‹ Iconographie de J.J. Rousseau. Publié par le Comité du centenaireChapitre 24 sur 42 · ALLÉGORIE · texte numérisé non relu

ALLÉGORIE

Grande compositiou lavée à la sépia par Moimet. Pièce où s'a;iiteut de nombreux personnages, surtout des enfants nus (Propriété de ^l. F. Muller à Amsterdam).

298 — LE COUP DE VENT ET J.-J. ROUSSEAU. J.-:\I. Moreau, deh G. Malberte, sculp.

Pièce in-4", assez spirituellement exécutée. Piousseau court après son chapeau emporté par le vent ; près de lui sont deux enfants auxquels une femme indique le chapeau qui s'envole. Dans le fond un cavalier lutte contre le vent.

29!) — PENSÉES ET MAXIMES DE J.-J. ROUSSEAU. Leclerc, del. Letellier, sculp.

Frontispice allégori(iue. Sur un socle s'élève un vase orné d"uu buste trop petit pour qu'on y cherche une ressend)lance. Un amour debout, à côté, tient une couronne; derrière, deux amours déploient un rouleau sur lequel on lit la légende cidessus. Arbres avec médaillons à droite et à gauche (J.-J. Rousseau^ Œuvres romplHes. In-8". Paris, 1788-179;]. Poinçot, édit.).

.]00 — CONTRAT SOCL\L. Deveria, del. Mauceau, sculp. Pièce in-4° représentant une statue de Rousseau. Il est debout, appuyé à un socle surmonté de livres. De la main gauche il indique un papier sortant de ces livTCS ; ou y lit : « Force n'est pas droit. » A ce socle sont appuyées des tables de la loi sur lesquelles on lit : Contrat social, Uxre 1, chap. IL Composition un peu enq)hatique. Vers 1829.

;]01 — LA PHILOSOPHIE DÉCOUVRANT LA VÉRITÉ. Boiseau, del. Gautier, sculp.

Se vend à Paris, chez Dépouille, rue Franciade, section de Bon-Conseil. Pièce in-folio. Composition en hauteur, style républicain, froid, sec et anq)0ulé. La Vérité, assise de face, s'appuie de la droite sur une tablette ; Contrat social; de la gauche elle tient un miroir. Derrière elle, à droite, élevée sur un socle, la Philosophie soulève son voile et élève un flambeau. A sa droite la Nature, re])résentée par un Hermès à plusieurs seins. Au premier ])lan, des livres (VEniilc). La

scène se passe dans un iiitiTiiHir : le buste de Rousseau y tigiu"e Ji tiauclic sur un socle apiJuyé au mur.

802 — LE GÉNIE DE VOLTAIRE ET DE ROUSSEAU CON- DUISIT CES ÉCRIVAINS CÉLÈBRES AU TE:\I?LE DE LA GLOIRE ET DE L-DDIORTALITÉ.

Voltaire (François-Marie-Arouet de), né à Châtenay, près de Paris, le 20 février 1()!)4, mort à Paris le 80 mai 1778, âe;é (le 84 ans 8 mois et quelques jours.

Rousseau (Jean-Jaques), né à Genève le 28 juin 1712, mort à Ermenonville le 2 juillet 1778, âgé de GG ans et quelques jours.

A Paris, chez l'auteur. Quai d'Anjou, ir' 20, Ile St-Louis. Et chez Martinet, libraire, rue du Coq.

Pièce in-fol. coloriée. Scène en lonoueur. Au-dessus on lit : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante. » La légende explique le sujet. Un génie ailé précède les deux auteurs. Au fond l'on aperçoit la statue de Henri IV, Notre-Dame-de- Paris et le Théâtre-Français. Pièce médiocre, (Rune exécution sèche.

303 — LE TRIOMPHE DE LA RAISON ET DE LA VÉRITÉ. Périn, inv. La citoyenne Pezard, sculp.

Grande planche gravée en couleiu-. La Philosophie, sous la figure de Rousseau découvre â l'Univers la Raison et la Vérité voilées par l'Erreur et le ^Mensonge. lîousseau, vêtu h l'antique, un flambeau d'une main, découvre les deux divinités eu soulevant un rideau : il écrase un dragon et les emblèmes sacerdotaux. Paraît être de 1700.

304 — RECONNAISSANCE DES FRANÇAIS A J.-J. ROUS- SEAU. Peint l'an P-- de la liberté.

L'Assemblée nationale a, depuis, décerné une statue à ce génie bienfaisant (pii a le mieux développé aux Français les droits de l'homme et présagé sa liberté. Inventé et gravé par Ducris, citoyen français. Se trouve à Paris, rue St-Jacques, en face celle St-Domini(iue, n" 174. Planche in-4". Allégorie fort médiocre 1700. (IMbl. des Eistampes. Paris. Histoire de France).

305 — MIRABEAU ARRIVE AUX CHAMPS-ELYSÉES. J.-M. Moreaii le jeune, inv. L.-J. Masquelier le jeune, sculps. Mirabeau, au sortir de la barque de Caron, est reçu par J.-J. Rousseau, Francklin, Voltaire, Féuélon, Mably, Montesquieu, Cicéron et Déniostlièues. Pièce moyenne, d'un style assez vrai, malgré le sujet ; plusieurs parties en sont rendues avec talent.

300 ARRIVÉE DE J.-J. ROUSSEAU AUX CHAMPS- ELYSÉES, dédiée aux bonnes mères. Dessiné par J.-M. Moreau le jeune, de FAcadémie royale de peinture et sculpture. Gravé par C.-F. Macret. Eu 17S2.

Socrate, environné de Platon, Montaigne, Plutarque et plusieurs autres philosophes, s'avance sur le bord du Léthé pour recevoir J.-J. Rousseau. Divers génies se disputent l'avantage de retirer de la barque du nautonnier Caron les ou- \Tages immortels de ce philosophe. Diogène, satisfait d'avoir enfin trouvé l'homme qu'il cherchait, souffle sa lanterne; sur le second plan on voit le Tasse et Sapho ; le troisième nous montre Homère et les principaux guerriers qu'i la chanté, et dans l'éloignement Voltaire s' entretenant avec un grandprêtre. Se vend à Paris, chez l'auteur, rue du Petit-Bourbou- St-Germain, la première porte-cochère à droite en entrant par celle de Tournou. Avec privilège du roi. Pièce in-folio. Composition en longueur que la légende nous dispense de décrire. L'exécution de cette pièce est remarquable dans plusieurs parties. Rousseau est traité avec plus de soin que les autres personnages ; Caron est d'une musculature remarquable.

MOT — AUX MANES DE J.-J. ROUSSEAU. « Rousseau la releva, la consola et la secourut. » A. P. D. R.

Pièce grand iu-4", gravée en couleur blonde. Rousseau tend sa bourse à une pauvre paysanne qui joint les mains en signe de reconnaissance. Ces personnages ont les jamlies trop courtes. Derrière eux, un aue.

P,()8 VOYAGE A ERMENONVILLE. C.-P. Marillier, del. A.-C. Giraud le jeune, sculj).

Planche in-8° en hauteur. Au centre, le tombeau de Rous-

seau ; à droite et à ^'auche, arl)res eu coulisse de théâtre. Le titre que uous donnous ci-dessus est inscrit dans le ciel. Audessus, dans un cartouche d'où i)end une ^niirlande de })almes, rinscriptiou : VittDti impcndere Vrro. Au-dessous de la scène, dans un socle où s'appuie une femme allaitant un enfant d'un côté, et de l'autre, des enfants attisant le feu d'un four, ou lit : « Ici repose l'homme de la nature, J.-J. lîousseau. Né à Genève le 2 juillet 1712. Mort à Ermenonville le 2 juillet 1778. Il fut inhumé le 4 dans l'Ile des peupliers. » Un serpent s'élance en avant au-dessus de ce socle {Œuvres complètes de J.-J. Rousseau. Paris, 1788-1793. Poinçot, éditeur).

309 — AUX MANES DE J.-J. ROUSSEAU. Taul, inv. etpinx. P. Maleuvre, sculp'. Se vend ti Paris, chez Isal)ey, marchand d'estampes, rue de Gèvres.

« La Vérité s'élevant aux Cieux et la Nature déti.uurée vont succomber sous les efforts de l'Orgueil humain. Le Temps épouvanté entr'ouvre un simple monument d'où la Vertu s'élance et s'oppose à ses entreprises audacieuses. »

Pièce double folio. Composition allégoricpie d'une belle tournure, magistralement agencée et dessinée, mais indéchiffrable sans le secours de la légende explicative. Divinités dans les nuages, mouvements contoiu'nés, nuiscles tourmentés ; bel effet et gravui-e large et vigoureuse. En dessous, dans un médaillon rond, le portrait de J.-J. Rousseau, d'après Ingouf, surmonté du mot « Vie. »

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