Giam-Battista Lllli, dit CiiiACCiiiAnoNK
— C hiacchiarone . Comédie franroise. i6r>i-i673. Fr. II illemacher s. 1S57; d'après le buste, jzravé par A. de S*-Aubin. Gravé à rcau-forte, pour la Galerie hist. de la Tî'oupe de Molière.
Lully n'a pas fait partie réellement de la Troupe de Molière, mais il en était un des h :s le nom d .et, de
plus, il a rempli de> ; us dans les t rmcdes
de son ami et collaborateur, notamment dans Pourccaugiioc.
Voici le portrait de LuUi . tracé par le poote Senecé, dans sa Lettre de Vléinoit Mnrot à M. de*", toucfinut ce qui s'est pnsxé à fort-ivée de J.-B. Luili aux Chnmps-Èhjsées (Paris, 1G88, in-12). « Un petit homme d'assez mauvaise mine et d'un extérieur fort néplipé. l)e petits yeux, hordes de rouire, (ju'on voyoit ù peine et qui avoient peine à voir, brilloient en luy d'un feu sombre, qui mar(|Uoit tout ensemble beaucoup d'esprit et beaucoup de malignité. Un caractère de plaisanterie cstoit répandu sur son visage; enfin, sa figure entière respiroit la bizarrerie. »
Voy. plus haut les n»» 339 et 340.
il 7. Loris MoLiF.n ou MttUKRK, danseur, musicien et poOtc qui (ij^ura dans les représentations des Plaisirs de l'Ile enchantée.
— Molicr. Comédie franroise, ICaM. Fr. Ildlcmacher se. aq. f. 1SI)8, d'après un ancien portrait en pied, j\ l'acpiarelle. Gravé à l'eau-forle, pour la Galerie historique de la Troupe de Molière.
Voy. dans la Jeuneaar de Molirrr, par K' ! ' ijj^
Ad. Dolahays, 1858, in-lG, p. 147 et suiv.) 1 . ir-
constancic'.«i sur le Molier ou Molière, maître de baUets, danseur et muRirion A la Cour, où il avait acquis une r. - • • n tW»»-brillante, louait iu|>s a\ant «pie notre ^'rand Molière ^ nu <'t apprécie
comme nuteur dramatique et comédien. C'est ce Molière choré-
graphe, qui, en 1656, tivait été chargé de la composition et de l'exécution du ballet, dansé devant la reine de Suède, à Essonne, dans la maison de M. Hesselin, maître de la chambre des deniers du roi : « Dans la rencontre de ce magnifique divertissement, rapporte la Relation de cette fête, on peut dire sans flatterie que le sieur de Molière s'est surpassé lui-même, tant par lesdits beaux vers et le merveilleux air du ballet , lequel fut accompagné d'une symphonie toute divine, que par la politesse et la justesse de sa danse, faisant admirer à tout le monde ce qui rassemble en sa seule personne un poëte galant, un savant musicien et un excellent danseur. » Dès que le vrai Molière eut paru, le faux Molière rentra dans l'ombre et dans le néant. Il n'y eut plus dès lors, entre les deux Molière, de confusion possible.
XoTA. Après la mort de Molière, la Troupe du Palais-Royal se vit bientôt privée de sa salle de spectacle, que le roi attribuait à l'Académie royale de musique; elle alla donc s'établir, en se réunissant à la Troupe du Marais, dans le théâtre du marquis de Sourdéac, situé à l'extrémité de la rue Guénégaud. L'ouverture de ce nouveau théâtre se fit le 9 juillet 1073. Sept nns après, la Troupe de l'Hôtel de Bourgogne fut réunie à ce qui restait de la Troupe de Molière, et cette nouvelle Troupe, où la veuve de Molière, remarié à Guérin d'Etriché, n'avait plus la haute main, ouvrit les portes de son théâtre le 25 août 1680. M. Edouard Thierry nous communique, d'après le Registre de La Grange, le tableau des noms des Comédiens et intéressés, qui formaient, en 1673. la Troupe du Théâtre Français de l'Hôtel Guénégaud, sous la direction de la veuve de Molière.
MM. Mlles
Du Croisy 1 part . Molièrk 1 j»art .
Hubert 1 — De Brie 12 —
De la Grange 1 — Hervé Aubrv 1,2 —
RosiMOND 1 — De LA Grange 12 —
De Brie l — Angélique (du Croisy) .14 —
Dauvilliers 1 — DUPIN 1 —
OUKRIN l — Gu YOT 1 —
Verneuil 1 — Dauvilliers 12 —
La Roque 1 — Ozillon 3 1 —
DupiN i- —
SouRDÉAC, machiniste, 1 —
ClIAMPEROX , — ... 1 —
Béjart, pensionnaire (c'est-à-dire pensionné).
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