‹ Iconographie de l'immaculée conception de la trèsSainte vierge Marie, ou de la meilleure manière de représenter ce mystèreChapitre 2 sur 13 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Principe» géfwrmx de Hcmographie dans la représenfafim des mystères y applicables à f'iconographip de ('Immaculée Comeption de la Très-Sainte V ierge Marie. — Exemples tirés de l'image de la Sainte- Trinité et des trots personnes divines. — Attributs des Saints, — Types. — Images miraculeuses, — Les artistes de l'église grecque.

L'Église catholique a eneouraf^é. dés les premiers siècles, remploi des iiT»ap:cs el des syiiii»oles, comme un moyen d iDstruire, d'édllier, cl de concilier aux objets de notre fol la Yénération qui leur est due.

Persuadée que les images sont, comme saint Grégoire 1 enseigne, le livre des fidèles peu instruits, elle a permis qu on représentât d'une manière sensible, non-seule-

ment les saints personnages qui ont passé sur la terre, mais encore les mystères de !a foi, qui, par leur sublimité et leur profondeur , échappent à nos sens et semblent échapper même à nos pensées.

Le Concile de Trente, par exemple, a permis de représenter la divinité, e*est-à-dire l'objet le plus éloigné de loule simililudc avec les choses corporelles, el le plus étranger par sa nature et sa manière d être à Tordre physique et sensible. Il ne pose qu'une condition à cet usage, à savoir que Ton avertisse les simples que ces images ne sont point faites pour représenter la divinité au naturel , comme si elle avait un corps, ou qu'elle pùtétre vue de nos yeux, et retracée au vif par des û^ures ou des couleurs (1),

Pie VI a condamné la doctrine du Concile de Pistoîe

qui réprouvait, en termes généraux, les images de la Sainte-Trinité, comme si, ajoute le souverain pontife, il n'existait point d'images de la Sainte-Trinilé générale-

(1) *< Quod si aliqiiando liistorias et iiaiTationes S. Scriplura-. rnin iiJ indocta: plebi cxpediet, exprimi et fïgurari contigorit, doceatiir populus n(»ri propt'Tcn di vinit;)l»Mii figurari, quasi corporeis oculis coiispici, vel coloribus aut ligiiris exprimi possit. •> Concil. Trid. Sess. XXV. — C'est dans le sens du Concile de Trcnle que saint Jean Damascène dit anathème à ceux qui essayeraient de faire une image de la divinité comme sa représentation naturelle, exacte, adéquate. « Quod si quis, dit-il, imaginem divinitatîs, qua? a materia est alienissima, incorporenquc et invisibilis^ nec ilguram neccDloreni habel, audeat eilingere, eam uti spuDam falsamquc repudiamus. » Oral. Il, d& Imagin., t. I opcr., p. « I Lti[uiii. Ce saint docteur, dans ses livres sur la foi orthodoxe, que nous ( lierons à l'instant, enseigne formellement que l'on peut représenter Dieu tel c^u'il a apparu aux hommes.

ment approuvées, et dont on ne put permettre l'usage avee une entière sécurité (I).

Il y a donc, dans la représentation des mystères de la

foi. certaines règles à suivre, certains défauts à éviter.

La première de toutes les rèj;les est de se conformer à Tusage de TËglise qui , en fait de pratique comme de doctrine, est infaillible.

En étudiant cet usage , on s aperçoit bientôt que TÉglisc a l'habitude de représenter les mystères sous les fij^ures, les formes, les symboles que Dieu a employés pour nous les révéler. Les apparitions mystérieuses, les métaphores sous lesquelles ces vérités ont été exprimées dans le langage de l'Ecriture, voilà les sources véritables de Ticono* grapliie des mystères (2). Les faits surnaturels, les vérités

(1 ) «• Prœscriptio quœ generaliter et indistincte intcr imagines ab Ecclesia aufcrendas, vetut rudibus erroris occasionem prœbcntes, notât imagines Trinitatis incomprehensibilis, propter sui generatitalem, tenieraria et pio per Ecelesiam frequentato mori contraria, quasi nullœ exstcnt imagines SS. Trinitatis communiter approbatœ, ac tuto permittendœ... » Bulla Auetwwn fidei, prop. LXIX. — Voy. aussi Molaaus, HUtoria maginum, 1. lî, c. 3, p. 3S, ed* Paquoi. Lovanii, t77{. — Manncl Calccas, De pri»tipii* fidêi aiih&Um, cap. IV, Quain tandem imagiim 55. TWnttelîf SaneU tradidermUf ne parie point des images figurées» mais des ooBipa^ raisCHis dont les SS. Pères se sent servis pour réAiter les objections «tes hérétiques, et faire comprendre le mystère sens certains rapports. Voy. Gombefis, AuUar. nooist., t, II, p. SiS et scq.

(2) Saint Jean Damascène dit que Tusoge de faire des images de la divinité n*ezîstait pas sons TAneien Testament, parce qu'il ne convenait pas de figurer la divinllé invisible, c*esl-è-dire, sous des formes qu*cUe n*avait point choisies et manifestées elle-même j mais depuis que Dieu s*est rendu visible par rineamation, il faut le peindre sous les apparences qa*il a revêtues. Voy. De 0de ortMoxa, 1. IV, eap. 16, t. I op., p. 280. — De

spéeulatives qui appartiennent à un ordre de ehoses invisible et insensible, ne peuvent revêtir à nos yeux que les formes sous lesquelles Dieu les a présentées lui-même à notre esprit on à notre imagination. C'est là une règle générale dont l'iconographe chrétien ne doit jamais s'écarter.

Ainsi, par exemple, i! est permis de représenter la Sainte-Trinité sous i image de trois jeunes gens égaux , semblables^ rapprochés, parce que les trois personnes di<vines, selon quelques Pères (1), se sont manifestées sous cette forme au palriarehe Abraham. Il faut cependantque les circonstances ou une iascriplion indiquent, en ce cas, rintenlion de représenter ce mystère.

Chaque personne divine est représentée dans la révélation sous une forme qui lui est propre.

Dieu le Père est dépeint par le prophète Isaïc (cnp. vi), comme un noble vieillard assis sur un trône lumineux ^ et par le prophète Daniel, comme TAncien des jours (Dan., VII, 9). Il est donc permis de représenter sous cette figure la première personne de la Sainte-Trinité.

Alexandre VIll a eondanine un auteur qui niait (ju'il fût permis de placer dans nos églises l'image de Dieu le Père assis sur un trône (^).

ce principe il s^bnsuit que l'on peut représenter la divinité soos tontes les formes sous lesquelles elle $*est fait oonnniirc h nous.

(1) Vid. Petov., Dt Trûtit,, 1. Vlll, c. 2. /}< divinannn personantm exlermimiiii'innc et jqpparitiontf ete., p. 447 etseq., t. li op., ed. Antr.

{Amstcl), 1700.

(2) « Dei Patris scdmtis siniulacruni neiis est nhrisliano in lemplo colloeare. • — C'est ia vinglrcinquième proposition condamnée par

Dieu le Fils, qui a fait ses délices d habiter parmi les enfants des hommes, peut être représenté dans son humanité sainte en toutes les circonstances où il a vécu,

souircrt et irioinplié. La chose est évidente et ne souffre point de conlestalioii (i).

Les premiers chrétiens représentaient aussi l^otre-Seigneur sous l'image de Noé sauvant le genre humain dans Farehe (2) ; sous celle de Daniel sortant intact et triomphant de la fosse aux lions, comme des abîmes de l'enfer ^ sous la figure de i agneau de Dieu, etc. Ce dernier symbole était très-fréquent aux. premiers siècles de l'Église.

Le Saint-Esprit ne peut être représenté que sous deux figures, celle d'une colombe, tel qu'il apparut au baptême de iNo Ire-Seigneur, et celle de lanjiues de feu. lel qu'il apparut, au jour de la Pentecôte, sur la tète des apôtres et des disciples assemblés.

Benoit XIV blâme et rejette limage du Saint-Esprit représenté seul sous la forme d'un jeune homme, avec

Alexandre VIII dans «on décret da 7 décembre 1600. Voy. Viva, In damnatas thèses, 1. 1, p. 476, ed. Palav. 1797.

(i) Les Iconoclastes ont nié qne Ton puisse représenter Notre-Seigneur JésQS-Gbrist dans son humanité sainte, sous prétexte que, comme Dieu, ilest ineirconserit. Saint JeanDamascène (Ora^. f/, denaAva*B,lii* V.,n.6, t. II op., p. 853), montre combien le raisonnement de ces hérétiques est absurde. NIcépbore, patriarche de Constantinople, a combattu cette erreur avec beaucoup d*énidition et de savoir, Voy. Nicephori iintîirAstfoa eimbu Eutébhtm, dans le SpieUegitm Saiesmensef de Dom Pitra, 1. 1, p. 375 et seq. Paris, 1852.

(S) « Ave arca... ex qua Christus novus Noe... procedit! » S. Joen. Damasc., Orat. if, m wUh. B.M,V,f n. 7, p. 854. — Voy. aussi Aringhi, Borna stAiermnea, I. V, cap* 9. De Noemo, p. 343, t. Il, col. 1669, etc.

cette inscri|)tio[i . Fêtiez, Esprif-Saint (i). Ce symbole ne convient à TEspril-Saint que duns Timage des Irois personnes divines apparaissant à Abraham.

La diffieuKé, du reste, ne consiste point à représenter les trois personnes divines isolées, mais à les réunir de manière à siguilier le mieux possible i unité de leur nature, et la distinction de leurs personnes.

C'est ici que plusieurs iconographes ont éehoué. Us ont osé représenter le mystère de la Sainte-Trinité sous l'image d'une pei-sonne à trois yeux, ou à trois ligures, ou à trois tètes, ou à trois bustes, ou à trois eorps (^). Toutes ces images sont monstrueuses et prohibées. Elles ne sont propres qu'à donner une idée fousse du mystère, et à ehoquer l'imagination.

Les images de la Sainte- Trinité, généralement approuvées, et que l'autorité peut permettre en toute sécurité, selon l'expression de Pie Y I , sont celles où les trois personnes apparaissent à Abraham sous la figure de trois anges, ou de trois jeunes hommes parlailement égaux; ou bien celle que saint Paulin nous décrit, parmi les ornements de l'église de Saint-Félix, à JNole : « La Trinité, dit-il, s'y manifeste en traits consacrés : l'agneau, c'est Jésus-Christ ; cette voix qui tonne du haut des cîeux , c'est celle du Père, et dans la colombe, c'est rËsprit-Sainl qui descend (3). »

(I) Bened. XIV. fpwf. ad Ja$^. ^ffùc, Avgutlan., data 1 oct. ili^, Bullar., 1. 1, et in Supptem* Molmi, p. 486, ed. Paquot.

(3) Bencd. XIV, toe. eit, — H. Didron en dte plmiears dans le second irolumede scs^imales amhéoUigkpm et dans son HnUnrc (de rîinage)dci!)letf .

(3) S. Paulin, EpitL Sd, adStcer,, p. SOS, ed. Vcron., 1730.

Soit que cette voix, dont parle saint Paulin, ait été figurée parla main divine donnant la bénédietion avec un geste oratoire, comme le eo^jeeture un savant archéologue (1), soit que la voix céleste ait été figurée par im souffle d'air, ou des nuages, d'où sortait une banderole écrite, comme nous le pensons, il est clair qu'à la fin du iY« siècle, il existait dans l'église de Noie une image de la Sainte-Trinité en traits camaerés par l'usage.

La coutume de représenter la Sainte-Trinité sur le crucifix était commune au moyen âge. La main divine, entourée de nuages , d'étoiles ou d une couronne , dominait la représentation , et signifiait Dieu le Père. Entre la main eréatriee du Père et la croix, planait la colombe, symbole du Saint-Esprit; et Notre-Seigneur Jésus-Christ était là, mourant dans son humanité sainte (2).

Ënfin l'image de la Sainte-Trinité la plus usitée aujourd'hui est celle qui se compose de la réunion des trois personnes divines, sous leurs représentations propres; îe Père, sous la forme de l'Ancien des jours ; Notre-Seigneur assis à sa droite, dans son humanité glorieuse, et le Saint- Ësprit planant en forme de colombe sur la téte de tous les deux.

IVien dans ces images ne blesse la croyance catholique, rien n'égare la foi : la Sainte- Trinité s'y montre à nos yeux telle que la révélation l'enseigne à nos esprits.

On peut appliquer de deux manières différentes la

(1) Le R. P. Cabier, dans ses M^mges anhéotogifuei, 1. 1, p. SIS; Pans, 1880.

(2) Voy. le R. P. Cahier, Uic, eU.

rèfle générale que nous venons d*exposer : la première consiste à représenter les circonstances où le mystère s'est

opéré: c'est la manière historique; Taiitre consiste à le signifier à l'aide de figures , d images , de symboles qui l'indiquent ou le rappellent : c'est la manière symbolique.

Dans le choix des événements, des faits avec lesquels un mystère a quelque rapport, comme dans le choix des symboles et des figures qui i indiquent, il faut que l'iconographe use de beaucoup de discernement, il se troui* perait, sans aucun doute, s'il adoptait au hasard tous les traits, toutes les figures qui se rapportent directement ou indirectement à son sujet.

Une bonne image doit réunir les qualités d'une bonne définition : elle doit représenter le mystère d'une manière complète, et ne représenter que cela. Dès que Tartiste y ajoute des traits inexacts , il donne une notion fausse de son sujet; et s'il y joint des traits sujKirilus ou iiidiiïérents , il le rend confus et obscur. L'image est parfaite lorsque, dans son ensemble et dans ses détails, elle n'em* brasse ni plus ni moins de notions que n'en réclame une représenlation lîdèle du un stère.

Ces limites n'excluent point l invention. La tradition même des types consacrés par Tusage n'arrêtait point les artistes du moyen âge (1). Quoique alors le statuaire et le peintre ne s'écartassent jamais des types générale-

(1) M An moyen âge, la statuaire, dans ses représentations les plus importantes, ne s*écartait jamais d*an type géuératemeni consacré. • L*abbé Bourassé, Diction. d*archéot, Mtêerée, an mot Stfmbolismef t. Il, ool. S56. Paris, 1882.

ment cuiihacrés, ils découvraient dans l liistoire biblique, dans les développeiueats de la théologie myslique, dans l'explication des verius et des vices, et dans les vies des à Saints^ mille applications ingénieuses qui donnaient lieu une véritable invention. De là ces systèmes complets d'iiisloire ou de doctrine catholique appliqués à 1 ornemenlation d'une grande église, dont les sculptures et les peintures valaient parfois un livre (1).

Les types, d^ailleurs, ne servaient le plus souvent qu*à faire distinguer les mi jets; ils n embrussaient point la représenlatiou iconographique tout entière. C elaient presque toiyours des accessoires obligés, mais rien de plus. Les attributs consacrés par Tusage tenaient lieu et de figure et de nom aux saints personnages que Ton représentait, â ces attributs, chacun pouvait les reconnaître, quelle (pie fût la forme de leur habit, ou la pose de leur corps, ou la grossièretéde leurs traits. Plusieurs de ces attributs sont encore connus du vulgaire.

Qui ignore aujourd'hui, par e\eui()lc. (pie sain! Pierre porte les clefs, et saint Paul Tépée? Que saint Éloi est armé d'un marteau ? Que saint Martin partage son manteau avec un pauvre , et saint l^icolas étend la main sur trois enfants placés dans une cuve? Que saint Laurent a pour attribut le gril; sainte Catherine, la roue [brisée ; sainte Apollonie, les tenailles; sainte Agnès, l'agneau? Ces attributs formaient an moyen âge un langage universellement reçu et compris de tout le monde. SI! est trop

(1) Voy. ia description, aussi belle que savante, de ta cathédrale de Bourges, par les RU. PP. Martin et Cahier, fol. Paris, 1844.

généralement ijpioré aujourd'hui , sll ne parle plus dans nos images , c'est que l*art chrétien est déchu et que ses

traditions sont brisées. Mais déjà des écrivains de mérite ont renoué ces fils rompus, et rétabli, par de savantes recherches, l'ancien langage des iconographes chrétiens(l).

En dehors de ces types qui ne sont qu'un accessoire obligé, la doctrine de la foi et l'histoire de l'Église ouvrent une vaste carrière à l'artiste chrélien, et lui permettent de produire les compositions les plus nobles, les plus gracieuses et les plus variées.

Chez les Grecs, Tart chrétien a toujours été moins libre. Là les types paraissent avoir enchaîné l'imagination et la main des sculpteurs et des peintres. Peut-être la croyance aux images miraculeuses a-t-elie imposé une trop grande réserve aux artistes chrétiens d'Orient. On a toujours été persuadé, dans ce pays, que Notre-Seigneur avait envoyé son jx^rtrait à Abfi^are, roi d'Edcsse, et que ce portrait était conservé. On croyait aussi posséder les traits du Sauveur sur le voile de sainte Véronique (â). Personne

(1) Voy. Jcnnngrnphip chrétintiif, par l'abbé Crosnicr, cli. 50 lAllribuls des saint». Aftrtbids ycuiirauXfiillribuls^Hirticulieri, p. !270 et s. Paj is. 1848. — Le rocmc : Vuvctfjnhtirc (les attributs et des sijviboles^ ibid., pag.ôOS. — Dictionnaire irnuoyjuphiqw; des figures^ ti'geiides cl (tcles des saints^ par 3Î.-L.-J. Gu»';nebault. où Ton trouve, à la col. 701 ot suiv., un Hépcrloire. gcnéral et alphahétiqxtc des attributs drx saints, d'après les légendaires, etc., dans VEncyclùp. théol. de Mignc, t. XLV. Paris, 1850. — Diclionn. d'archéologie sacrée, par Tabbé Bourassée, t. 11, p. 1 . Emblème$ ou attributs de$ saintSf d'âpres M. Huscnbelh, prclre catholique anglais, dans VEncyclop. théol. de Mignc, t. XII. Paris, 1853. — Ces auteurs ont travaillé d*après les recherches des archéologues d'Allemagne et d* Angleterre*

(2) Le Père Greiscr parle de ces images dans son oarragc De imaffwAm

ne doutait que saint Luc n'eût transmis uu\ âges futurs le portrait de la Sainte-Vierge, dans une image peinte de sa main. Les peintres aimaient à reproduire des images presque aussi vénérables par leur auteur que par leur sujet fl), et ils n'osaient guère innover lorsqu ils avaient d aussi précieux modèles sous les yeux.

Toujours est-il que les artistes grées considéraient eer* tains types comme révélés, ou faits de la main des anges, et quils les reproduisaient non-seulement dans leurs traits principaux, mais jusque dans leurs moindres détails.

Au ix« siècle, le saint patriarche de Gonstantinople , Nicéphore, expliquait en ces termes le motif pour lequel

les chrétiens n'avaient qu une seule image de Jésus-

fton manu factis, cap. 4, p. 183, cap. 12, p. 496, cap. 16, p. 200, t. XV operum. Voy. aussi Bolinndus, De S. Veronicaconwt. hxsl,, 1. 1, fcbruar., p. 449 et suiv. et Die Sage vom Urspruuy der Christutbieldery von Wilhelm Grirom. in-4<>. Berlin, 1843.

(1) Gretscr. De imag. non manu factis, cap. êS.DcimaginibmD, VirginUaS. loÊtapictis, t. XV opcr., p. 205. — Tilleinont, Scrry etd*autrcs ont nié, pour des molifs assez futiles, que saint Lue ait peint l'image de la Sainle-Vierge, etméme qu*i] ait été peintre. BenoU XlV(£temw. Dei beatif, êtBtai. eanmi»., I. IV, part. II, c. 10, n. 38, p. ed. Bassan, 1767), et les Pères Bollandisles (D» S. 1mm Evangelista, comment., § IV. D€ imaginXbitu S, Lucamanu depictis, t. VIH, oetobris, p 20b) prouvent que la tradiUon qui attribue diTerscs images de la Sainte- Viciée à saint Lne ostrespeelable. 11 nous suffit qo^elle eiiste dans TÉglise orientale et occidentale depuis le vt> sièele. Or, ce hit est certain. Le P. Plaama en a réuni les témoins dans son bel oumgc, intitulé ; Chrittianontm in Sonettu Sanelorumqm Beginam.,. propùiua dèvolîSo... vindieata, part II, cap. 5. AU~ ^[UOl e$$e saenu intimé à B. Luea Evaugelixta depicta» pag. 572. Panornii, I7SI..

Christ, tandis que les païens en avaicni beaucoup de leurs divinilés : a Les chrétiens^ disail-il, n'ont qu une seule image de Jésus^Christ, parce que chez eux la vérité est simple et indivise : c'est pourquoi leurs peintres s*appliquent à copier toujours l ancien type. Chez les païens, au contraire, où il y a plusieurs dieux et démons, et où l'on observe diverses formes sous lesquelles ils se manifestent, on a une multitude dimages (i). »

Ce motif est sans doute peu concluant; car Notre-Seiîîneur Jésus-Christ nous a apparu sous des formes bien dillcrcntes à Ikiliiéem, à Nazareth, à Jérusalem et sur le Calvaire. Mais le raisonnement du vénérable patriarche tend à justifier l'habitude des peintres grecs de copier toujours les mêmes sujets, et c*est le seul fait que nous voulions eoaslaler par son ténioii;nnKe.

Nous devons à M. Didron aine la traduction française du Guide de la peinture des religieux grecs du mont Athos, où Part chrétien des Grecs a trouvé un asile jusqu'à nos jours (2), L'abbé Denis, aulenr ou compilaleur de ce livre, considère Jésus-Christ comme le premier

(1) Nioeph. G. P., De insulpata ehristianonm fid», tifwd Allât. De Eeehi, «ccttf. et orient, perpétua eoneeiukmef lib. XUI, c. 9, p. 1040.

(2) Ce Guide de tu peinture a para mus ce titre : ManuH d'iamogreiphie ehrétieimêf grecque et tatiWf avec une introd. et des notes par M. Didron, tradaîtdn mannserît bysantin (en grec moderne), le Guidedetapeinturêf par le docteur Paul Durand, etc. in-S", Paris, 1845. Le même mannserît a été traduit en allemand el publié sous ce titre : *Ep/u}VEta t:?$ Çaj-/pa^ixi9$; ùas Handhuch dcr Malerei vnm Berge A thnSy OMê dem handschriftlkhen neugriechischcn Urtextmit Anmerk. von Didron, d. A. und eigcnen^ VOtt Godch. Scbafer, Doct. beid. Rcchtc, etc. In-B«. Trier,

maître des peintres grecs. « Nous avons appris , ditHl , non-seulement des saints Pères, mais nit inc des Apôtres, et, j'ose le dire, de Jésus-Christ lui-même, comment il fallait faire les saintes images (1). » Comment déroger aux leçons de si grands maîtres? M. Didron déclare avoir acquis, de deux moines graveurs et enlumineurs du mont Atiios , les pères Grégorios et Philolhéos, « une série de gravures sur cuivre représentant le.s principaux types de riconograpbie byzantine (S). » 11 a remarqué que plusieurs peintres Iravaillaîent à un même tableau ou à une même fresque : le maître peignait les principaux personnages, ou les parties les plus saiilaales, telles que les figures, les mains etles pieds, et les élèves faisaient le reste (3)« Cela suppose un type connu et une imitation servile.

Dans une lettre adressée en 1848 à M. le comte Alexis Ouvaroff, M. Snéguiroff, savant de Moscou. eonOrme dans ces termes remarquables, les observations que nous venons de présenter :

ce Ce n*est pas seulement dès les premiers temps du chrisliauisme que l lconograpiiie puisa ses sujets dans la religion 5 car elle est elle-même d'origine divine et les premières images saintes datent en partie de Jésus-Christ^

(1) Manuel d'iconogr. chrét.j gr^qvieHlaUwtj p. 45i.

(2) Manuel d'icnnogr, chrdl.f p. aCLTii.

(3) Mamtel d'iconogr, chrét , p. 67. Ce Guide de la peinture n'explique point les règles que les peintres doivent suivre dans leurs cnra positions; il rappelle brièvement les types reçus. C*est une série de descriptions sommaires qui ne suffiraient point pour diriger un peintre, s'il n'avait point les typei sous ses yeux. L*«bbé Denis s'est donc borné à recueillir les types, moins comme artiste que oommc historien.

qui imprima sa figure saerée sur un suaire, et de l'évan-

gélisle Saint Lucas, qui a peint l imaj^e de la Vierge. Ces peintures divines existent, d'après les témoignages de riiistoire ecclésiastique, sans qu'on ait jamais su d'où elles sont venues: la traduction rapporte même que Jean le théologien en personne a enseigné Fart de peindre les images à un certain Roussar ou Goussar... » Et parlant ensuite des images des patriarches, des apôtres et des saints, le même savant ajoute: <( L'Iconographie a adoplé pour chacune d'elles, des formes constantes et tm<muahles, qu*on reconnaît même dans les moindres détails du costume d'origine grecque, dopuis la i^oiipe et les couleurs, jusqu aux plis et aux draperies des vêtements (i). »

En Occident, où l'on respectait aussi les types traditionnels, on a toujours donné plus de carrière à Timagination^ aujourd lmi encore rÉglise encourage les essais des artistes chrétiens qui s'efforcent d exprimer en dessins et en tableaux les croyances des fidèles, et notre saint^père le Pape, Pie IX, n*a pas dédaigné de faire graver, d'après un dessin nouveau, la belle image de Vlmmacolée Conception de la Sainte-Vierge qu'il a offerte aux évéques réunis à Rome le jour où ce grand mystère a été placé au rang des dogmes chrétiens. Nous croyons donc faire une chose utile en expliquant ici les règles que l'artiste chrétien doit suivre pour représenter Tlmmaculée Conception de la Sainte-Vierge d'une manière vraie, exacte et digne de ce mystère.

(1) Voy. Notionn sur r fcmograpfiir sficrée en fimsiCf |>ar J. Sabalicr. Saint-Pétersbourg, 184H. pag. 25 et 24.

GHÂPITRË II

Notion iconographique générale du mystère de VIm

maculée Conception de la Sainte-Vîcrge, — Images historiques. — Images symboliques *

L'Inunaeulée Conception de la bienheureuse Vierge Marie suppose une opération cachée de la grâce, opération qui échappe à nos sens et qui ne peut nous être connue que par la révélalion divine. C'est par un acte libre de sa bonté et de son amour envers Marie que Dieu a onié I*ftnie de cette sainte créature, dès le ])remier iWNnent de son existence, de tous les dons de la grâce, et qu il Ta préservée alors de la tache du péché originel. Ce don invisible el insensible, accordé librement au moment de la création de Marie, constitue une opération secrète, mystérieuse de la bonté divine, et appartient par conséquent aux mystères de noire foi.

Dieu nous a révélé ce mystère, et l'Eglise vient de le définir. Nous n avons donc, pour le représenter d'une manière vraie cl exacte, qu'à lut appliquer les règles générales de l'iconographie des mystères^ que nous avons rappelées.

î^e mystère de Tlmmaenlée Conception de Marie es!

susceptible d'être figure li apiù^ la iiu thode historique el d'après la méthode symbolique. Il a été représenté de cette double manière 'dans le passé, et il peut Tétre encore à l'avenir.

La méthode historique, nous venons de le voir, suppose la représentation des événements et des circonstances où le mystère a été opéré. Ces circonstances visibles indiquent le mystère caché et le représentent sous certains rapports.

Je trouve quatre images de l'Immaculée Conception dans le genre historique.

La première est empruntée au récit de la naissance de la Sainte-Vierge que nous fournissent l'Evangile apocryphe de la nativité de la Sainte- f^ieige (1) et le Prol(>-évanyiIe de Jaeoh

Elle représente sainte Anne en prière dans son jardin, recevant de la bouche d'un ange la promesse de la naissance de la Sainte-Vierge, sa fille, et saint Joaehim reee< vaut la même promesse, dans les monlagnes où il s est retiré.

Le Guide de la peinture du mont Athos suit pas à pas

(i) Evangdiii apnerypha, cd. C. Tischcndorf., p« 106. Lîps., 18K3. (â) Emngêlitt apoen/phaf p. 1 , edit. cit.

ce yieox réeil. Voici comment il déeril limage de rimluaculéc Conceplion de Marie :

« La Conception de la Mère de Dieu. — Maisons. — Jardin avec difierenis arbres. — Au milieu sainte Anne en prières. — Un ange placé au-dessus d'elle la bénit. — Hors du jardin, une montagne sur laquelle est Joachim en prières. — Un ange le bénit pareillement (i). »

Cette image aurait pu être calquée sur le poème de Rhoswita qui, au siècle, décrivit la naissance et la vie de la Sainte-Vierge, d'après les sources que je viens d'indiquer (i); ou sur le poëme de Wace, trouvère anglonorman du w siècle, qui a suivi les mêmes voies (5).

Le savant traducteur allemand du Guide de la pein^ture du mont Athos propose une variante à cette représentation. Il fait observer que, dans les images dessinées en Allemagne, sainte Anne est représentée dans sa maison, et non point dans son jardin (4), différence qu'il attribue à, bon droit aux habitudes diverses du fford et de rOrient. Dans les climats chauds, on habite moins dans les malsons qu'en plein air. Saint Jean Damascène

(1) Didron, Manml d'ieonogr. thrét,,*p, 979.

(2) Hi»toria nativitath laud/ihiU$que conversai ionis inlaclœ DeigmUrieiSf p. 75 opcr.f ed. Vilenberg, 1707. Rhoswita, religieuse du eouveiit de Gandcshcim, mourut vers Tan 900.

(3) C'eit comment la conception Nosfre-Dame fa estabUe, Ce pocinc a été publié sons ce titre : L'établisxenient de la fêle de fo concepfion de Abtre>

Dtm»f dite la fêle aiix Normande , par Wace, troiivcrc anglo-normand du xii« siècle, public pour la première fois par Mil. G. Mancel et G. S. Tré* buticn. In-S», Caen, 1842.

(4) Dae* Handb, der MaUrei vont Berge Athoe, etc.« p. 376.

avait sous les yeux Fimage byzanliDe, lorsqu'il expliqua les merveilles de la naissanee de la Sainte-Vierge; ear il

fait plusieurs fois allusion au jardin où l ange bénit sainle Anne (1).

Cette image historique est doue fort ancienne et rappelle assez bien le mystère.

Je trouve une autre image dans les dyptiques grecs et slaves, qui me parait moins heureuse. On y représente les parents de la Sainte-Vierge se rencontrant après avoir reçu les promesses et la bénédiction de l'ange, et s'embrassant tendrement. C'est ainsi, dit Papebroch (2), . que les artistes grecs ont voulu signifier pudiquement le mariage. Cette circonstance était de toutes la plus difïïcile et la moins nécessaire à exprimer. Aussi l'image de ces dyptiques ne mérite-t-elle point d'être louée au point de vue iconographique^ ni d'être jamais imitée.

Je n'ai aucun niolif non plus de reconniiandcr, ] iiuage qu'un grand zélateur de i Immaculée Conception de la Sainte-Vierge a composée, et fait reproduire assez souvent (3). C'est l'image de la Très-Sainte-Vierge sous la

(1) <; Clamavcnint jusli. l'binam? In proprio horlo... corisrntaneus justoruin preeaiiofiis loeus. In hôrto preces fundenlcs, liorium priore longe felicioreoi genucruat... » S. Joan. DanuiSC* Qfsl* de natw, B, M. V», D* S, II op., p.

(9) Voy. Ada SS,, 1. 1. maii, p. LVIII, ravant^emiére image de la première ligne, et 1. 8. Assemani, Kaienâaria EeUeekt univenœf t. V, p. 433, RonuB, 1755, la seeonde image de la seconde ligne.

(3) Le R. P. Pierre de Alva et Astorga, à la tête de ses Monumenta antiqua Imm. Conceptionis SS, ^Virginia Marîœ ex novem micforilnu cot^ lecla, etc. In-l". Lovanii, 166i, cl de ses IhuUi snJis zcli scrap/nci cœli verildds pm linmaculatœ Concdtionis ■lui/strn» V «/vytnu Mariœ, discurrente» per dmdectm clauses mtctorutn, .. foi. Lovanii, 1600.

forme d un petit enfant nu cl v< In. phué tlans le ealiee d'une fleur, pour signifier le moment de sa création. Cette image est ignoble, hideuse, et les emblèmes multipliés dont on l'a enrichie ne contribuent à la rendre ni belle, ni claire : un peu de bon goût aurait sufli pour la faire repousser; mais ce bon goût manquait autrefois. Si une pareille image était reproduite aujourd'hui, elle aurait très-peu de succès.

L'abbé Grosnier a vu une image de Tlmmaculée Conception, assez ancienne, où Marie est représentée comme une enfant pleine de grâces et de beauté, paraissant dire à Dieu : Dès le sein de ma mère^ vous avez été mon Dieu (i). Cette image échappe aux défauts que nous venons de i^ualer.

La quatrième image historique de rinimaeulée Conception de la Sainte- Vierge est celle que représente la médaille miraeuleose très-répandue d'abord en France, et ensuite dans tous les pays catholiques d'Europe. On y voit la Sainte-^ i( M t;e telle qu'elle apparut à une sainte Religieuse, abaissant les deux bras et les ouvrant; avec des rayons qui s'échappent de ses deux mains.

La médaille miraculeuse qui est reproduite en mémoire de cette apparition |Hirtîcu1ière, présente un type qui n'est pas tout à fait incoiiuu aux ttinij)s anciens. Parmi les sculptures du moyen âge, u on trouve aussi Marie laissant échapper des rayons de ses mains, emblèmes des grâces qu^elle répand sur la terre. Comme on le voit, dit

(I) leoH*»gr. éitrét*, p. 137. ^ Ces paroles, mises dans la bouche de ta Sainle-Viei^e, sont Urées du Psaume XXI, Il .

M. l'abbé Crosnier, à qui nous empruiUous cette remarque (i), le type de la médaille miraculeuse n'est pas nouveau. »

Faisons observer néanmoins que dans limage de Tlm-

maculée Conception de la Sninie-Vicrge , il s'agit bien moins de signifier les grâces que Marie nous obtient que eelles dont elle a été comblée elle-même. Aussi le type de la médaille miraculeuse nVt-il qu'une autorité privée.

La Conjïré^ation des Kiles fut priée, en 1856. de permettre aux religieux de la Mission de iNaples de placer cette image sur lemaitre-autel de l'une de leurs églises (2). Elle refusa cette permission, parce que Fimage de la médaille miraculeuse était nouvelle, insolite , non approuvée, et différente de l'image par laquelle on a eniiiume de représenter l lmiuaculée Conception. Elle reconnu i cependant que cette image pouvait être placée dans les églises avec Tapprobalion des évéques, et qu'il était permis de la conserver dans réglise de Saint-André délie fratte, à Rome, en ï>ou\eîiir de la conversion de M. Kalibltoane.

Cette image n'a donc pas été proscrite ; seulement la Congrégation des Rites a refusé de lui accorder une approbation publique et solennelle.

Des (juairc images historiques que nous venons de décrire, la première et la qualrièmc sont les seules que l'on puisse utilement reproduire.

(i) Icotiogr. chrél.f p. 143.

(3) Voy. GflKlellint,/lecreto<w/A. S, C, R», n. 4644, t. VIII, p. 370, décret du 27 août 4836. L*apparitîon qui a donné lieu h eeVba Image datederaiinéc48SO.

Cependant Tiuiage symbolique qui exprime le luyslère même me semble supérieure et préférable à toutes les deux. C'est, selon moi, la meilleure, et celle qui doit surtout exercer le génie des artistes aujourd'hui. Elle tend à exprimer la croyance, à expliquer refîel de la grâce, à représenter en quelque sorte rimmaculéc Conception dans la personne même de la Sainte-Vierge Immaculée et dans les attributs dont elle est environnée.

Le inyslère de l'Iramaculée Conception, au point tie vue doctrinal, est le mystère de la sainteté otigimlle, perpétuelle et parfaUe de la bienheureuse Vierge Marie.

Le dogme tout entier est renfermé dans cette notion, qui suppose et la préservation de tout péché, et Fcxemption de toute tâche, et la possession de toutes les grâces célestes.

L'art consiste donc ici à employer avee méthode et jugement, les attributs de la sainteté, les symboles de

rinnocence. les eniblènies de la pureté, et à recourir aux. ressources que riconographie chrétienne fournil pour exprimer la perfection et la perpétuité de ces dons.

Ainsi le nimbe, Fauréole, la lumière, la blancheur, la beauté, Téclat, et tout ce qui rappelle la sainteté de Tàme, la pureté du cœur, rinnocence de la personne, doit concourir à une représentation symbolique de rimmaculéc Conception de Marie.

C'est là une règle générale que je développerai dans les chapitres suivants.

11 faut remarquer néanmoins, avant d aller plus loin, qu entre le genre historique et symi)olique il y a une affinité telle, que Tim n'exclut pas absolument Fautre.

Comme Hiiiage liislorique décrite eu premier lieu admet TapparitioD mystérieuse d*un ange, el l'attitude de la prière dans les parents de la Sainte-Vierge, figures évidemment symboliques, de même une image symbolique peut admettre quelques circoQsUuices liisloriques telles, par exemple, que la présence de la Sainte-Vierge elle-même, au centre des représentations symboliques. L'image est classée d*après le genre qni domine. La mérite de Fartisle consiste îei à combiner ïes dm\ éléments, riiistorique et le symbolique, de manière à ce qu'ils satisfassent dans leur ensemble Fesprit et les yeux.

Après avoir tracé le caractère général d'une image symbolique de l'Immaculée Conception de la Très-Sainte- Vierge, j arrive au\ détails.

Je bornerai mes remarques à quatre points principaux : la personne de la Très-Sainte-Vierge Aiarie, ses vêtements, ses attributs, et les symboles qui l'accompagnent.

En dernier lieu, je ici ai un résume de nos discussions et de nos reiuarqucs, alin que le lecteur parvienne, en terminant, à une conclusion pratique.

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