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LE SAINT-ESPRIT EN COLOMBE

Spiritus en latin et hnetma en grec signifient haleine et souffle; du verbe spirare nous avons fait respirer. L'esprit est donc l'air en action; c'est le vent dans la nature, c'est l'âme dans Thomme, c'est la vie et le mouvement dans fune et dans fautre. Le mouvement , la rapidité , sont donc les qua-

oiseau de cuivre doré également. (V. M. de Chateaubriand, Génie du Christianisme \ vol. IV, notes et éclairciss. pag. 442.)

' Au sacre de Charles X, en 182 5, après l'intronisation, on lâcha ainsi une grande quantité de colombes dans la cathédrale de Reims. La plupart vinrent se brûler les ailes aux innombrables bougies qui illuminaient l'église ; j'en ai reçu une qui tomba morte dans mes bras.

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lités essentielles de l'esprit. Lorsqu'on voulut représenter sous une forme visible cet esprit invisible et divin qui anime la nature entière, on dut naturellement songer à l'être vivant qui est doué de la plus grande activité. En un instant l'oiseau monte de la terre et s'élève jusque dans les profondeurs de l'air, où il se dérobe aux regards; il peut, avec une facilité aussi extraordinaire que sa vitesse , se transporter d'une contrée dans une autre; en hauteur et en largeur, il prend presque instantanément possession des plus grandes distances. L'oiseau, dans le règne organique , était nécessairement destiné à figurer l'esprit, qui est le souffle en mouvement, qui est la vitesse vivante. Le christianisme exprime par des formes ornithologiques, non-seulement la rapidité, la vitesse, mais la nature spirituelle, la substance incorporelle. Du reste, cette seconde idée est corrélative de la première, car l'âme est aussi légère que le corps est lourd. Les anges , âmes sans corps , ont des ailes aux épaules ; ils en ont toujours une paire et quelquefois trois, comme les chérubins et les séraphins.

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