‹ Iconographie des perroquetsChapitre 4 sur 52 · PI. HIT · texte numérisé non relu

PI. HIT

Ana nuBnocenys, Lafr., Rev. zool., 4847, p. 65. — O0. des Murs, Zcon. Ornith., pl. 72. — K., Ornith. du Voyage de Castelnau, p. 12: — Gray, Gen. of Birds, Append., p. 19. ARACANGA RUBRIGENYS, Bp., Rev. zo0l., 1854, p. 149.

Sirrace nuuricens, Bp., Consp. Psitt., 1856, sp. 14.

Musée de Paris, Collection Massena

Vert olivâtre ; le front, les plumes aurieulaires, les couvertures inférieures de l'aile et quelques-unes des plumes fémorales, d’un rouge orangé; l'aile bâtarde, les rémiges et les reclrices, bleu glauque en dessus, vert-olive glacé de jaune en dessous; le bec et les pieds noirs ; la nudité faciale peu étendue, et lraversée par quelques lignes formées de plumules noires.

Longueur totale, 61 centimètres ; aile, 31 centimètres ; queue, 30 centimètres; bec, 36 millimètres; tarses, 28 millimètres.

Habite la Bolivie.

Comme beaucoup d'autres espèces de l'Amérique méridionale, celle-ci est sujette à se panacher; des plumes rouges se montrent souvent d'une manière irrégulière dans toutes les parties du plumage. La description que nous donnons est faite d'après un oiseau de la collection du prince d'Essling, et la figure d'après un individu du Muséum d'histoire naturelle de Paris, qui en renferme quatre ou cinq beaux individus. Chez quelques-uns le rouge est beaucoup plus étendu sur le front; les joues sont en partie de cette couleur, et le jaune orangé des couvertures inférieures de l'aile s'étend sur toute l'épaule.

Nous pensons que M. de Castelnau a voulu parler de cet oiseau, lorsque dans la relation deson Voyage (volumelIll, page272) de Santa-Cruz de la Sierra à Chu quisaca, il écrivait les lignes suivantes : «Nous avions entendu sur le sommet de » la montagne des cris d'Aras, oiseaux que nous nous attendious peu à rencon- » trer à une pareille hauteur. M. d'Osery se mit à leur poursuite et en abattit un : » C'était une belle espèce de grande taille, à plumage vert avec le front rouge et » le bec noir; elle avait aussi des lignes transversales de même couleur sur la » partie dénudée rose des joues.» Nous ne pouvons guère rapporter cette courte phrase à un autre oiseau ; s'il se füt agi de l'4ra militaire, comme l'a pensé ce voyageur, il n'aurait pas manqué de remarquer que les plumules traçant les lignes transversales sur les parties dénudées de la face étaient rouges et noires. M. de Castelnau parle de la coloration rose des joues; nous avons observé à ce sujet, chez les différentes espèces d'Aras que nous avons possédés ou que nous avons vus dans les Jardins zoologiques, que cette teinte n'était pas permanente, qu'elle existait particulièrement à certaines époques de l'année, ou lorsque

l'oiseau était agité par une passion quelconque.

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