‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 58 sur 221 · N° IT · texte numérisé non relu

N° IT

» Légende : Natus Novioduni 1509. Ecclesiæ Reformator. Genevæ Pastor et Tutamen. Mortuus Genevæ 1564.

1. Bulletin, LIN, 1905, p. 153, 154. — 2. Ant. Henseler, Anfoine Bouy, artiste-graveur en médailles, sa vie et ses principales œuvres, 1881, p. 10.

3. Jacob-Elisée Cellérier, né à Satigny le 12 décembre 1785, admis le 2 août 1799 à l’Auditoire de Belles-Lettres, puis en 1804 à celui de théologie, reçut l'imposition en 1808 et succéda à son père comme pasteur de Satigny le 14 décembre 1814. Après un ministère d'un an et demi, il obtint la place de professeur de langues orientales à l’Académie de Genève, le 29 mars 1816. Il mourut le 17 novembre 1862, après avoir rendu des services importants à l'Eglise et à la science. (Nofñice sur le professeur J.-E. Cellérier, par Th. Heyer, dans M. D. G., 1863, t. XIII, p. 114-125. — A. de Montet, Dictionnaire biographique des Genevois et des Vaudois. Lausanne, 1877, vol. I, p. 135.)

au

» Dans le champ : 1! | teint ferme | comme s'il eust | veu celuy qui est | invisible | Hébr. AT, 27, » Exergue : Ob. Jubil. Tercelebrat. Genevæ M.DCCCXXXY.

Ne IL.

» Légende : Nat. Noviod. 1509. Mort. Genevæ 1564. Ecclesiæ Reformator. Genevæ Tutamen: Corpore fractus. Animo potens. Fide victor.

» Dans le champ : 1] | teint ferme | comme s’il eust | veu celuy qui est | invisible | Hébr. ALR2Y

» Le N° I me semble exprimer avec assez de bonheur et de brièveté les contrastes et les mobiles de la vie de Calvin, et la légende, en faisant de Calvin le réformateur de l'Eglise, le pasteur et l’appui de Genève, présente des idées qui ne peuvent guère être omises dans la médaille frappée à Genève, à l’époque du jubilé. Mais je sens que linscription placée dans le champ a le tort d’être une inscription, et comme une épitaphe, racontant la vie de l’homme, plutôt qu’une sentence y faisant allusion, ce qui vaudrait certainement mieux. C’est même pour cela que j'ai réuni à l'inscription les dates de naissance et de mort qui eussent mieux été dans la légende, si cela n’eût pas eu l’inconvénient de mettre partout et en trois pièces ce ton d’épitaphe.

» Le N° IT a pour inscription un passage qui me semble dignement et exactement caractériser la conduite de Calvin dans ce qu’elle a eu de plus saillant, et dans le principe qui l'inspirait.… Ce passage, de plus en vieux français et en orthographe gauloise, que vous pourriez peut-être graver en caractères gothiques, va mieux que des mots latins, profanes ou modernes, dans Pingénieux encadrement que vous lui destinez. Je préfère ce projet au précédent, et pourtant je regrette beaucoup l’idée : Fréle de corps, puissant par l’âme, vainqueur par la foi, qui était exprimée dans le N° I.

» J'ai essayé de tout réunir dans le N° IIL; vous jugerez s’il n’est point trop chargé, et, dans ce cas, s’il devrait être adopté en retranchant une des trois portions de la légende, et laquelle ? Si vous jugez qu’il y ait dans ce que je vous envoie quelque chose dont vous puissiez tirer parti, votre goût saura bien arranger et combiner, de manière à faire un revers digne de la face et un emblème digne du sujet.

» Messieurs vos frères m'ont permis d’aller lundi prochain, avec ma femme et mes enfants, voir frapper votre belle médaille ! (que je ne connais encore que par une mauvaise lithographie de Partiste), et ce sera pour moi un grand plaisir.

» Agréez, Monsieur, l'assurance de ma haute considération et de mon attachement ancien et

dévoué.

» J. CELLÉRIER, professeur.

» Monsieur Antoine Bovy, graveur, rue J.-J. Rousseau, N° 512. »

Il suffit de comparer ce troisième projet et la médaille de Bovy pour voir quelle part revient pasteur dans l’œuvre du graveur. |

1. Il s'agit sans doute ici de la médaille officielle du Jubilé décrite dans le Catalogue. 2. Papiers de famille de Mme J.-L. Reverdin-Baron, d’après la copie faite par M. Jacques Mayor.

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