‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 11 sur 221 · L'ÉMAIL DE L. LIMOSIN · texte numérisé non relu

L'ÉMAIL DE L. LIMOSIN

3. Et en tout cas, si Léonard a peint Luther, Mélanchthon, Théodore de Bèze, il ny a aucune raison pour ne pas admettre qu’il ait peint aussi Calvin; il est au contraire vraisemblable qu'il la peint. Aussi est-ce avec une curiosité, pleine d’un intérêt particulier, que nous avons recherché ce que MM. Bourdery et Lachenaud disent dans leur Catalogue sur les portraits de ces trois Réformateurs. Le voici :

« 114. Luther : En 1539 [dit M. de Laborde, 1852], Léonard peignit le portrait de Martin Luther, qui était de bonne défaite à cette cour de France, où les tendances sc portaient avec ardeur vers la Réforme. Hauteur: 70 mm. environ. Nolice des émaux exposés au Musée du Louvre, 1852.» — Et en note : « Journal archéologique de Londres. On y lit, t. VIE, p. 81, que M. Webb a présenté à l’association un portrait de Martin Luther, par Léonard Limosin, signé L. L., 1539. J'ai vu chez M. Webb, mon collègue du jury de Londres, ce portrait, peint un peu

durement sur fond bleu; #! n’a pas une res-

semblance bien décidée avec Luther 1. » —

Et c’est tout comme indication et comme

Catalogue de la vente Spitzer.

preuve !

Passons à Mélanchthon : « 116. Mélanchthon : A. N° 245. Portrait de Calvin vu de trois quarts, émail colorié, de six pouces de grandeur. » Et les auteurs expliquent : « Dans le catalogue de la collection Révoil, publié par M. Courajol, c’est sous le N° 245 que se trouve inscrit ce portrait... M. de Laborde avait accepté, pour ce portrait, le nom de Calvin sous toutes réserves. M. Darcel à cru devoir y reconnaître Mélanchthon. C’est sous ce dernier nom que nous inscrivons le personnage. » Et qu'est-ce qui a guidé M. Darcel dans l'attribution de ce portrait, où l’on voit «un bonnet plat à oreillères et une robe noire damassée de noir?» Voici : « N° 256 de Ja Nolice des émaux par M. le comte L. de Laborde, qui admet la même attribution avec un point d'interrogation. Ce portrait, qui ne rappelle en rien les traits de Calvin, mous semble se rapprocher davantage [« davantage » que « rien » n’est peut-être pas beaucoup] de celui de Mélanchthon, peint par Albrecht Durer et possédé par le Musée de Munich ?. »

Reste Théodore de Bèze.

Je lis: « N° 2915. Plaque rectangulaire. Portrait de Théodore de Bèze, tenant un livre des deux mains... Baron James de Rothschild. » Et cette note des auteurs: « M. Alfred André, qui a bien voulu étudier spécialement pour nous les portraits des collections de MM. les barons

de Rothschild, n’a pu parvenir à identifier celui de Théodore de Bèze avec aucun de ceux qui figurent

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