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La gravure hollandaise de 1616.
Et si nous totalisons ces certitudes et ces vraisemblances, nous arrivons, croyonsnous, à cette conclusion: Calvin avait une tête assez fortement ossaturée : en particulier les os des pommettes, du nez, de la mâchoire, étaient plutôt longs ou larges. Et à une époque où la fatigue n'avait pas encore amaigri notre Reformateur, son apparence fut sans doute assez robuste.
Mais il usa ses forces, d’abord par un labeur intellectuel (lectures, études, etc.), qui engendra diverses maladies précoces, et puis par un labeur moral (gouvernement, luttes, préoccupations), qui aggrava des maladies anciennes et leur ajouta des maladies nouvelles.
À cinquante-cinq ans, il ressemblait à un vieillard ayant presque dépassé la limite de la vie humaine ordinaire. Après
avoir paru robuste, il parut
chétif : contraste qui résume toutes les impressions se dégageant de l’ensemble de ses portraits,
et qui symbolise les contrastes de sa vie, de cette vie qui a attiré, séduit merveilleusement les
uns, a effrayé et repoussé vivement les autres, parmi ses contemporains et aujourd’hui encore.
Quant à sa physionomie, fils d’une mère qui était « belle », nous est-il dit, il eut les traits fort
réguliers, un noble front, de beaux yeux ovales et grands par où se montrait sa rare intelligence,
un nez fin et élégant, et des lèvres à l'expression douce, au-dessus d’un menton, caché par une
grande et longue barbe, mais trahissant, — ainsi que ses pommettes, — l'énergie de sa volonté.
Aussi lorsque, au début de son âge, la souffrance eut mis son empreinte un peu mélancolique sur
son visage, sans l’avoir encore amaigri et ridé, ce visage dut être singulièrement distingué et lon
comprend lattrait que Calvin exercait sur tous ceux avec qui il entrait en relations amicales.
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