‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 46 sur 221 · Albert Jacquot, Pierre Woeïriot, p · texte numérisé non relu

Albert Jacquot, Pierre Woeïriot, p

2. Voir Bulletin du protestantisme, LIV, 1905, p. 445: Charles Comte, Un portrait peu connu de Calvin. — Louis Jouve, Biographie générale des Vosges : Woeiriot, les Briot, Fratrel, 1890. — Henri Dannreuther, article dans le Bulletin, XXXIX, 1890, p. 608. — Léon Germain, article dans le /ournal de la Société d'archéologie lorraine, tiré à part; Les Briot et la famille de Pierre Woeïriot, 1891. — Albert Jacquot, Pierre Woeïriof, 1892.

3. Bibliothèque de Genève. Manuscrit des Chroniques de M. Roset: MS. M. h. g. r41c.

ICON. CALV. 9

nationale à Paris (Collection des portraits de Calvin). Sur cette simple feuille volante, au bas du portrait, se trouve une pièce de quatorze vers latins !. Comment ce portrait fut-il publié en 1566? sur feuille volante ? en tête d’un ouvrage? Nous

ne le savons.

5. Quoi qu’il en soit, l’œuvre de P. Woæeiriot est remarquable. Il y a évidemment de la ressemblance ; il y a de la vie. Et telle a été de tout temps l’opinion des connaisseurs.

« C’est, dit J. Bonnet, le même [?] type [de la Bibliothèque] que l’on retrouve dans une édition de l’Institution chrétienne de 1566 [celle de Perrin], qui offre peut-être le meilleur portrait du Réformateur ?. »

Et Blavignac, parlant des « deux gravures faites en 1566, sous les yeux de Th. de Bèze, le collègue et l'ami de Calvin, » ajoute : « Ces deux gravures, que nous considérons comme la représentation authentique, offrent entre elles, bien que très différentes par les accessoires, une parfaite ressemblance de physionomie. L'une d'elles se trouve au verso du titre du Recueil des Opuscules, etc. ; l’autre, portant la même signature, la même date, est conservée à la Bibliothèque publique de Genève ?. » :

6. À propos du portrait de Calvin « au bonnet », les auteurs parlent d’un exemplaire avec dédicace. Sur le petit piédestal, qui semble soutenir le buste, il y a toujours 66, le millésime. Mais, sur la console, on lit: Ludovico Masurio #.

« Le personnage, auquel l’artiste dédie ce portrait du Réformateur, est un ‘de ceux qui peuvent le plus nous intéresser dans l’histoire du protestantisme en Lorraine et à Metz; car Ludovicus Mazurius, le poète Louis des Masures, l’auteur des Tragédies saincles, David combattant, David triomphant, David fugitif, après avoir été conseiller et secrétaire du duc de Lorraine, vivait, en 1566, réfugié à Metz, ayant, quelques années auparavant, embrassé le protestantisme 5. »

Faut-il admettre que l'artiste aura gravé le nom de son ami sur quelques exemplaires ?

Ce Calvin au « bonnet » a été reproduit avec cette exergue, en latin, autour du portrait : Funeste image de Jean Calvin, hérésiarche?, dans une série de traductions du pamphlet de Bolsec, en latin, à Cologne, 1580; en allemand, à Cologne, même année ; autre édition en 1581; en hol-

landais, 1581 8.

1. Cités et traduits dans le Bulletin, LIN (1905), p. 448. — 2. J. Bonnet, p. 33.

3. Mémoires et documents de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève. Blavignac, VII, p. 144, 145.

4. Dans un recueil factice de gravures de Woeiriot, cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale (Ed. 5 B. Réserve), voir Bulletin, LIV, 1905, p. 448.

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