‹ Iconographie de J.J. Rousseau. Publié par le Comité du centenaireChapitre 25 sur 42 · MONUMENT ÉLEVÉ A GENÈVE A J.-J. ROUS- SEAU · texte numérisé non relu

MONUMENT ÉLEVÉ A GENÈVE A J.-J. ROUS- SEAU

Dédié à RohertPigott, écuyer anglais, par Jacques Argand, citoyen de cette ville.

« Il représente allégoriquement les principes d'éducation contenus dans le livre d'E})iih' (pii brise et détruit les abus barbares de l'éducation scolastique. L'institutem- favorise les jeux et les plaisirs de son élève, l'environne de chaînes qu'il soutient avec des fleurs, pour que l'enfant n'en sente pas le poids ; il ne sépare point le plaisir d'avec l'instruction ; il est lié à son élève à la manière des esclaves en signe de l'assujettissement qu'il doit consacrer à l'enfant. Une plus grosse

chaîne rampe sur le piédestal et lie l'eufaut à la nature ; c'est celle de la nécessité avec laquelle il le maintient dans la seule dépendance des choses, afin qu'il ne rencontre jamais que des obstacles physiques et que le frein qui le retient soit la force, et non l'autorité. »

Devant le piédestal l'Opinion est représentée élevant son trône au milieu des airs, de la terre et de la mer, l'instituteur élève son élève loin d'elle et lui dit : « Vopunon est le tomheau de la vertu cJiez les hommes. » La mère, au contraire, conduit sa fille rendre hommage à cette reine du monde et lui dit: <( L'opiiiio)! est le trône de la vertu, cJiez les femmes. » Dessiné par Barbier, peintre du roi, et gravé par C. Guttenberg. Pièce double folio.

311 — MONUMENT ÉRIGÉ A GENÈVE A J.-J. ROUS- SEAU. Deseve, dir.

Frontispice cVEmile. Petite pièce réduite d'après celle cidessus.

312 — LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ARRIVÉE SOUS LE RÈGNE DE LOUIS XVI LE 14 JUILLET ITSD.u Dédié aux amis de la Constitution. Inventé, dessiné et gravé par Duplessis et se vend à Paris, chez l'auteur, rue de la Calandre, quartier du Palais, la porte-cochère en face de la rue St-Eloy, n" 14. ))

Grande i)lanche allégorique oîi figurent de nom])reux i)ersonuages, on y reconnaît Rousseau, le Contrat social à la main (Bibl. des Estampes. Paris, Histoire de France. 1790).

Page 1