‹ Iconographie de sainte CécileChapitre 32 sur 37 · Ce ginisi virgines peut s'entendre d'un vêtement blanc · texte numérisé non relu

Ce ginisi virgines peut s'entendre d'un vêtement blanc

2. Le Rituel romain emploie la même expression aux obsèques : « Jubeas (Deus) eam (animam) a sanctis angelis suscipi et ad patriam paradisi perduci. '» — « Chorus angelorum te suscipiat. »

phœnicis exemplo, ex toto corde suscepit(I). » (Bartolini, p. 56-64.)

5. Saint Lucius a été accidentellement compris dans le groupe, parce que, enterré dans la même catacombe que sainte Cécile, lors de la translation de l'illustre martyre, il fut retiré, en même temps qu'elle, pour être déposé dans son église. A ce titre, il a aussi son médaillon dans lafrisede mosaïque: son nom est indiqué par la première syllabe LV (C1US) et son identité s'établit par la tiare et la chasuble.

6. Saint Urbain visita sainte Cécile au moment de sa mort (fresque du Dominiquin, à Saint- Louis des Français; bas-relief au retable de sa chapelle, à Sainte-Agnès place Navone, XVIIe siècle) et l'ensevelit (fresque de Sainte-Cécile, XIIIe siècle).

Les peintures murales de la Caffarella y ajoutent le jugement, l'incarcération, le baptême du geôlier, le renversement de la statue et du temple de Jupiter, la décollation et la sépulture.

Le P. Cahier lui assigne comme attributs: le baptême, la coupe, le groupe et le raisin. Les trois premiers se rencontrent à Rome, mais je n'y ai jamais vu le dernier. Les monuments qui le représentent sont peu nombreux: je n'en connais que neuf. Le pape, comme tel, est vêtu de l'aube, de la dalmatique, de la chasuble avec le pallium, que quelquefois l'on remplace par la chape; il est coiffé de la tiare, ou de la mitre. Debout ou assis, il tient en main un calice d'or, parfois accompagné de sa patène. Les autres caractéristiques sont le livre, symbole de la prédication évangélique ; les deux clefs,

1. « Dicit ei Maximus : Et quas potest esse altéra vita? Respondit sanctus Tiburtius : Sicut vestitur vestimentis corpus, ita vestitur anima corpore et sicut spoliatur vestimentis corpus, ita spoliatur anima corpore; corpus quidem, quod terrenum semen per libidinem dédit, terreno ventri reddetur, ut in pulverem redactum, sicut phœnix, futuri luminis aspectu resurgat. » (Bartolini, p. 57.)

3Jconograpt)te &e sainte Cécile.

pour rappeler son double pouvoir spirituel comme vicaire du Christ; une palme et une couronne de fleurs, à titre de martyr.

Au IXe siècle, dans le cimetière de Saint- Calixte, il est peint, avec des sandales rouges, une aube et une dalmatique blanches, une chasuble rouge, un pallium à trois croix, la tête nue, les cheveux taillés en couronne et tenant dans la main gauche un livre fermé, à couverture jaune gemmée, pendant que sa droite bénit. Il se distingue à la fois par un large nimbe jaune et son nom écrit verticalement:S. VRBANVS. Lecardinal Bartolini l'a reproduit en chromo dans Gliatti, p. 95.

Le XIIe l'a figuré en mosaïque au portique de Sainte-Cécile, la tiare en tête, vêtu de la chasuble et désigné ainsi S V (Sanctus Urbanus).

Au ciborium de la même église, à la fin du XIIIe siècle, sa statuette le montre bénissant, un calice à la main, tiare et revêtu de l'aube, de la dalmatique, de la chasuble et du pallium.

Au Divin Amore, le XVe le place à la droite de sainte Cécile et le distingue par la tiare, la chasuble, le pallium et le livre.

A la chapelle Sixtine, où il est peint chape et tenant un livre fermé (fin du XVe siècle), une inscription permet de le reconnaître :

VRBANVS ROMANVS SE. AN (')

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