernier (Paris, 1689, in-4) : « Après tout, il n'y eut pas trop à rire pour Molière, car, loin de se moquer de la médecine, s'il eût suivi ses préceptes, s'il eût moins échaufé son imagination et sa petite poitrine, et s'il eût observé cet avis d'un meilleur médecin, ([uoyque moins bon poète que luy (Le Boulanger de Chalussay, l'auteur (ÏElomire hjpocondre) :

Et l'on en peut guérir, pourvu qtie l'on s'abstienne

Un peu de comédie et de comédienne,

Et que choyant un peu ses poumons échaufés...

s'il eût, dis-je, suivi cet avis et qu'il eût bien ménagé l'autour et l'acteur, ceux dont il prétendoit se railler n'auroient pas eu leur revanche et leur t(nir, outre (pie c'est une grande témérité à un mortel de se moquer d<î la maladie et de la mort, et particulièrement à un chrestien tjui n'y doit penser (ju'en tremblant. »

455. Molière mourant, assisté par deux sieurs de charité. Gravé, par Adrien Migneret, d'après le tableau de Vafllard. In-fol. (H. 38 cent. L. 15.)

Cette estam[)e a tiguré à l'Kxposition de 1817, n" lOUS du Catalogue.

i.'lii. Molière mourant. Gravé sur hni^. Furnc , éditeur. In-s.

•457. La Chambre de Molière. A>//;. Tlunnas. Lith.de Ciihocht' et 6''% passage Said/u'rr, ll>. lu-t, eu larj^eur.

Ce dessin, (pli accompagne un articb; d>' l^. iiurat de (liirgy dans le Mi}/idr dramafi'/ir' toiuf \L IHilS . repres«-ntt' la mort de Molière.

IM ICUNUUKAPHIE

ioS. Morl (le Molii'Te. Sans nom de dessinatcMir. licrtrand se. In-I.

('elle gravure, sur bois, .1 paru dans !•• tome IV «le VHistoin li' France, racontée à mes petits -enfants, par Guizot (Paris, Hachette, 1875, «:r. in-8}.

La mort de Molière était prévue dejiuis jdusieurs années, et Vvn voit déjà, dans le portrait gravé par Nolin, d'après un tableau «b* Mil^'nard 4u\)n no retrouve plus, les rava^res que l'affection pulmonaire (|ui le consumait avait dû faire sur ses traits, en assombrissant encore le caractère triste de sa ph}sionomie. u II étoit devenu très-valetudinaire, dit Bruzen de la Martiuière dans la Vie de IWuteur (é<lit. des Œuvres de 1735), et il étoit réduit à ne vivre (jue de lait, l'ne toux «pi'il avait négligée lui avoit causé une fluxion sur la poitrine, avec un crachement de sang dont il étoit reste incommodé, de sorte (|u'il fut obligé de se mettre au lait pour se raccommoder et pour être en étal de continuer son travail. Il observa ce régime prescpie le reste de ses jours. » Grimaresl ajoute ce détail «ju'il tenait de Baron : «« Le jour que l'on devoit donner la troisième représentation du Malade imaginaire , Molière se trouva tourmenté de sa fluxion |>lu.s (|u'à l'ordinain'. ce «jui l'engagea à appeler sa femme, à (pli il dit en j)resence de Haron : <« Tant (jue ma vie a été mêlée également de douleur et de plaisir, je me suis cru heureux ; mais aujourd'hui que je suis accablé de peines, sans pouvoir compter sur aucuns momcns de satisfaction et de dttuceur, je vois bien qu'il faut quitter la partie : je ne puis plus i»'nir contr*» les douleurs et les déplaisirs, «|ui ne me <lonnent pas un instant de relâche. Mais, ajouta-t-il en réfléchissant, qu'un homme souffre, avant de mourir ! Cependant je sens bien que je finis. »> C'est en vain que sa femme et Baron le conjurèrent de ne pas jouer, ce soir-là : il se sacrifia, maigre tout, à l'intérêt de ses comédiens et fut mortellement atteint sur le théâtre. On le rapporta mourant à son domicile, vers neuf heures du soir, et Hubert, dans son Registre, a marcjné «ju'il mourut à dix heures. On a pensé cpi'il n'était mort que dans la nuit, à deux heures et demie du matin, comme l'indique le cartel qui figure dans la gravure de Nolin, ilaprès un tableau de Mignanl. Mais le bruit ne s'était pas moins répandu, dans tout Paris, que Molière avait été frappé d'apoplexie foudroyante stir la scène, i\\\ moment même où il contrefaisait b* mort flans le Malade imayitiaire, et les ennemis de l'illustre auteur du Tartrtffe proclamèrent partout que cette mort subite avait été la punition éclatante d'un athée. On s'explique ainsi l'objet de la requ«^te de la veuve de Molièr»', adressée à lArchevèque di» Pari;*, pour établir (pie le défunt avait demande un prêtre, avant de mourir Ims son domicile, ou on l'avait transporté au sortir du théâtre

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