‹ Iconographie chrétienneChapitre 47 sur 141 · NATURE DE LA GLOIFE · texte numérisé non relu

NATURE DE LA GLOIFE

Que la nature du nimbe et de l'auréole, que l'élément qui les constitue l'un et l'autre soit le feu , ou la flamme qui est comme l'efîlorescence du feu , il ne peut y avoir aucun doute sur cette proposition. Le dernier dessin, page 107, le montre positivement pour l'auréole; deux gravures prises au Campo- Santo, et qu'on donnera plus bas, le démontrent aussi positivement pour le nimbe. C'est sous la forme de rayons lumineux et d'aigrettes flamboyantes que l'auréole de la tête et l'auréole du corps environnent les divinités hindoues. Le corps de Zoroastre, cette pure émanation de la divinité des anciens Perses, jetait une telle clarté, lorsqu'il vint au monde, que toute la chambre où il vit le jour en fut illuminée K Crichna , allaité par Dévaki, sa mère, éclaire aussi l'appartement où il passe son enfance avec les rayons que verse sa tête, et que vivifient encore ceux que projette la tête de sa mère^. Des feux pétillent et sortent du corps et surtout de la tête de Maya, au moment où la mer de lait s'écoule de son sein en deux ruisseaux^. Dans les livres bouddhiques qui sont à la Bibliothèque royale, on voit les saints dévots à Bouddha enveloppés très-souvent dans

«oculus, et qui eum pupugerunt » Le texte du manuscrit est peu diflerent du texie

apocalyptique. David , psaume xvii , v. 1 2 , dit aussi: « Dieu a sa tente tout autour de lui ; l'eau ténébreuse dans les nuées de l'air. » [In circuitu ejus tabernaculum suum; tenebrosa aqua in nubibus aeris.) C'est l'explication littérale de la gloire du manuscrit de Saint-Sever. ' Religions de ïantiquitè; par M. J. D Guigniaut, i"vol., p. 3i 7. ' Ibidem, pi. cah. 1, n° 61. ''

' Ibidem, f\. cah. 1, n°io3. — Le dessin de cette déesse est donné plus haut, pi. 12, page 20.

une auréole ovale ou circulaire, de la périphérie de laquelle s'échappent des rayons droits ou flamhoyants^ Chez les Grecs, les Romains et les Etrusques, toutes les constellations, le soleil, la lune, les planètes, représentées sous la forme humaine, sont environnées ou de rayons, ou de cercles lumineux entièrement semblables à nos nimbes et à nos auréoles^. Nous avons déjà vu le Soleil et la Lune, voici maintenant Mercure, reconnaissable à ses petites ailes et à son caducée ; il est nimbé ^ comme un saint du christianisme.

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