‹ Iconographie chrétienne. Histoire de DieuChapitre 75 sur 126 · CROIX DIVERSES À FORME GRECQUE · texte numérisé non relu

CROIX DIVERSES À FORME GRECQUE

Sculpture des anciens sarcophages, premiers siècles.

Aux cinq premiers numéros, le rho coupe verticalement le chi au point où les deux branches s'intersectent. On a ainsi les deux premières lettres de xrirsrox. Les monogrammes des n* 2, 3 et 4 sont libres, et le n° 3 n'est composé que du X et du P; le n° 2 est accompagné des palmes qui désignent probablement le triomphe et la gloire; le n° 4, comme le n°1, se complète par l'A et l'O qui signifient que le Ghrist est le commencement et la fin de tout. Le n° 5 est inscrit dans un médaillon, mais les rayons de cette roue mystique touchent à la circonférence et se confondent avec elle, tandis que ceux du n° 6 n'y adhèrent pas. En outre, cette dernière figure n'offre plus un rho, mais un iôta, qui est la première lettre de ’Inrods comme le chi est la première de Xe. Ce sixième monogramme est donc plus complet; les précédents ne disent que: Christ, et celui-là dit : Jésus-Christ.

La planche suivante a été prise sur un chapiteau de Saint- Démétrius, à Salonique; elle offre un exemple qui serait entièrement semblable à celui du n° 6, si les rayons étaient libres et n'étaient pas tangents à la circonférence.

102 i INSTRUCTIONS.

109. — CROIX GRECQUE OU ÉTOILE, À SIX BRANCHES ÉGALES. Sculpture de Saint-Démétrius, à Salonique, 1v° siècle.

L'iôta et non le rho coupe le chi; mais les six rayons viennent aboutir à la circonférence. Ces six rayons sont circonscrits dans un cercle; plus bas, on les a dans un carré, et avec cette variété que le chi ne coupe pas l'iôta en deux parties égales ; le pied de cet iôta est plus long que le sommet.

103. — CROIX GRECQUE À SIX BRANCHES INÉGALES. Sculpture de Salonique, rve siècle.

Dans les exemples précédents, le chi conserve sa disposition naturelle de croix de Saint-André, de croix en sautoir; dans les exemples qui suivent, au contraire, le chi devient une croix véritable à fût vertical et à traverse horizontale. D'ailleurs , au lieu de six branches pour le X et le P, il n'y en a plus que quatre; le montant vertical du X se recourbe et devient un rho. Le monogramme se resserre davantage; on économise les lignes.

104. —— DIVERSES CROIX DE FORME LATINE ET GRECQUE Monuments des Catacombes, premiers siècles.

Le n° 12 a la forme de la croix pectorale des évêques. Les n® 9 et 10 donnent la croix grecque, dont l'une est libre et l'autre inscrite dans un cercle; le disque du n° 9, ainsi timbré, rappelle entièrement le nimbe crucifère. Le n° 7 donne également le disque partagé par une croix; mais les branches de cette croix natteignent pas la circonférence, et le montant vertical s'arrondit en rho (P). Comme aux n* 1 et 4, l'A et l'O accompagnent le n° 8. Le 11 offre, en outre, un N que traverse le pied de la croix, qui doit être l'initiale de Nosrer, et qui donne à ce monogramme le sens de xRISTOS NOSTER ‘. Nous avons complété cette qualification par celle de : Notre- Seigneur Jésus-Christ. L'exemple suivant nous donne le monogramme combiné avec la croix, mais cette croix est tenue par un jeune néophyte, comme une espèce d'étendard; c'est un labarum, en quelque sorte.

* Ces monogrammes étant d'origine grecque, les Latins ne les ont abandonnés ou modifiés par la forme des lettres de leur alphabet que très-tard. Dans les Catacombes et les mosaïques , les monogrammes du Christ et de la Vierge sont en lettres grecques : EC X°C et MP OT. L’alpha et l’oméga ont persisté jusqu’à nos jours dans nos contrées. Au x1n° siècle, à Chartres, on a écrit.en latin le nom du Christ; mais les deux premières

Page 1