DOCUMENTS DIVERS
considérable, très long, et qui, en définitive, nous aurait entraîné hors de notre étude particulière. Il y aurait matière à une publication artistique d’un genre particulier.
Nous nous bornons à de très courtes indications !.
1. Du peintre Hornung (1792-1870), nous connaissons la reproduction des Derniers adieux de Calvin, dont loriginal est au Musée de Genève (une autre peinture, représentant le même sujet, est en Angleterre), et la reproduction des Adieux de Farel.
On a publié un Calvin en prière, dont l'attribution est, parait-il, douteuse. Et nous avons trouvé la mention d’un Calvin aux fortifications, d'un Calvin refusant la cène, d’un Calvin
lisant, etc.
2. Du peintre Jean-Léonard Lugardon (1801-1884), nous n'avons pu nous procurer que la grande reproduction de Calviu retenu à Genève, par Farel. — Une reproduction de son autre tableau : Calvin refuse la cène aux libertins, qui est au Musée de la Réformation, est postérieure et
un peu insuffisante.
3. Du peintre Labouchère nous ne connaissons qu’une lithographie de Goupil, reproduisant « un colloque à Genève en 1549. » Le tableau fut acheté par un Ecossais, M. Wilson. Le sujet est: « Calvin communiquant à ses collègues un formulaire de confession de foi, de discipline ecclésiastique et de catéchisme, qu’il fit ensuite passer en forme de loi par le Grand Conseil. » — Dans le catalogue de la collection du pasteur Ch. Frossard, nous lisons : « Lithographie de la mort de Calvin par Labouchère, dessiné par Jacott. La même, réduite. »
Nous lisons encore : « Calvin à son lit de mort, entouré des magistrats de Genève, tableau de moyenne grandeur par Eug. Deveria. Huile sur toile. » — Il serait évidemment intéressant de comparer, ici, Hornung, Labouchère et Deveria.
4. De Ary Scheffer, il y a le « portrait » de Calvin (en 1858). Il faudrait ajouter deux ou trois autres tableaux :
5. La dispute de Lausanne, par François Bocion, dont l'original est au Musée de Lausanne (et
oui n’a été reproduit que d’une façon très insuffisante).
1. Nous n'avons pas entrepris un catalogue, même sommaire, des reproductions de la figure de Calvin par la statuaire, reproductions récentes. Nous en signalerons ici deux seulement : 1° Au Musée des arts décoratifs une maquette en plâtre d'un Calvin plus grand que nature par le sculpteur I. M. Reymond (actuellement en vie) ; et 2° Chez M. Louis Pictet, dans sa campagne, /e Reposoir, aux bords du lac, la maquette d'un Calvin par le sculpteur Chaponnière (mort en 1835). — Un catalogue de la collection du pasteur Charles Frossard signale : « Un buste sculpté en bois, par V. Lebrat, pasteur à Roubaix ; une statuette en pied, modelée, par Dupuy de Blois. » — Il y en a d'autres.
Nous notons encore les pièces suivantes que l’on trouve à la Bibliothèque de Genève: 1° Un « médaillon de Th. de Bèze et J. Calvin, taillés par L. Chapat, d'Orange, réfugié protestant français à Berlin, et donnés par lui à la Bibliothèque de Genève en 1748.» C'est le Calvin, d’après le portrait de là Biblio-
thèque. Au revers: « Silex | præstantissimus | Fygari | amnis. >» La pièce mesure : 0,168/0,038. — 2° Un médaillon en silex (H. 0,057/0,042), même effigie de Calvin, taillée. Au revers : « F. Genev. | Lud. Chap. 1731.» — 30 Un médaillon en ivoire, J. Calvin (0,050/0,088), forte figure. — 4° Enfin, dans un cadre, se
trouvent dix miniatures sur velin, signées Rath, reproduisant des portraits de Réformateurs, en particulier celui de Calvin. (Ces miniatures de Henriette Rath ont été étudiées par M. Le Grand-Roy dans un rapport déposé à la Bibliothèque.)
6. Les premières promotions à Saint-Pierre, en 1559, de Edouard Lossier, dont l’original est
dans les salles du Conseil administratif de Genève. 7. Calvin et les quatre syndics dans la cour du Collège de Genève, par Hodler.
8. La Gazette des Beaux-Arts parle à deux reprises de l’œuvre de Claudius Popelin, né en
1825, et qui était élève d’Ary Scheffer :
« Les émaux de M. Claudius Popelin sont aussi parfaits quant à la réussite que les plus belles pièces de Limoges. Ils ont aussi cette qualité, rare aujourd’hui, de n’être point des pastiches. Il y en a trois : un César équestre, un portrait-médaillon de Calvin et un portrait de famille. » (Article sur l’Exposition de Bordeaux .)
« M. Paul Mantz signale, en 1859, dans la Gazette, deux compositions importantes. [En voici une]: Calvin, réfugié à la cour de Renée de France, duchesse de Ferrare, prèche devant cette
princesse, accompagné de Clément Marot, la doctrine dont il fut l’apôtre ?. »
1. Gazette des Beaux-Arts, 1865 (1864-1868, tome XVIII), p. 475. 2. Jbid., 1868, p. 580.