‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 108 sur 221 · Collection Hennin, LXIV, p · texte numérisé non relu

Collection Hennin, LXIV, p

1. Wick lof. 52 CE SES 4, Zwingel $, Calvinus, 6 Melanchton. 7 Bucerus, 5 Beza.

Dévore, oiseau, ou meurs.

Huit Réformateurs sont représentés en pied : Wiclef, Huss, Luther, Zwingle, Calvin, Mélanchthon, Bucer, Bèze. Le principal parait être Luther.

Dans le coin supérieur, à gauche, un paysage des deux côtés, des arbres; au milieu, une ville, et, comme légende : «Ils ne prévaudront pas contre elle (non prevalebunt adversus eam). Mat: XVI, 18. » |

Toute la partie de droite est occupée par un autel luthérien, une table, avec un tapis. Sur la table : Opera Luth.; Opera d. Aug.; Conf. Aug., et toute grande ouverte : Biblia sacra. — Derrière, contre le mur, une lumière qui éclaire, en haut une église.

Un jeune homme, à côté de l’autel, semble s’adresser aux Réformateurs, et sur le devant de la table, un oiseau, un corbeau, semble-t-il, picore, tandis qu’on lit: Wreet Vogel oft sterf (dévore, oiseau ou meurs). Wreet Vogel oft sterf est la traduction hollandaise de Friss, Vogel, oder stirb

(fressen est la façon de manger des bêtes). Et Friss, Vogel, oder stirb est le titre d’un pamphlet

publié par le jésuite Weïslinger {, pamphlet plein de calomnies odieuses et habituelles et auxquelles répondit en 1731, par son Anliweislingerus, le pieux pasteur Jean-Philippe Fresenius. Cette … réponse exaspéra le clergé catholique, qui voulut faire enlever l’auteur par une troupe de soldats autrichiens, alors sur les bords du Rhin. Fresenius prit la fuite, se réfugia à Darmstadt, entra en

relations avec le Landgrave Ernst Ludwig, et fut nommé second pasteur à Giessen ©.

1. Weislinger, Johann Nikolaus: Æriss, Vogel, oder stirb. Das ist: Ein, wegen dem wichtigen Glaubens- Articul dess Christenthums, von der wahren Kirchen mit allen uncatholischen Praedicanten scharff vorgenommenes Examen und Tortur. Strassburg, 1717, in-8°. — Outre cette édition la Bibliothèque de Berlin en possède quatre autres: de Rastatt, 1722; de Strassburg, 1726; d'Augspurg, 1730; d'Oberammergau, 1751. On voit le succès de l'ouvrage. — Dans la préface (p. V) l’auteur explique lui-même son titre en ces termes : « Quand un groupe de soldats est attaqué de tous côtés par ses ennemis, le proverbe dit : Aw vincere aut mort, Friss, Vogel, oder stirb. » Il n'y a pas d'autre alternative : ou gagné ou perdu! La vie ou la mort sont devant les yeux! Ici de même. Aux prédicants ennemis jurés de notre foi, il est coupé, dans ce traité, la retraite, la fuite de tous côtés. Il est montré, sans pardon, qu'ils ne peuvent échapper à l’une ou l’autre de ces extrémités... ou approuver la doctrine catholique ou être coupables de blasphèmes.

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