I. René Boyvin. — IT. Hondius
René Boyvin.
L n’est pas étonnant que la gravure de René Boyvin, représentant Calvin à l’âge de cinquante-trois ans (c’est-à-dire en 1562), ait été souvent repro-
duite; car elle nous donne un des portraits les plus significatifs !.
René Boyvin «est un des plus considérables et des plus anciens gra-
veurs au burin, dans la grande manière, qu’ait eu la France du seizième
siècle ?, » — « Il naquit à Angers. On n’a sur lui aucun renseignement... Mais on sait qu’il grava avec une grande habileté, et qu’il fut un interprète habituel des peintures exécutées par les maîtres de l’école de Fontainebleau. Il n’employa que le burin. Dans sa main, cet instrument produisit des ouvrages excellents. qui attestent une connaissance du dessin rare de tout temps chez les graveurs au burin. Son talent est un peu froid... Il y a quelque sécheresse dans les contours, qui, lorsqu'il s’agit de figures, peut choquer l’œil... Ses planches... sont d’une exécution irréprochable ?. »
L’école de Fontainebleau est celle qui se forma dans cette ville, grâce aux maîtres expérimentés que François I‘ y attira de tous les pays. « Deux artistes italiens, Rosso et Primatice dirigent l’école... Doués l’un et l’autre d’un remarquable talent, ils donnèrent l’impulsion et contribuèrent, plus qu'aucun autre artiste, à établir en France cette école internationale pour ainsi dire, qui a occupé, dans l’art de notre pays, une place à part. Parmi les meilleurs graveurs de l’école de Fontainebleau, dont le nom soit connu, nous pouvons citer Antonio Fantuzzi, en première
ligne ; Léonard Tiry, qui mérite la seconde place ; René Boyvin et Guido Ruggieri #. »
1. H. 0,160. L. 0,123, sur cuivre. Collection Maillart-Gosse. (Cat. N° 115.) — Dans la seule collection Maillart-Gosse, il y en a douze reproductions diverses.
2. Robert Dusménil, Le peintre graveur français, tome VIII (1850), p. 11.
3. Georges Duplessis, Histoire de la gravure, 1880, p. 355. — #. Jbid., p. 352, 353.