MONUMENT DE MOLIERE OU FONTAINE-MOLIERE
813. 15 janvier 18ii. Inauguration de la statue de Molière y né le\6janvier 1622, mort le 1 7 février 1673. Lith. J. liiyo et C'^, rue Bicher, 7. Dessiné et lith. par E. Lépine, peintre du Palais- /loyal. In-fol.
Cette litho^rraphie représente le Monument, entouré des bannières où sont inscrits les titres des comédies de Molière ; un personnage, en tète du cortège, dépose une couronne de lauriers aux pieds de la statue.
Au bas du dessin, on lit ces vers tirés de la. Nouvelle Néméàis, de Barthélémy :
C'est k nous de payer la dette d'un autre âge, C'est à nous d'e/Facer le sacrilège outrage D'un siècle indifférent que tu fis immortel ; Qu'à jamais sur son front ce souvenir retombe ! A peine s'il daigna t'accorder une tombe ; Nous te bâtissons un autel !
Voy. plus haut différentes reproductions de la statue de Molière, par Seurre aîné, n°» 201, 202 et 207. et les gravures d'après cette statue, no» 193 fns et 194.
ftl4. Médaille frappée en l'honneur de l'inauguration de la Fontaine-Molière eu IHii, avec \v plan du rez-do-
chaussée du Monument. Visconti arrh. i8i4. \onnand aîné del. et se. In-i.
Voy. plus haut, n' 216,1a médaille dont le revers seul est reproduit ici dans la gravure.
S 15. élévation de la Fontaine- Molière, par M. Visconti. Monument élevé à la mémoire de Molière. 18ii. A Paris, chez Magnier. In-i.
SU). Face principale de la Fontaine-Molière ù Paris. M^ L, Visconti, arch. A. Lehlan. Pfnor del. et sculp. Publié par A. Grim, éditeur, boulevard S^ Martin, 19. ln-4.
Cette gravure, au trait, a paru dans le 20« volume du Moniteur des Architectes. Une autre gravure représente la face latérale du Monument. Voy. ci-après, n» Sj:^
817. Fontaine- Molière constf^ntc à J*aris, par suusrnj>tioji nationale, en ISti. L. Visconti inrenit. R. Pfnor seul p. In-fol. allant.
Cette belle planche fait partie du recueil intitule : Fontaines monumentales construites à Pnris et proposées pour Itordemur, par Ludovic Vitconti, puM. par Léon Visconti [Paris, typogr. Finuin DiV/o/, 1860). Elit' [\\a\\ .'té exposé'P au S.ilon do 1852.
818. Fontainc-Mi)lière, gravure au trait, d'après le dessin original de L. Visronti. Sans aucun nom d'artiste et sans aucune légende. In-fol. max.
Cettf gravure, «lont nous n'avons vu qu'une épreuve d'artiste, est ahsoliinuMit scmblalde à la précédente, mais sur une moins grande échelle; on doit la regarder comme un essai abandonne, dont il n'y a eu que quolqu< -^ .•;,r, uv. > tirf.'s.
ST.). Monument, de Molière. i>nint de vue pris un peu :\ gauche. J. Ciault((\c\.). IJth. litgo /* et C'. Gr. in-S.
Cette lilhograjihie a ete faite pour accompagner la pr -di
tion du poème tle M™* Louis.» ('ol.f, sur b- Mnininnnf ro
(Pari4, Paulin, 18k3).
Rihlioffr. tnolièr., n** 135.'4.
820. Monument de Molière. Vu de face. E. Hcdoidn (dol.). Pecqueveau^ imp. In-4.
On lit en haut, au-dessus du double filet qui entoure la lithographie : L'Artiste. Cette pièce a paru, en 1844, dans le journal de ce nom.
821. Vue du Monument de Molière. Sans aucun nom d'artiste. Gravure sur bois. In-8.
Cette gTa^•^I^e, dont nous avons vu une épreuve d'artiste, a été faite, sans doute, pour quelque journal illustré, au moment de l'inauguration de la Fontaine, qui est aussi représentée dans un des numéros de Vlllustratioîi, in-lbl., en 1844.
Bibliogv. moUér., n» 13oo.
822. A la gloire de Molière. Lith. par Riche. Monument élevé à la gloire de Molière, rue Richelieu. 1841. A Paris, chez 3/"« Dutertre. In-fol.
823. Monument de Molière, gravé par Herard, d'après J.-A. Levieil. In-4.
Publié par A. Grim, dans le Moniteur des Architectes.
824. Monument de Molière. Trois planches au Irait; au bas de chacune : Visconti, arch. 1844. Normand aîné se, Perrotin éditeur. Sur la V : Elévation géométi^ale. Échelle de
8 mètres. Le Monument vu de face. Sur la 2° : Élévation latérale. Échelle de 8 mètres. Le Monument de profil, à gauche; et sur la S'' : Plan du rez-de-chaussée. Echelle de
9 mètres. Au-dessus de ce plan, la médaille de Molière :
de profil tourné i\ gauche, type lloudon. Autour de la
tôte, on lit : Molière. 1622-1^)73 ; et en exergue : Cannois
sculp^. Au revers de la médaille : le monument vu de face,
avec cette inscription : Inauguré en 1844. Souscript''''
nation^". Et cette exergue : Visconti^ arch. Caunois sculp.
Ces trois planches accompagnent la Notice sur If Monunimt érifjé à Paris (par souscrii)tioni à In glnirr dr }fiJit'rr. l'.iris. IVr rotin, 1844, in-8.
Bihliorp'. moliér.j n» 1.354.
390 ICONOGRAPHIE MOMKRESQUE.
825. Monument de Molih-^ par .V. Viscoutî. Fritz d. Bara et Gérard (se). Gravure sur bois. In-lf.
Cette gravure a été faite en 1844, pour la troisième édition de VHist. de la vie et des ouvrnyea de Molière, par Taschereau (Paris, J. H«'iz«^l. 1844, in-12!. Les mêmes artistes ont aussi dessiné et jrravé, pour la même édition, la statue de Molière par Seurre aine, et Loutrel a grave, d'après Fritz, les deux statues de Pradier, qui ornent le Monument : la Muse enjouée et la Muse sérieuse.
Bibliogr. tnoliér., n» 1019.
X26. Fontaine- M olihe. Lithographie. In-fol.
Puhl. en tête du Rnj,pi,rt sur In Fontaine-Molière, par M. Boulay de la Meurlhe (Paris, 1839, in-fol. \
Bibliogr. molin-., n" 1314.
827. La Fontaine-Molière inaugurée le 15 janvier 1844. Am. ThuiUier (del.). Lith. J. liigo et C. In-(.
Cette lithographie a été faite pour un recueil périodique, intitule le Pionnier, comme l'indique le nom de ce recueil, écrit aunlessus du dessin.
828. Fontaine- Molière, prise au daguerréotype. Chamonin direx\ Gravure au l)urin. In-fol.
829. Fontaine- Molière. Vue pittoresque; nombreux personnages regardant le Monument. Dessiné par Valentin. liuzelot se. In-4.
Publié dans les Beoux-Arts, revue artistique, d.' Curmer, in4, «>n 1844.
830. Fontaine-Moliéro. Rouargue frères del. et sculp. Gr. in-8.
Cette gravure a été faite pour une é<lition de VHistoire de Pmis, de Dulaure [Paris, Fume, 1845, gr. in-8, compacte).
Molière est mort, sans avoir pu prévoir réclatante renommée qui s'attacherait à son nom et à ses ouvrages. Il avait été toujours applaudi comme comédien, souvent comme poète dramatique, mais sa réputation d'écrivain ne fut jamais bien établie, de son vivant, car celles de ses comédies qui réussissaient le mieux au théâtre étaient sévèrement jugées, ù la lecture : on en blâmait le bas comique, on en critiquait surtout le style, qu'on accusait d'incorrection, de trivialité et de prosaïsme. En un mot, personne alors n'aurait eu l'idée de voir Molière entrer à l'Académie française. L'heure du triomphe, de l'apothéose, n'était pas encore venue, et il fallait l'attendre pendant plus d'un siècle. Nous avons déjà remarqué que, sauf rÉpître sur la Rime, adressée à Molière par Boileau, et les Stances que le succès de V École des femmes àvnitinspirécs au môme poëte, on ne trouve, dans les écrits contemporains, aucun éloge caractérisé du créateur de la Comédie moderne. Molière avait sans doute des amis et des admirateurs; mais ceux-ci ne l'appréciaient pas même î\ sa valeur et s'abstenaient du moins de témoigner publiquement leur admiration, qui se partageait entre le comédien et l'auteur comique. C'est donc avec surprise et avec joie que nous avons découvert, dans de vieux papiers, provenant du savant bibliothécaire de Tours, Victor Luzarche, et donnés par sa veuve à la Bibliothèque de l'Arsenal, une pièce devers latins adressée à Molière, et dont nous avons reconnu aisément l'auteur. Cet auteur est Jean Maniv, jésuite, né à Toulouse en l♦)l^'^ mort en 16i»7 ;\ Ville-
franche de Rouergue; la pièce eslaulo^^Taphe, et l'on doil supposer qu'elle accompagnait un exemplaire de l'ouvrage de Jean Maury: Tlœatrum unicersœ Vunitatisy seu Excursus morales in Ecclesiasten Salomonis (Paris, Billaine, lOtîi, in-1:2), offert à Molière. Cette pièce est un glorieux panégyrique de Molière et de ses œuvres ; elle est inédite, et nous n'avons pas hésité à la publier, comme l'unique monument écrit, (jui, du vivant de Molière, ait été élevé en son honneur. Mais les vers du docte jésuite de Toulouse étant assez entortillés et même très-obscurs, il nous a paru indispensable de les faire suivre d un essai de Iraduclictu, (jue nous devons à la plume élégante et correcte de notre digne ami M. Edouard Thierry, ancien administrateur du Théâtre-Français, la Maison de Molière.
AL) MoLlKlil M.
Inclyto Comœdi princops, Molioro, Theatri, (Jui deridondos hoininos plaudente propinas In scenâ, mordons salihiis^iuo, jocisque decoris Mores insulsos, Author, Hecitalor et idem, F'estivflD siiblimis apex, et terminus arlis, (Jui veterum cedis nulli, non omnibus nna. Si rirircos, si Homanos qiiis junf^c^v ccrtol. Kl quos nunc Italos, quos nunc audimus Iberos, Ipsos et Gallos, quorum est jam (jloria summa. Non defiig^nandiim Mus.t partuni aocipo nostra^, Divina qui se commendat ori^rine, juimus K CQ'lo (juod mat«^ri«'m d«'dux«'ril aulhor Ille potens mentis Salomon, Davidica proies, Nonnihil humani cui nos appingerc juvit, l'rivata ut docuit nos oxporiontia rerum, Et quanta lurc licuit rimari uracula luce, Hff'c scrutari adyla, ancipiles penelrare recessus, Multifidas(pie vias cerlo discernere gressu. liac sacra vdut in satyra Heg^nalor Idumes
MOLIERESQUE. 333
Humanis carpit quantum est in rebus inaue ,
Quod Phrygia sum slamen acu pertexere nisus
Non illaudato prorsus tcmerarius ausu ,
Nomine nec forsan nullo, tituloque secuto.
Assimilata tuis potes hic nonnulla videre
E nostris, oculos fuerit si visa morari
Pagina nostra tuos. Mores quoque carpimus ipsi
Utimur et socco nos, intcrdumque cothurno,
Necnon ipsa ferunt nomen quoque scripta Theatri.
Te saltem poteris in fronte agnoscere, tota
Si non in facie : potis et Lucrctius hic se
nie ofTerre tuus, patrio quem carminé reddis
Vim quoque Romuleam et Latium superantc leporem
Vultus ut est natis, in quo Materque, Paterque
Possint agnosci , patct hoc Lucretius ore
In nostris leni, cum fas, imitamine chartis,
Cum nec ReUigio , cum nec Doctrina répugnât ,
At cum Naturie campo spatiamur eodem.
Non possum prœbere aho me munere gratum
Admiranda tuœ post lot spectacula scenœ,
Lœlior unde domum scmper, meliorque recessi,
Séria sic ibi mixta jocis, mixtum utile dulci,
Et sic norma boni, Hmesque docetur honesti;
Sic vitio pœnas, virtuti prœmia seraper
Decernis, scena; non oblectamine solum
Innocuo, sed cum Probitatis l'œnore multo;
Ni vitio stomachi, quales plerosque fateri
Cogimur, altorem quis succum in toxica vertat;
Aut spieto Tellus quo diffluit attica melle,
Quam fert illa eadem malit sorbere cicutam.
Nil adeo prodest, usu subeunte sinislro
Quod non laedat idem. Nec Tu, MoHerc, malignis
Eriperis laudantum inter prîEconia linguis.
Sed rectis sat judiciis atque auribus iequis
Posse frui. Turba e stolida non Gloria constat.
Principibus placuisse viris laus sumraa : sed Ipsi
Quod placeas Régi, tanto quod Teste proberis,
Ejus detineas teretes gratissimus aures,
Otia cessantis recrées, curas<jiie remiltas
331 ICONOGRAPHIK
Curis ipse tuis, Ludisquo labore paralis, Tniis, f)roh superi, quantus lil)i calculas illc! Qiiid cum Tu summis phiceas acct'ptus vl iinis, Et raediis? Adeo libi se versatile prajstal Ingenium, tam se vaste diffundere novit Cum luliet, arridens cuivis, sapiensque palato! Audiris, legerisquc avide, Te dextera qua^vis, Te sinus omnis habet, solisve arceris ab illis Oui te nec norunt, nec nosse infensius audenl, Scilicet exosum (juibus est comœdia nomen , Ilorrendumquc, nec immerito, quud turpia pruini Hic oliin solila, et soleanl li<»c tempore mulla. Sed damnanda heec sint alieno criniine, culpa Non, Molière, tua, qui crudum admiltere verum Quod vah'ant pauci, sals»^ hoc condire faceto Doctus cl urbano, rejeclo sconimate quovis Imjuiro, subeas purgatas limpidus aures, Et sic omne feras apte moderamine punctuni Mordax ut veruin blando societur honesto.