CARICATURES LUTHÉRIENNES ANTI-CALVINISTES
les noms et les dates de l’histoire du dogme : Origène, « Betramus », et « Johannes Scotus », et « Beringarius », puis Zwingle. Après « la mort bienheureuse du docteur », c’est-à-dire de Luther, viennent Calvin, P. Martyr, Bèze, etc. Il est dit qu'ils ont augmenté les blasphèmes précédents, en soutenant « que le Seigneur Christ ne peut venir du ciel; en conséquence, il n’est pas possible au Dieu tout puissant de faire que son corps naturel soit à la fois en plus d’un endroit. »
La seconde colonne contient les noms (avec dates) de ceux qui ont réfuté les erreurs et les hérétiques depuis « Agnatius » en 108. Vient à la fin le « cher homme de Dieu et dernier prophète des Allemands, docteur Martin Luther. »
La gravure se divise en deux parties principales. Sur la partie de droite, on voit une sorte de panier porté par deux diables, d’où part le sommet d’une tente, sur les pans de laquelle on lit : « Prenez, mangez seulement en souvenir. »
Un ministre calviniste que, par derrière, un diable inspire avec un soufflet, distribue la cène. Plus bas, on lit la devise : « Moi Satan je suis aussi parmi les calvinistes !. »
Les docteurs calvinistes, poussés, montent à une échelle, qui conduit à une arche, et sur l'arche il y a : « Die Ladei Geheimnis Gottes » (arche du secret de Dieu). Elle est ouverte. Un individu y plonge avec la main pour y puiser. Un autre, droit, tient d’une main une colombe, et sur sa tête on lit: « Habs erwischt auch ich » (je l'ai aussi attrapée).
On voit Dieu, le baptème de Christ, la crucifixion, des passages du Nouveau Testament; on
lit cette légende : « Le salaire sera le feu de l’enfer » (Lobn sol sein die hellische Hiz)*.
Le testament de l’union calviniste ou sa dernière volonté.
Une chambre. À gauche une fenêtre, par laquelle on aperçoit dans le lointain de petites barques et, sur un monticule baigné par l’eau, de petites églises. — Le fond de la chambre est occupé par un lit surmonté d’un baldaquin. Dans le lit est couché une femme, et devant le lit sont trois gentilshommes. — Un peu en avant, à gauche, un notaire, assis, écrit sur une table. °
Par la porte, à gauche, on voit un homme qui écoute, et plus loin trois hommes qui semblent s’approcher. A droite, on aperçoit un homme, dans larceau d’une tour, qui sonne deux cloches.
Un long texte allemand entoure la gravure et donne les explications suivantes : « Parce que ma fin s’approche, je fais un bon testament, pour que mes corbeaux, que je laisse, n’aient pas à se disputer au sujet de mon héritage. » Et encore : « Au nom du comte Palatin, de Hollach et d’'Anbhalt, l’un le Père, l’autre le Fils, l’autre l'Esprit des calvinistes.. » La mourante confie son
âme à Dieu « quel qu'il soit »…. Elle distribue ce qu’elle a. « Mon comte Palatin, parce que, à
1. «Ich Sathan bin aug gar bey | under der Calvinistereiï. » 2, Bibliothèque de Zurich. — D'après une note de l’antiquaire Rosenthal, vers 1620.
cause de moi, tu as abandonné Dieu et sa bénédiction... je te donne, par une grâce particulière,
bien des milliers de vers hollandais (hollandische Maden), comme il s’en trouve dans le fro-
mage !, » etc.
Le testament de l'union calviniste ou sa dernière volonté.